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Affaire des supporters au Maroc : les trois premiers détenus libérés racontent leur calvaire


Les nommés Ibrahima Diop, Abdoulaye Diagne et Aziz Wade font partie des 18 supporteurs sénégalais condamnés pour «actes de violence» lors de la finale controversée de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc. Libérés le samedi 18 avril, après avoir purgé leurs peines de prison, ils ont accordé une interview au quotidien L’Observateur, où ils évoquent  cette «épreuve éprouvante» pour eux.

Les premiers moments de l‘arrestation

«Ce qui  a été le plus éprouvant, c’est le moment où l’on nous a annoncé que nous étions en état d’arrestation. A ce moment précis, nos pensées se sont immédiatement tournées vers nos familles», raconte Aziz Baldé, qui évoque «une situation difficile», ajoutant qu’il avait «l’intuition que les autorités marocaines n’allaient pas (les) libérer».

De son côté, Abdoulaye Diop dit avoir été interpellé après Ibrahima Diop.  «J'ai été interpellé après lbou [Ibrahima Diop]. J'étais dans les tribunes lorsque son arrestation s'est produite, et j'en ai été témoin direct. Ils l'ont saisi brutalement, soulevé du sol ; ses pieds ne touchaient même plus terre. C'est à ce moment que j'ai décidé de descendre. Comme nous étions en permanence encadrés, dans le cadre du dispositif sécuritaire, par des policiers sénégalais et marocains, je me suis approché pour tenter de dialoguer», explique-t-il. Il poursuit en précisant qu’un «un problème de communication s'est imposé très vite» avec les policiers.

«Les policiers marocains ne comprenaient essentiellement que l'arabe, rares étant ceux qui maîtrisaient le français. De notre côté, parmi les supporters sénégalais, certains ne s'exprimaient qu'en wolof. Je suis convaincu que l'essentiel des incidents survenus au stade trouve son origine dans cette incompréhension linguistique», ajoute-t-il.

En ce qui le concerne, Ibrahima Diop a aussi raconté son calvaire et son ressenti des premières heures. «Il est vrai que nous avons traversé des moments d'une extrême difficulté, au point, parfois, de vaciller intérieurement. Nous sommes des êtres humains. Pour ma part, j'ai énormément pensé à ma famille restée au Sénégal, mais aussi au tidjanisme qui unit spirituellement le Sénégal et le Maroc. J'en ai pleuré. Je me disais : "je suis tidjane, disciple de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif; ce qui nous arrive ne risque-t-il pas d'ébranler ces longues années de communion religieuse entre nos deux pays ?" Puis je me suis ressaisi. Je me suis dit que, malgré l'épreuve, je devais tenir, rester digne», relate-t-il.

A ce stade du dossier, les 15 autres supporteurs détenus, condamnés à des peines allant de six mois à un an, sont en attente d’une grâce qu’aurait introduite les autorités sénégalaises auprès du Roi Mohammed VI.


Lundi 20 Avril 2026 - 13:20





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