«J’ai été l’un des premiers à m’exprimer sur cette question, c’était le 1er avril dernier. J’ai fait un constat : le Sénégal, notre pays, est l’un des rares du monde musulman à pouvoir parler à tous les pays du monde musulman. L’Iran ne parle pas à l’Arabie saoudite, le Maroc a du mal avec l’Algérie, l’Irak ne parle pas au Koweït, la Syrie parle mal au Liban.
Le Sénégal, c’est aussi ce pays d’Afrique subsaharienne qui a accueilli à deux reprises le Sommet de l’Organisation pour la conférence islamique (OCI) (…) Un tel pays, sur lequel mise l’ensemble de la oumma islamique, n’est pas n’importe quel pays. Sur les relations internationales, il y a deux acteurs majeurs : il y a le diplomate et le soldat. Je ne pense pas que l’on ait assez donné la parole au diplomate, avant de recourir au soldat, et la valeur ajoutée de l’immixtion du Sénégal dans ce conflit aurait été la diplomatie.
Imaginez aujourd’hui le prestige d’un Sénégal engagé à porter une initiative de médiation pour ce conflit du Moyen-Orient, pour raffermir les relations au sein de la coopération islamique, mais aussi pour la cohésion de la oumma. Je pense que là était notre véritable valeur ajoutée. Maintenant, sur les risques d’un tel engagement, tout engagement, qu’il soit politique ou sécuritaire, contient des risques. (…)
La médiation nous attirerait moins d’ennuis, nous qui cherchons des amis pour financer le Plan Sénégal Emergent (PSE). Nous ne ferons pas la différence sur le terrain militaire. Le Sénégal avait surtout une carte à jouer sur le terrain diplomatique. »
SOLUTIONS CONTRE LE TERRORISME : Justice sociale pour ne pas fabriquer des marginaux
Bakary Sambe introduit une critique des méthodes sécuritaires que l’on utilise pour combattre le terrorisme parce que selon lui, ce serait une erreur que de penser que la solution devrait forcément passer par les armes ou par les drones. L’auteur en propose deux : un système éducatif performant et une justice sociale.
Les extrémismes, ajoute-t-il, surfent sur une «absence criarde de socialisation alternative». Et lorsque Bakary Sambe passe d’un « problème nigérian » à une « menace régionale », c’est surtout parce qu’il craint que ce qui se passe au Nigéria «ne fasse des émules».
D’autant plus que selon lui, tous les pays du Sahel se retrouvent à devoir faire face à un choc entre une élite «nourrie à la culture occidentale », et une autre, imprégnée de la culture arabe. Malheureusement se désole-t-il, ce sont des problèmes que l’on essaie de résoudre par des «solutions conjoncturelles » ou en suivant «un calendrier électoral», alors que c’est avant tout «structurel».
Sud Quotidien
Le Sénégal, c’est aussi ce pays d’Afrique subsaharienne qui a accueilli à deux reprises le Sommet de l’Organisation pour la conférence islamique (OCI) (…) Un tel pays, sur lequel mise l’ensemble de la oumma islamique, n’est pas n’importe quel pays. Sur les relations internationales, il y a deux acteurs majeurs : il y a le diplomate et le soldat. Je ne pense pas que l’on ait assez donné la parole au diplomate, avant de recourir au soldat, et la valeur ajoutée de l’immixtion du Sénégal dans ce conflit aurait été la diplomatie.
Imaginez aujourd’hui le prestige d’un Sénégal engagé à porter une initiative de médiation pour ce conflit du Moyen-Orient, pour raffermir les relations au sein de la coopération islamique, mais aussi pour la cohésion de la oumma. Je pense que là était notre véritable valeur ajoutée. Maintenant, sur les risques d’un tel engagement, tout engagement, qu’il soit politique ou sécuritaire, contient des risques. (…)
La médiation nous attirerait moins d’ennuis, nous qui cherchons des amis pour financer le Plan Sénégal Emergent (PSE). Nous ne ferons pas la différence sur le terrain militaire. Le Sénégal avait surtout une carte à jouer sur le terrain diplomatique. »
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Bakary Sambe introduit une critique des méthodes sécuritaires que l’on utilise pour combattre le terrorisme parce que selon lui, ce serait une erreur que de penser que la solution devrait forcément passer par les armes ou par les drones. L’auteur en propose deux : un système éducatif performant et une justice sociale.
Les extrémismes, ajoute-t-il, surfent sur une «absence criarde de socialisation alternative». Et lorsque Bakary Sambe passe d’un « problème nigérian » à une « menace régionale », c’est surtout parce qu’il craint que ce qui se passe au Nigéria «ne fasse des émules».
D’autant plus que selon lui, tous les pays du Sahel se retrouvent à devoir faire face à un choc entre une élite «nourrie à la culture occidentale », et une autre, imprégnée de la culture arabe. Malheureusement se désole-t-il, ce sont des problèmes que l’on essaie de résoudre par des «solutions conjoncturelles » ou en suivant «un calendrier électoral», alors que c’est avant tout «structurel».
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