Attendu sur le dossier du GERD : Macky Sall peut-il relever le défi de la réconciliation entre Éthiopiens et Égyptiens ?


Attendu sur le dossier du GERD : Macky Sall peut-il relever le défi de la réconciliation entre Éthiopiens et Égyptiens ?
L’implication du président sénégalais dans le dossier GERD, acronyme anglais du Grand Barrage de la Renaissance. Cet ouvrage dont le la a été donné au début des années 2000 dotera à terme l’Éthiopie d’une capacité de production hydroélectrique de plus de 6000 MW, soit l’équivalent de 6 réacteurs nucléaires.

Le barrage pourra aussi stocker près de 70 milliards de mètres cubes d’eau. Un projet ambitieux qui met sur les dents les pays limitrophes de l’Éthiopie à l’image de l’Égypte et du Soudan. 


Selon ege.fr   visité à Dakaractu, le Caire craint que le projet entraîne une réduction du débit du fleuve et que l’eau soit déviée en amont. Plus de 90% des besoins de l’Égypte en eau potable sont tirés du NIL. Or le Nil Bleu part de l’Éthiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum et traverse le Soudan et l’Égypte avant de terminer sa course dans la Méditerranée. 

Mais compte tenu d’accords anciens datant de la colonisation, l’Égypte croit être en mesure de doucher les ardeurs d’Addis-Abeba. Le Caire  s’accroche en effet au traité de 1902 signé avec la Grande Bretagne qui interdisait toute construction d’Ouvrage susceptible de perturber le débit du Nil sans l’accord des Anglais. Cet accord sera suivi d’un autre traité signé en 1929 avec la Grande Bretagne et qui confère des droits naturels historiques sur les eaux du Nil en sus de pouvoir prélever 48 milliards de mètres cubes par an contre 4 milliards de mètres cubes pour le voisin soudanais. 

Soucieux de sa souveraineté économique, l’Éthiopie a profité du contexte morose de 2011 marqué par le printemps arabe pour poser la première pierre de ce gigantesque ouvrage qu’il veut financer sur fonds propres à hauteur de 4,8 milliards de dollars (2.700 milliards FCFA). 

Au-delà d’être autonome en matière de production d’électricité, l’Éthiopie cherche à jouer un rôle dans la région en vendant l’excédent aux pays frontaliers. 2000 MW sont prévus à cet effet.

Ignorant royalement les tentatives d’intimidation de l’Égypte, l’Éthiopie affirme avoir déjà lancé le remplissage du réservoir du lac du Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD). Le ministre de l’Eau et de l’Irrigation de la République fédérale a laissé entendre en juillet 2021 que « le barrage de la renaissance contiendrait désormais 13,5 milliards de mètres cubes d’eau ».

Pour faire barrage au projet, l’Égypte, à travers ses leaders, a fait circuler la probabilité d’une opération militaire. Des manœuvres communes ont été organisées sur le sol soudanais pour lancer un message à Addis Abeba qui s’est décidé à relever ce pari. Il ne reste dès lors à l’Egypte que la voie diplomatique pour obtenir un accord juridique contraignant régissant le remplissage et l’exploitation du barrage. 

Cependant, toutes les tentatives pour trouver une solution pacifique se sont révélées inefficaces. Le Caire espère mettre à contribution le président du Sénégal qui sera président de l’Union africaine à partir de février de cette année, comme l’annonce Africa Intelligence. Mais là où tout le monde a échoué, Macky Sall pourra-t-il réussir ? 

En tout cas le chef de l’État sénégalais dispose d’un exemple d’intégration régionale qui pourrait inspirer Égyptiens, Éthiopiens et soudanais. Le Sénégal, la Mauritanie et le Mali, récemment rejoints par la Guinée partagent l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). « Depuis sa création le 11 mars 1972, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal exécute un ambitieux programme de développement multisectoriel et intégré basé sur la maîtrise et la gestion rationnelle des ressources du bassin. Ce faisant, elle a contourné de nombreux écueils et relevé autant de défis, pour résolument s’imposer aujourd’hui parmi les cadres de développement intégré les plus solides et viables du monde », s’enorgueillit le site de l’organisation. Il reste maintenant à savoir si l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie seront à même de faire les mêmes concessions même si le contexte, les ouvrages et les acteurs ne sont pas opposables. 

En revanche, une chose est claire, si le président de la République du Sénégal parvient à un accord dans ce conflit, il aura laissé une empreinte ineffaçable de son passage à la tête de l’Union Africaine. 


Mercredi 5 Janvier 2022 - 09:13





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