« Zéro déchet », « zéro bidonville » : deux objectifs titanesques qui feraient reculer plus d’un Hercule. (Par Mody Niang)


« Zéro déchet », « zéro bidonville » : deux objectifs titanesques qui feraient reculer plus d’un Hercule. (Par Mody Niang)

Il faut le dire, le répéter et le regretter profondément : notre président-politicien nous prend pour des moins que rien. Voilà qu’il se présente à nous, sans état d'âme, pour dénoncer ce qu’il appelle les tares qui plombent le développement de notre pays depuis 2012 ! Voilà qu’il prend de nouveaux engagements – encore lui – pour nous en débarrasser totalement. C’est ainsi qu’il s’engage à réaliser deux objectifs titanesques, qui feraient reculer le héros grec Hercule : ‘’Zéro déchets’’, ‘’zéro bidonvilles’’, tout en sachant qu’il va droit vers le mur de l’échec cuisant. 

Ce qui étonne encore plus chez cet homme, c’est qu’il se comporte, quand il prêtait serment et s’adressait par la suite à nous à travers ses nombreux discours, comme s’il entamait un tout nouveau mandat. Il fait totalement table rase de sa magistrature de sept  longues années au cours desquelles, il ne s’est point soucié des maux qu’il dénonce aujourd’hui et s’engage à éradiquer. 

‘’Zéro déchet’’, ‘’zéro bidonville’’ ! Nous l’aurions malgré tout pris au sérieux – et encore – si nous lui connaissions, pendant son premier long mandat, au moins quelques mesures (efficaces et appliquées) destinées à lutter contre les maux qu’il dénonce aujourd’hui. Il s’investissait plutôt, au grand jour, dans les stratégies qu’il mettait en œuvre pour assurer sa réélection, objet de tous ses rêves. Pendant tout ce temps, Dakar et les autres villes du Sénégal devenaient de plus en plus invivables. J’ai beaucoup écrit sur les questions importantes qui viennent d’attirer l’attention de nos gouvernants. Pour éviter de me répéter et que ce texte soit long, je renvoie le lecteur intéressé à quatre de mes contributions, choisies parmi de bien nombreuses autres. Ce sont celles-ci : 1)‘’Lutte contre l’indiscipline et l’anarchie : aller plus loin encore’’, (‘’Sud quotidien’’ du 4 février 1999) ; 2)‘’Ministères de l’Environnement et autres autorités publiques, où êtes-vous ?’’, (‘’xalima.com’’, ‘’WalfQuotidien’’ et ‘’Dakar-Times’’ du 9 septembre 2014) ;3)« Dakar, ‘’capitale de l’émergence’’, ville sale, désordonnée et bruyante », (‘’WalfQuotidien’’, ‘’ L’Exclusif’’, ‘’Dakar-Times’’ du 19 mars 2019) ; 4)« Dakar, ‘’capitale de l’émergence’’, ville sale, désordonnée et bruyante », (‘’Dakar-Times’’ et ‘’WalfQuotidien’’ du 28 mars 2019). 

Des contributions traitant de ces questions-là, j’en ai beaucoup publié et ne crois pas être en mesure d’aller plus loin dans les idées que j’y ai déjà développées depuis de longues années. Je pense, par exemple, à celle du 9 septembre 2014 que m’avaient inspirée les propos d’un ambassadeur des USA qui quittait Dakar, ayant terminé son séjour. Je propose d’ailleurs aux lecteurs l’introduction pour lui permettre de mesurer le niveau de mon indignation d’alors : 

« Le vendredi 30 mai 2014, Mr Lewis Lukens, ancien ambassadeur des USA à Dakar rencontrait la presse, au terme d’une mission de trois ans. Profitant de cette toute dernière opportunité, il exhortait le Gouvernement sénégalais à ‘’se focaliser’’ sur la question des ordures et des problèmes de l’Environnement en général, pour mieux tirer parti du potentiel touristique du pays. Précisant qu’il avait été déjà frappé par cette situation dès son arrivée au Sénégal, il s’interrogea en ces termes : ‘’Quand on voit les ordures, on se pose des questions. On se demande pourquoi c’est comme ça.’’ ». Et je précisais : « Je ne rappelle pas ces regrets de Mr Lukens parce qu’il représentait le pays le plus puissant du monde, mais bien parce qu’il a raison, et que ses regrets ne nous honorent point. Après 54 ans d’indépendance, nous peinons à débarrasser notre capitale nationale, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, des ordures et des eaux usées. » 

Et je terminais ainsi mon introduction : « Son Excellence Lukens aurait dû d’ailleurs pointer aussi du doigt les gravats et les branchages qui sont une autre plaie de notre capitale. Une plaie qui, malheureusement, laisse totalement les autorités et les citoyens indifférents. Pourtant, les gravats en particulier enlaidissent terriblement la capitale nationale. Ils sont d’ailleurs pour beaucoup dans l’aggravation des inondations à Dakar et dans sa banlieue. » 

  

Mon indignation citoyenne m’avait ainsi poussé, dans la même contribution, à interpeller les autorités sénégalaises en ces termes : « Ministère de l’Environnement, où êtes-vous ? Vous ne pouvez quand même pas laisser ce ‘’ poumon vert’’ de Dakar mourir petit à petit sous le poids des gravats que des délinquants irresponsables y déversent toutes les nuits, impunément ! Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêt à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants. Si, au contraire, ils trouvent  ma proposition prétentieuse et saugrenue, je lance le même appel à toutes les télévisions de nos différents groupes de presseet aux organisations de la société civile qui se préoccupent de la dégradation continue de notre environnement ». 

  

Je poursuivais : ‘’Poumon de Dakar’’, c’est ainsi qu’on appelait communément les ‘’Jardins de Cambérène’’, jadis un îlot abondamment vert, fleuri et qui faisaient partie des rares ‘’voies respiratoires’’ de Dakar. Ils étouffent aujourd’hui sous des tonnes de gravats, dans l’indifférence totale – j’insiste –   des services du Ministère de l’Environnement, du Maire de Golfe, du Préfet de Guédiawaye, etc. C’est, personnellement, le cœur gros que je passe tous les jours devant ce qui était l’hôtel-restaurant du ‘’Jardin’’, qui ne fonctionne pratiquement plus à cause de la dégradation avancée de l’environnement. Les gravats s’amoncellent chaque jour un peu plus et remplissent tous les espaces vides environnants. » 

Je prenais alors l’engagement-ci, qui était très sincère : « Pour ce qui me concerne en tout cas, je suis prêt à accompagner des agents de ce ministère sur les lieux, pour qu’ils constatent eux-mêmes sur place les immenses dégâts. Je suis prêt à les y accompagner avec mon propre véhicule et à mes frais, s’il y a lieu. Ils pourraient s’accompagner, s’ils acceptent ma proposition, d’un journaliste muni d’une caméra, pour fixer les images hideuses, qui devraient indigner tous les passants » Je prenais le soin de préciser : « Je ne fais montre d’aucune prétention. Je ne fais pas non plus de cinéma. J’appelle seulement à une action citoyenne. Qu’on me mette à l’épreuve ! » Malheureusement, personne ne m’avait pris au sérieux et je n’avais enregistré, à l’époque, la moindre réaction. 

  

Je pouvais proposer des extraits de mes contributions des 19 et 28 mars 2019. Comme elles sont ressentes, je remonte plus loin, beaucoup plus loin, pour montrer que l’intérêt que j’ai toujours eu pour ces questions qui semblent préoccuper nos autorités aujourd’hui, datent de plusieurs décennies. 

  

Déjà, dans une contribution à la « Commission éthique et des valeurs » des Assises nationales du Sénégal intitulée « Propos sur nos comportements quotidiens », je rappelais la tragédie du ‘’Joola’’ en ces termes : «  La tragédie de la nuit du 26 septembre 2002 – pour revenir à elle  –, par-delà les centaines de morts qu’elle a entraînées et la douleur indicible qu’elle a engendrée, a été une honte pour notre pays et a porté un coup terrible à son image. Les images peu reluisantes du naufrage du  “ Joola” ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées par de nombreuses télévisions étrangères et principalement françaises, commentées avec par moment des piques qui ne nous honorent point. Juan Gomes de RFI avait également consacré son émission “Appel à l’Actualité” des 1ers et 2 octobre 2002 au malheureux événement. Un ressortissant français intervenant de Dakar avait, par-delà le naufrage du “Joola’’, pointé un doigt accusateur sur l’indiscipline caractérisée des Sénégalais et principalement sur celle des conducteurs de cars rapideset de“Ndiaga Ndiaye” qui sont, selon lui, de véritables bourreaux sur les routes. Il avait terminé son intervention par cette terrible assertion : “Le Sénégal se complet de plus en plus dans la médiocrité et le laisser-aller”.  Une dame, résidant à Paris, ira dans le même sens en regrettant que son pays (le Sénégal), “s’installe de plus en plus dans la culture du laxisme ”. 

  

Et je continuais, le cœur gros, en ces termes :« Les Européens dont des ressortissants ont péri dans la catastrophe du 26 septembre, réfléchiront désormais longuement et profondément, avant de se décider à venir au Sénégal qui se révèle de plus en plus comme le champion mondial incontesté de l’indiscipline et de l’incivisme.  Nous nous comportons chaque jour qui passe comme une communauté de singes et d’hyènes adolescentes (que les walaf appellent “ nduulañ ”), communauté sans responsable où chacun fait ce que bon lui  semble et selon son instinct du moment, sans se soucier le moins du monde du tort qu’il peut porter au pays ou à son voisin immédiat. Quarante-huit années après l’indépendance (ce n’était donc que ça ?), nous continuons de traîner comme un boulet, les maux que le Président Senghor appelait “Les maladies infantiles du sous-développement”, dont les plus courantes aujourd’hui sont l’indiscipline et l’incivisme. » 

  

Depuis cette tragédie de la nuit du 26 septembre 2002, près de deux mille (2000) victimes gisent au fond de l’Océan atlantique. Il n’y a eu aucun responsable désigné, sauf le Commandant de bord qui a vraiment bon dos. Il est facile de l’accuser de tous les péchés d’Israël puisque, lui aussi, est au fond de l’Océan. 

  

D’autres tragédies avec zéro responsable sont intervenues au Sénégal. On se souvient ainsi de la terrible catastrophe de la SONACOS intervenue le mardi 24 mars 1992, et qui avait fait environ 140 morts et des centaines de handicapés dont certains à vie. Les responsabilités étaient très lourdes et on pouvait les situer facilement. La citerne qui avait explosé à l’intérieur de l’usine, du laboratoire exactement, était bourrée de 27 tonnes d’ammoniac, pour une capacité de 22 tonnes autorisée. Elle était, en outre, rafistolée en de nombreux endroits. Devant la gravité des faits, une commission d’enquête avait été mise en place par les autorités, plus par simple formalité que par volonté réelle de situer les responsabilités. Comme cela arrive souvent dans notre pays, la commission fut sans lendemain puisque le rapport, déposé entre les mains du Premier ministre d’alors, n’a jamais été exploité et aucune sanction n’a été prise, surtout pas contre le Président-Directeur général de la SONACOS d’alors (Abdoulaye Diop). Rien d’étonnant dans cette absence de sanctions, puisque le Président Abdou Diouf et le PDG étaient très proches, ayant grandi dans la même concession à Louga. 

  

Je n’ai jamais été indifférent à l’absence de sanctions chez nous. Je me félicitais ainsi le 31 décembre 1998 quand, dans son message à la Nation, le président Abdou Diouf appela vigoureusement – en apparence tout au moins –, à une lutte sans merci contre l’indiscipline et l’anarchie qui constituaient un frein au développement du pays. C’était dans ma contribution du 4 février 1999, publiée ce jour-là par ‘’Sud quotidien’’. Je saluais alors les effets positifs qui commençaient à se faire sentir au grand bonheur et soulagement des populations. J’encourageais et félicitais aussi les forces de sécurité mais souhaitais vivement que ce début fracassant ne fût pas que ponctuel, un simple effet d’annonce destiné seulement, comme on nous y a habitués au Sénégal, à frapper les esprits et à s’évanouir ensuite comme un feu de paille. Je demandais aux autorités d’aller bien plus loin. J’insistais surtout sur la nécessité de renforcer notablementles sanctions contre les délinquants et de les appliquer effectivement.Je me fis plus explicite dans ma contribution du 4 février 1999 et m’y exprimais avec force en ces termes : « Un automobiliste qui ‘’brûle’’ un feu rouge ou un ‘’stop’’, ou qui s’engage délibérément dans un sens interdit doit être sévèrement puni et quel que soit son statut. S’il le fait une première fois, il doit s’acquitter d’une amende très lourde. En cas de récidive, les services compétents suspendent son permis de conduire pour un nombre indéterminé de mois. Si, malgré ces sanctions, il ne s’amende pas et est toujours enclin à commettre les mêmes délits, on doit l’envoyer en prison et le soustraire définitivement de la circulation en suspendant à vie son permis de conduire. Ce n’est pas trop sévère si on considère le nombre de plus en grand d’accidents spectaculaires et meurtriers constatés sur nos routes et qui sont presque tous causés par des chauffards insouciants, irresponsables et irrespectueux  des dispositions du Code de la route. C’est une très lourde responsabilité que de permettre à ces délinquants de se retrouver derrière un volant (ils arrivent souvent à se tirer indemnes des accidents les plus graves) et de continuer à s’adonner impunément à leur jeu favori : le fauchage de la vie de paisibles citoyens. » 

  

Pendant donc bientôt soixante  longues années, les autorités nous ont toujours laissés faire. Elles ont assisté passivement à la sédimentation de nos épaisses couches de tares. Autorités et citoyens, nous sommes tous responsables de cette situation. Les autorités, celles d’hier comme celles d’aujourd’hui, le sont encore plus. Elles n’ont jamais osé prendre leurs responsabilités devant l’indiscipline et l’incivismes caractérisés des citoyens. Elles les ont au contraire toujours ménagés pour des raisons proprement électoralistes. La perspective d’une réélection a toujours constitué pour nos gouvernants comme un gaz paralysant, devant la nécessité de sévir face à des comportements parfois inacceptables. 

  

Voilà que, comme sorti du bois, le président-politicien, considérant que nous avions la mémoire courte, se fixe comme objectifs surprenants ‘’Zéro déchet’’ et ‘’Zéro bidonville’’.  

Cet engagement est encore la preuve formelle qu’il n’a aucun respect pour nous, qu’il nous prend pour des moins que rien, incapables de faire la part des choses. Je n’insiste pas sur la situation catastrophique de Dakar et celles de nombreuses autres villes du pays. Depuis plus d’une semaine, les télévisions nous montrent des images qui sont une honte pour notre Sénégal ‘’émergent’’.  

Les deux objectifs titanesques du président-politicien sont donc chimériques, et il le sait. Même avec un président de la République digne de la fonction et un gouvernement à son image, ces deux objectifs plus qu’herculéens ne sont pas réalisables avant plusieurs décennies. Ils ne le sont pas tout court. Qui peut me citer une seule ville dans le monde, fût-elle la plus propre, où on ne trouve aucun petit déchet ?  

En outre, les États-Unis d’Amérique sont la première puissance économique, financière et militaire du monde. Ils comptent parmi les banlieues les plus difficiles pour les populations qui les habitent. Comment le président-politicien peut-il débarrasser la seule capitale (Dakar) de sa banlieue, en quatre ou huit ans ? Sait-on jamais avec cet éventuel troisième mandat sur lequel il ne crachera sûrement pas ? 

Ho ! Je les entends, les tonitruantes ‘’cuillères’’ du président-politicien, me rétorquer qu’il a bien le droit de se fixer des objectifs. Oui, à condition que ce soit des objectifs réalistes. Or, ce n’est un secret pour personne : il s’adonne à son jeu favori : le cinéma, le show. S’il avait annoncé des objectifs réalistes, sincères, et qu’il se mît sérieusement et durablement au travail avec son gouvernement, je lui aurais sûrement apporté mon soutien, même s’il est très modeste, peut-être insignifiant. Malheureusement, avec tout le passif de ses sept longues années et ceux de ses deux prédécesseurs, on ne peut plus faire confiance à nos politiciens. Et, pour rafraîchir la mémoire du lecteur, je rappelle – il le faut toujours – la fameuse révolte des marchands ambulants de Dakar. Le Président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, avait donné publiquement des instructions fermes de les dégager des principales artères de la capitale nationale. Il avait affirmé que le gouvernement ne prendrait plus aucun arrêté, aucun décret, aucune loi pour cela, tous les textes existant et étant encore en vigueur. Il martelait surtout qu’il n’accepterait aucune intervention.  

Deux jours après, le Gouverneur de Dakar appliquait à la lettre les instructions du Président de la République et on connaît la suite, avec la violente révolte des marchands ambulants. Le vieux politicien devant l’Eternel ayant pris peur, se rétracta et désavoua publiquement le pauvre gouverneur. Il recevra ensuite une délégation des marchands ambulants et affectera le pauvre gouverneur à Kaolack et son préfet à Mbour.  

Les marchands ambulants triomphants envahirent de nouveau toutes les rues d’où ils avaient été dégagés. 

Voilà notre drame : nous traînons deux plaies béantes, deux maladies jusqu’ici incurables, qui sont l’indiscipline et l’incivisme des Sénégalais d’une part, le laxisme notoire de nos gouvernants d’autre part, le tout se manifestant par une absence presque totale de sanctions.  

Dans notre pays, c’est le laisser-aller total et chacun fait ce que bon lui semble, sans frais. Je terminerai par ce constat, cette certitude, la mienne : jusqu’à preuve du contraire, je ne connais pas, des quatre coins du monde, un peuple aussi indiscipliné et aussi incivique que le nôtre. Ce qui n’a rien de surprenant avec, en  particulier, les trois derniers dirigeants que nous avons eus à la tête de notre pays. Des dirigeants dont la principale préoccupation a été (et est pour l’actuel) de rester le plus longtemps au pouvoir, et d’en profiter au maximum pour s’enrichir et enrichir leur clan, au sens large. 

  

Dakar, le 2 septembre 2019 

MODY NIANG 



Mardi 3 Septembre 2019 - 09:53





Actualité en Afrique : environnement, énergies renouvelables, climat










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11/04/2017 08:33

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement
Abdallah Boureima est le nouveau président de la commission de l'UEMOA. Le Nigérien a été désigné, ce matin, en Côte d'Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, réunis en session extraordinaire.
 
Mais selon une note de la Présidence, c’est le Président de la République Macky Sall qui « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union » qui a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique.
 
La Conférence a décidé aussi, selon la même source, qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA.
 
D’autre part, lit-on sur la note, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, « le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique ».
 
Pour finir, poursuit la source, la Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky SALL et son leadership dans la sous-région.
02/09/2014 08:06

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants
Quelques membres de la douane Sénégalaise ont été formés la semaine dernière, sur la convention relative aux polluants organiques persistants (Pop) et autre textes sur les produits chimiques. L’intérêt selon Aïta Sarr Seck, chef de la Division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la Direction de l’environnement et des établissements classés, et de restreindre puis éliminer totalement la production, l’utilisation, l’écoulement et le stockage des Pop. 
«Le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm depuis 2003, mais il y a d’autres polluants organiques inscrits sur l’ancienne liste et c'est pour cela qu’il est nécessaire de former les agents des douanes sur ces polluants qui sont néfastes pour l’environnement et les êtres humains ». 
Habib Ampa Dieng, chef du bureau du recrutement à la division de la formation, a expliqué qu’il s’agissait lors de cette formation, de sensibiliser sur la convention relative aux polluants, de présenter la convention, ses aspects juridiques les engagements des Etats et plus particulièrement les agents des douanes. Ceci dans le souci que « les agents des douanes sachent reconnaître les polluants lorsqu’ils se présentent à nos frontières et qu’ils aient les bonnes attitudes pour le respect des engagements du Sénégal à l’égard de cette convention internationale » dira t-il. 
Aïta Sarr Seck a signalé que les POP « sont particulièrement préoccupants, en raison de leur persistance et leur grande capacité à se déplacer sur de longues distances...
22/08/2013 23:39

Une Grande Société de la Place recrute : Le Directeur Projets, Formulation, Qualite, Hygiene et Securite Alimentaire

 
                                MISSIONS ET PRINCIPALES RESPONSABILITES
 
Missions :
Construire un projet d’avenir pour le pôle alimentaire. Donner la direction et la maintenir dans les rubriques suivantes :
Conception de nouveau produit
Formulation et biochimie
Qualité
Sécurité alimentaire
Production de produits alimentaires

 
  • Elaborer les stratégies liées à la formulation, création, développement, analyses et caractérisation de produits, ainsi que sur les procédés de production et de conservation des aliments. 
  • Effectuer différentes analyses microbiologiques et biochimiques des composants des produits afin de t’assurer de leur qualité. 
  • Contrôler et de superviser la qualité des aliments transformés ou fabriqués afin qu’ils répondent aux normes gouvernementales et aux politiques de l’entreprise en matière de qualité.
  • Faire appliquer les règlements et les politiques en matière d’hygiène et de salubrité au sein de l’usine et d’en implanter de nouvelles afin de maximiser le processus de qualité des produits.
  • Mettre les processus en conformité à la législation, la réglementation, la toxicité, l'innocuité, et propose des orientations pour utiliser ces avantages pour la stratégie marketing. 
 
Responsabilités :
 
Le Directeur Projets, Formulation, Qualité, Hygiène et Sécurité alimentaire est responsable des points listés ci-après :
 
  • Construire des recettes en fonction des besoins des clients
  • Etude de nouveaux produits, la définition des gammes et de leur évolution, notamment lors des changements importants de composition des formules
  • Contrôle microbiologique des matières premières et produits fabriqués
  • Contrôle qualité sur toute la chaîne de production
  • Construire le plan de nettoyage et désinfection
  • Construire le plan de traçabilité des lots de production
  • Mettre en place un protocole de rappel des produits et de gestion de crise
  • Mettre en place un plan pour la gestion des allergies potentielles
  • Mettre en place un plan de prévention des risques phytosanitaires
  • Mettre en place la démarche HACCP
  • Assurer une veille législative
  • Participer au processus de gestion des réclamations clients
  • Mettre en place protocole de détermination des DLC et DLUO
  • Mettre en place dispositifs et protocoles pour garder les échantillons de produits
  • Mettre en place méthodologie d’analyse sensorielle et tests organoleptiques
  • Mettre en place les procédures de contrôle qualité et s’assurer de leur application
  • S’assurer de la calibration des instruments de mesure-
  • Plan en place un plan d’audit interne processus
  • Participer aux Comités de Pilotage du pôle alimentaire
  • Entretenir des relations régulières avec les partenaires du pôle alimenatire et organismes de recherches extérieures
  • Travailler en étroite collaboration avec la direction commerciale et développement ainsi que le(s) chef(s) produits
  • Travailler en étroite collaboration avec le responsable de la fabrication afin de prendre en compte, dans sa formulation, les contraintes technologiques propre à l’usine.
  • Communiquer en continu avec le responsable des achats
 
Compétences Requises :
Technologie alimentaire, biologie appliquée a la nutrition et alimentation
Technologie des emballages et emballeuses
Gestion des usines alimentaires et performance industrielle
Gestion des processus
Hygiène
Gestion des assets
Innovation et propriété intellectuelle
Gestion des coûts de production
 
Niveau formation
- Ingénieur Bac+4/5 Food processing – Quality - biochimie
- Expérience Professionnelle : 10 ans
 
Langues
- Français : Courant
- Anglais : Courant
 
Veuillez envoyer par E-mail votre dossier de candidature : CV + lettre de motivation en mentionnant le titre du poste à l’objet du courriel à recruteonesn@gmail.com
 
Bamba Toure
28/07/2013 00:40

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute
TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

 

Bamba Toure
13/06/2013 09:14

Une Grande Société de la Place recrute

Une Grande Société de la Place recrute
Bamba Toure
18/05/2013 01:13

COMMUNIQUE DE PRESSE ARTP

L’ARTP ACCOMPAGNE LE PELERINAGE DE POPENGUINE POUR ASSURER UNE BONNE QUALITE DE SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
 
L’ARTP met à la disposition du public :
 
1. Un Numéro Vert : le 800 200 200 
 
Ce numéro vert est destiné aux utilisateurs des services de la téléphonie mobile et Internet  présents à Popenguine durant le Pèlerinage  2013, pour leur permettre de saisir l’ARTP, en cas de dysfonctionnements ou de perturbations sur les réseaux des opérateurs Orange, Tigo ou Expresso.

Vous pourrez appeler gratuitement au 800 200 200 si vous êtes confrontés aux problèmes suivants :
  • difficultés à émettre ou recevoir des appels ;
  • difficultés à envoyer ou recevoir des SMS ;; 
  • difficultés d’accès à Internet à partir de votre téléphone portable ou clé Internet ;
  • coupures de communications ;
  • ou tout autre dysfonctionnement ou perturbation constaté sur les réseaux de téléphonie mobile.
Pour toute autre réclamation (aspects commerciaux, carte de recharge, facturation, restriction d’appel, etc.), veuillez contacter le service client de votre opérateur.  
 
Le numéro 800 200 200 sera opérationnel  du  samedi 18 mai 2013 à partir de 00h au lundi 20 mai 2013 2013 à 23h59mns.
 
2. Une équipe technique de l’ARTP sera également présente en permanence à Popenguine:

Pour s’assurer de la qualité des services offerts par Orange, Tigo et Expresso, l’équipe de l’ARTP effectuera régulièrement des tests qualitatifs à Popenguine et ses environs et sera en contact permanent avec les opérateurs pour veiller à ce qu’ils apportent des solutions adaptées si des perturbations sont constatées. 
 
L’ARTP souhaite un bon pèlerinage marial à la communauté catholique.
 
Abou Lo, Directeur général 
 
Bamba Toure
10/04/2013 22:32

VIP NEWS N°4

VIP NEWS N°4
VIP NEWS N°4
Bamba Toure
25/03/2013 22:48

Communiqué Rewmi

Communiqué Rewmi
Bamba Toure
14/03/2013 23:00

Office National de Formation Professionnelle

Office National de Formation Professionnelle
Bamba Toure
11/03/2013 12:04

RECRUTEMENT ASSISTANT IMMOBILIER

FICHE DE POSTE
 
MISSION

Il aura pour mission d’assister les cadres dirigeants et les consultants du groupe en charge du développement ou de la gestion de projets immobiliers.
Son rôle sera, entre autre de :
  • Organiser, à la demande des chefs de projets, les réunions de travail et de décisions nécessaires à l’avancement des projets, tant en interne au groupe qu’avec des participants extérieurs,
  • Contrôler la bonne exécution des plannings et assurer les relances nécessaires,
  • Veiller à la bonne circulation de l’information,
  • Représenter le groupe à toute réunion organisée par un prestataire extérieur ou sa présence serait souhaitée. Rendre compte de ces réunions,
  • Procéder, à la demande des chefs de projets, à la recherche d’information de toute nature.
 
Il aura également en charge d’entreprendre et de faire aboutir  l’ensemble des démarches administratives et juridiques nécessaires à l’avancement des projets : baux, dossiers d’autorisation de construire, constitution de SCI, relations avec les services fiscaux…
 
Il assurera  enfin la liaison entre le groupe et les notaires et avocats susceptibles d’intervenir sur les projets. 
 
FORMATION/EXPERIENCE
 
De formation juridico /économique, il aura 4 à 5 ans d’expérience professionnelle.
Cette expérience lui aura permis d’acquérir une bonne connaissance du secteur immobilier sénégalais : promoteurs, architectes et bureaux d’études, commercialisateurs,  entreprises de bâtiment, administrations …
 
Le poste est basé à Dakar mais demande une grande disponibilité.
 
Après une période d’activité probante, une évolution de carrière vers des responsabilités accrues pourra être envisagée.
 
Envoyez votre CV : recruteonesn@gmail.com
 
 
Bamba Toure