Gabon : Un Sénégalais malade en prison depuis 13 ans... Une Ong crie au scandale et interpelle...


Gabon : Un Sénégalais malade en prison depuis 13 ans... Une Ong crie au scandale et interpelle...
C’est un véritable cri d’alerte qu'a lancé l’Ong Sos Prisonniers à l'État du Gabon pour venir en aide à notre compatriote Alioune Badara Fall. En effet, ce dernier, accusé d’incendie volontaire à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, avait été transféré par la suite à la prison centrale de Libreville en attendant son jugement.

D’après Les Échos qui donne l'information, près de 14 ans plus tard, le prévenu est toujours en attente de son passage devant un tribunal afin d’être fixé sur son sort. Dans un communiqué de presse, l'Ong en question a rappelé "la dégradation de l’état de santé du détenu".

Examiné par un médecin de la prison, une ordonnance et un examen auprès d’un stomatologue ont été délivrés au détenu. Cependant, depuis cette date, il n’a toujours pas pu acheter les médicaments et n’a toujours pas pu rencontrer un stomatologue. Car il est de nationalité sénégalaise et l’administration pénitentiaire sait parfaitement qu’il est dépourvu de moyen financier et n’a pas de soutien de qui que ce soit. Comment va-t-il faire pour acheter les médicaments et se rendre chez un stomatologue comme prescrit par le médecin ?», a fustigé l’Ong.

Qui poursuit : «Aussi, depuis le 26 mars 2020, ce détenu a été mis en isolement suite à une tentative d'évasion. Ses conditions de détention sont draconiennes. Il n'a pas droit au "social". Même téléphoner à un proche pour demander de l'aide, il ne peut pas le faire. Au-delà de son état de santé physique qui nécessite une prise en charge, sa santé mentale préoccupe également. À cause des conditions de détention, il serait judicieux que Alioune Badara Fall rencontre également un psychologue...».

Par ailleurs, l’Ong Sos Prisonniers a rappelé à la ministre gabonaise chargée des droits humains que la règle 24 de l’ensemble de règles minima des Nations-Unies pour le traitement des détenus prévoit que «l’État a la responsabilité d’assurer des soins de santé aux détenus, ceux-ci devant recevoir des soins de même qualité que ceux disponibles dans la société et avoir accès aux services nécessaires sans frais et sans discrimination fondée sur leur statut juridique».

Non sans indiquer avoir sollicité l’intervention du ministre pour la prise en charge des soins de santé de ce détenu et l’immatriculation à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale ( Cnamgs) de tous les prisonniers.

Une interpellation qui démontre, une fois de plus, le problème de la détention préventive qui excède très souvent la peine prévue pour le délit commis, fait savoir l’Ong. Et pourtant, au Gabon, les dispositions de l’article 134 du Code de procédure pénale prévoient qu’en matière criminelle, la détention préventive ne peut excéder 24 mois maximum, et en matière délictuelle 18 mois.

Dès lors, comment peut-on maintenir une personne pendant 13 ans en prison sans jugement ? Sans doute les services du ministre sénégalais des Affaires étrangères, en l'occurrence Me Aïssata Tall Sall, ne tarderont pas à s’enquérir de la situation de notre compatriote.


Mardi 21 Juin 2022 - 08:40





Setal People - 11/08/2022 - 0 Commentaire

Aya Nakamura et son compagnon placés en garde à vue pour violences réciproques sur conjoint

Audio- Mariage raté- Très en colère, Amina Saleh promet de détruire son ex mari Mbacké Mbacké

25/07/2022 - 0 Commentaire

Les ex Khloé Kardashian et Tristan Thompson vont accueillir un deuxième enfant

18/07/2022 - 0 Commentaire

Gims offre 5.000 euros à un inconnu dans les rues de Saint-Tropez

18/07/2022 - 0 Commentaire

« Beaucoup » : Dadju fait des révélations sur son salaire !

18/07/2022 - 0 Commentaire





Google+

Partager ce site