Et voilà qu’une vaste cacophonie envahit de nouveau notre espace politico-médiatique !
Après celle, relative au phénomène dit de la transhumance il y a quelques semaines, c’est actuellement le phénomène de la folle prolifération de partis politiques qui s’impose comme ordre du jour. A ce que nous sachions, qu’il y’ait aujourd’hui plus de 230 partis politiques pour quelques 14 millions d’habitants et tout au plus 5 millions d’électeurs au Sénégal, ne peut pas ne pas poser problème, dans une formation sociale sous-développée, ou les énergies sociales devraient plutôt être mobilisées autrement et en priorité, pour sortir le pays de l’incurie économique voire de la misère.
Mais ces deux phénomènes, la transhumance d’une part et les partis politiques « kleenex » d’autre part, phénomènes en l’occurrence hautement délétères pour tout projet sérieux de développement économique et social, ont en réalité la même racine : à savoir, la représentation de l’action politique que se font les sénégalais dans leur imaginaire collectif. C’est donc cet imaginaire qu’il faut interroger pour comprendre ces phénomènes, qui ne seront ni superficiels ni ponctuels, autant que la politique et l’action politique, continueront à être conçues par une majorité de sénégalais, au mieux, comme une activité entrepreneurial quasi-personnelle, dont la finalité ne serait rien d’autre, que de trouver au moment opportun le positionnement idoine, afin d’avoir accès a sa part du gâteau que serait le bien public, tel que généralement perçu au Sénégal.
A partir de là, il y lieu de se poser la question de savoir, si le comportement public de nos hommes politiques « pionniers », surtout à partir des années 80, n’est pas à l’origine de la conception dominante et actuelle de la politique par le sénégalais lambda ? N’ont-ils pas été ceux qui ont eu à donner le ton et à influencer à travers leurs interminables valses surmédiatisées, l’imaginaire politique du sénégalais contemporain ?Comment comprendre toutes ces combinaisons et coalitions, théoriquement contre nature, mais effectivement partenaires dans l’exercice du pouvoir, qui ont eu à jalonner notre histoire politique récente ?Des socialistes avec des libéraux ! Des libéraux avec des communistes ! Des progressistes avec des conservateurs ! Et que sais-je encore… !!?? Ces compagnonnages parfois douteux auraient certainement été improbables si le référentiel idéologique avait encore un sens. Ce qui malheureusement, ne semble plus être le cas, depuis quelques décennies déjà.
Si l’homme politique, pour une raison ou pour une autre ne peut transhumer personnae intuite, il crée vite fait son parti, pour en faire un masque, transhumer avec et dire après coup qu’il n’a pas transhumé, mais qu’il a plutôt négocié d’égal à égal avec le parti au pouvoir, afin ajoutera-t-il, d’apporter sa contribution à l’œuvre d’édification nationale en tant que patriote.Fariboles et balivernes que tout ça ! Ce n’est pas très sérieux ! Et cela mériterait bien l’opprobre sur certains de nos politiciens, acteurs d’un jeu aussi indigne!
En vérité, si notre leadership politique souhaite sincèrement faire bouger les lignes dans l’intérêt de tous, il n’y a pas d’autre choix pour lui, que d’opter pour une rupture comportementale radicale et profonde. Et que les hommes politiques s’évertuent à être exemplaires en tout et à promouvoir une éducation citoyenne permanente, dans de véritables écoles de parti, où pourra se forger le premier capital dans tout développement économique et social, à savoir, la ressource humaine de qualité. Une ressource humaine qui se réaliserait par le travail productif honnête et la vigilance citoyenne en bandoulière, dans un environnement sociétal, ou la justice et l’intérêt général, seraient les vertus cardinales perçues, apprises, prônées et acceptées pour et par tous.Dès le moment, ou une masse critique parmi nos hommes véritablement politiques, aura une claire conscience du caractère pernicieux de l’évolution actuelle de nos mœurs politiques, des règles susceptibles d’enrayer la transhumance et la prolifération aberrante des partis politiques, pourront aisément être instituées.
Mais à quand ce moment historique ?
Dakar le 4 juin 2015 El hadj NGOM alias LAT DEGUENE THIARE
Après celle, relative au phénomène dit de la transhumance il y a quelques semaines, c’est actuellement le phénomène de la folle prolifération de partis politiques qui s’impose comme ordre du jour. A ce que nous sachions, qu’il y’ait aujourd’hui plus de 230 partis politiques pour quelques 14 millions d’habitants et tout au plus 5 millions d’électeurs au Sénégal, ne peut pas ne pas poser problème, dans une formation sociale sous-développée, ou les énergies sociales devraient plutôt être mobilisées autrement et en priorité, pour sortir le pays de l’incurie économique voire de la misère.
Mais ces deux phénomènes, la transhumance d’une part et les partis politiques « kleenex » d’autre part, phénomènes en l’occurrence hautement délétères pour tout projet sérieux de développement économique et social, ont en réalité la même racine : à savoir, la représentation de l’action politique que se font les sénégalais dans leur imaginaire collectif. C’est donc cet imaginaire qu’il faut interroger pour comprendre ces phénomènes, qui ne seront ni superficiels ni ponctuels, autant que la politique et l’action politique, continueront à être conçues par une majorité de sénégalais, au mieux, comme une activité entrepreneurial quasi-personnelle, dont la finalité ne serait rien d’autre, que de trouver au moment opportun le positionnement idoine, afin d’avoir accès a sa part du gâteau que serait le bien public, tel que généralement perçu au Sénégal.
A partir de là, il y lieu de se poser la question de savoir, si le comportement public de nos hommes politiques « pionniers », surtout à partir des années 80, n’est pas à l’origine de la conception dominante et actuelle de la politique par le sénégalais lambda ? N’ont-ils pas été ceux qui ont eu à donner le ton et à influencer à travers leurs interminables valses surmédiatisées, l’imaginaire politique du sénégalais contemporain ?Comment comprendre toutes ces combinaisons et coalitions, théoriquement contre nature, mais effectivement partenaires dans l’exercice du pouvoir, qui ont eu à jalonner notre histoire politique récente ?Des socialistes avec des libéraux ! Des libéraux avec des communistes ! Des progressistes avec des conservateurs ! Et que sais-je encore… !!?? Ces compagnonnages parfois douteux auraient certainement été improbables si le référentiel idéologique avait encore un sens. Ce qui malheureusement, ne semble plus être le cas, depuis quelques décennies déjà.
Si l’homme politique, pour une raison ou pour une autre ne peut transhumer personnae intuite, il crée vite fait son parti, pour en faire un masque, transhumer avec et dire après coup qu’il n’a pas transhumé, mais qu’il a plutôt négocié d’égal à égal avec le parti au pouvoir, afin ajoutera-t-il, d’apporter sa contribution à l’œuvre d’édification nationale en tant que patriote.Fariboles et balivernes que tout ça ! Ce n’est pas très sérieux ! Et cela mériterait bien l’opprobre sur certains de nos politiciens, acteurs d’un jeu aussi indigne!
En vérité, si notre leadership politique souhaite sincèrement faire bouger les lignes dans l’intérêt de tous, il n’y a pas d’autre choix pour lui, que d’opter pour une rupture comportementale radicale et profonde. Et que les hommes politiques s’évertuent à être exemplaires en tout et à promouvoir une éducation citoyenne permanente, dans de véritables écoles de parti, où pourra se forger le premier capital dans tout développement économique et social, à savoir, la ressource humaine de qualité. Une ressource humaine qui se réaliserait par le travail productif honnête et la vigilance citoyenne en bandoulière, dans un environnement sociétal, ou la justice et l’intérêt général, seraient les vertus cardinales perçues, apprises, prônées et acceptées pour et par tous.Dès le moment, ou une masse critique parmi nos hommes véritablement politiques, aura une claire conscience du caractère pernicieux de l’évolution actuelle de nos mœurs politiques, des règles susceptibles d’enrayer la transhumance et la prolifération aberrante des partis politiques, pourront aisément être instituées.
Mais à quand ce moment historique ?
Dakar le 4 juin 2015 El hadj NGOM alias LAT DEGUENE THIARE







Transport : Directives présidentielles pour une transformation structurelle des transports terrestres
