Hommage à ABC, l'abreuvoir politique de la jeunesse...


Hommage à ABC, l'abreuvoir politique de la jeunesse...
Alioune Badara CISSÉ  est sans doute l’une des plus grosses pointures de sa génération. Il était un généreux homme politique, fidèle et serviteur de Cheikh Ahmadou BAMBA et demeurera à jamais  comme tel dans le moi profond de millions de sénégalais. Aussi pourrai-je le qualifier d’une des plus illustres figures de l’Alliance pour la République (APR), parti dont il a été « le matron » principal.  Il fut un  défenseur inlassable et élevé des valeurs de base de la confrérie mouride. Quoi de plus normal lorsqu’on arrive dans ce bas monde un jour aussi saint que le vendredi ?
Dans les pures traditions de son Saint-Louis natale, sa démarche et son action étaient profondément ancrées. Pour lui,  c’était l’enracinement dans les valeurs purement traditionnelles et une large ouverture vers la modernité. Alioune Badara CISSÉ, don du ciel et chance inouïe pour l’Afrique et le monde est né le 07 février 1958 à Saint-Louis. « Grand Badou » était devenu sans conteste, à force de travail sur lui, l'une de nos plus prestigieuses fiertés politiques de ces dernières années. Du ministère de Affaires Étrangères à la Médiature de la République, leader jamais égalé, il a toujours prôné l’alerte et la prévention, arrivant même quelque fois à égratigner l’autorité. Adepte du courage pacifique, de la quête permanente du savoir et des connaissances utiles, de la tolérance et de la détermination à toujours avancer, Alioune Badara aimait profondément chacun d’entre nous, comme il s’aimait lui-même.
Mes pensées vont, en ce moment précis, vers certains de ses plus jeunes amis, particulièrement Mandoungou MBODJI – OBAMA, avec qui Son Excellence commerçait comme un alter ego. Et le plus extraordinaire de tout cela est que, chacun de nous se croyait être plus proche de lui compte tenu des rapports assez singuliers qu’il entretenait avec chacun. L’homme aimait appeler tout le monde par le titre de  « CHEIKH BI ». Comment ne pas adorer une personne d’une telle dimension ? Comment pourrait-on ne pas l’aimer ?
Jamais dans ses propos, ses écrits ou dans ses échanges avec la presse, il n'a manqué de respect à ses interlocuteurs. Il était d’une courtoisie et  d’une franchise  intellectuelle carrément au dessus de la norme, triplées d’une éloquence hors du commun. Jamais un mot n’a été de trop dans ses interventions. Même face à ses adversaires jurés les plus irréductibles, « Grand Badou » savait garder le sang-froid et l’intelligence d’accorder de la valeur à leurs piques. Il avait du respect pour tout et pour tout le monde, même pour les créatures non douées de raison. Quelques semaines avant sa disparition, il m’avait confié au téléphone les progrès immenses d’Atila, ce joli chiot qu’il avait accepté de nous  prendre, ma femme et moi. Il était visiblement heureux de la  prompte entente entre ce dernier et « Altesse », cette autre créature de l’espèce canine qui égayait son entourage.  Il n'avait que Cheikhouna Khadim dans la bouche, ne jurait que par lui et ne portait ses espoirs qu'en lui, à part Allah (SWT). Son bonheur était Serigne TOUBA, le serviteur du Prophète de l’Islam, le cubiculaire du Chanté, l'apôtre de l’Honoré et du Sublimé, le meilleur des hommes, Mouhamad.
Pour celui qu’on avait fini par appeler par ses initiales, la satisfaction n'a jamais été dans la convoitise absurde des mondanités ni dans la recherche effrénée des fortunes ni dans l'exaltation des rois, des princes, des nantis, des légionnaires et des cavaleries. La quête d’A.B.C se trouvait dans la foi, l'élévation dans l'usage parfait et accompli des recommandations de son Cheikh, de la science et dans le désir ardent de toujours s’améliorer. Maître exceptionnel et incontesté de la diction, éducateur par l’exemple, « Cheikh-bi » était incontestablement un maître. Dans une démarche pleine de sagesses et d'africanités, il nous a appris par l’action, comment vivre dans l'autonomie politique et culturelle. Sa prétention n'a jamais été motivée par le sordide gain financier, mais seulement par la soumission éclairée envers le Tout Puissant. Après une vaste et inique campagne calomnieuse sur  sa personne, il avait choisi, sans aucune contrainte, le silence. Cela il ne l’a jamais vécu comme une traversée du désert. Devenu Médiateur de la république le 05 Août 2015, « Grand Badara » n’a pu être reçu officiellement  par le Président de la République pour la remise de son rapport d’activités annuelles. L’homme était profondément et extrêmement indépendant.
Toute sa vie, il n’a cessé de nous enseigner la noblesse et l’endurance, l’élégance et la beauté, la courtoisie et la rigueur intellectuelle.
Qu’Allah (SWT) dans son immense bonté lui accorde une place auprès de Cheikh Ahmadou BAMBA al Khadim !
Amiin
 
Lamine Aysa FALL
Coordonnateur Pôle Communication
Bennoo Bokk Yaakaar Thies Nord
Ami de A. B. C.
 


Vendredi 3 Décembre 2021 - 15:52





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