De notre correspondant à Bamako, Serge Daniel
Alors qu’on le voit rarement, c’est le colonel Assimi Goïta, chef de la junte, lui-même qui est à la tête de la délégation rendant les visites. Chez les familles fondatrices de Bamako, l’accueil a été plutôt chaleureux. Dans toutes les allocutions, on a entendu : « Que Dieu protège le Mali ». Sur place, les militaires, qui ont pris le pouvoir le 18 août, ont même eu droit à un petit bain de foule. Aucun doute, ils veulent montrer qu’ils sont là « pour le peuple ». Autre visite pour montrer qu’ils ne sont pas enfermés dans leur caserne et pour avoir des soutiens : celle effectuée chez l’ancien président Moussa Traoré.
Renversé en 1991, condamné à mort, gracié par la suite, il est devenu non seulement populaire mais surtout influent. Il a qualifié les putschistes de « patriotes ».
La junte se déplace, mais elle reçoit également pour montrer qu’elle ne veut exclure personne : le ballet a commencé ce lundi matin 31 août avec des partis politiques. Une rencontre est aussi prévue avec des syndicalistes, hommes d’affaires, associations religieuses et représentants de Maliens de l’étranger.







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