Textes de musique sénégalaise : A l’heure du nivellement vers le bas


Textes de musique sénégalaise : A l’heure du nivellement vers le bas

Hein-hein’’, ‘’Vrouthie vrathie’’, ‘’Rigou-rigou’’, ‘’Voudoung vadounng’’, ‘’Kone yess’’. En voilà quelques expressions qui font fureur et qui sont de chanteurs sénégalais. Ils font le buzz actuellement, sont adulés par la jeune génération. Ces refrains passent en boucle sur toute la bande Fm. Et leurs auteurs donnent des spectacles à guichets fermés, malgré le reproche qui leur est fait de tirer la musique vers le bas, de par la pauvreté de leurs textes. Ces musiciens peuvent-ils s’imposer durablement sur le marché, voire percer à l’international, à l’instar de leurs ‘’grands’’ comme Youssou Ndour, Thione Seck, Ismaïla Lo, Oumar Pène, entre autres ? Les points de vue d’acteurs culturels interrogés par ‘’EnQuête’’ sont divergents.

Elle est ‘’funny’’, la nouvelle génération de chanteurs sénégalais. Beaucoup n’ont pas de talent, mais arrivent quand même à se faire connaître et souvent grâce à des titres sans grand intérêt. Les expressions qu’ils utilisent sont inédites et ne veulent généralement pas dire grand-chose. Prenez le bus, faites un tour dans les écoles ou écoutez chez vous ceux qui vous entourent et vous verrez que le vocabulaire a beaucoup changé. Si vous êtes ‘’has been’’, vous ne comprendrez rien de certaines expressions comme ‘’Kone nonoula, kon yess’’ en passant par ‘’Noy moyto sa none’’, ‘’Lou bandit di nirol’’, ‘’Coucou sinap’’, etc., vous vous perdrez facilement dans ce laïus. Ecoutez un peu les ‘’nouveaux talents’’ qui font l’actualité musicale et vous pourrez vous retrouver. Ils passent en boucle sur les ondes des différentes stations de radio. Mais leurs musiques ne bercent aucune âme.  Seuls l’ambiance, le rythme, le fun et le spectacle comptent pour ces musiciens. Mais qu’à cela ne tienne ! Le public s’est approprié cette tendance.  

Le lead vocal du Raam Daan, Thione Ballago Seck, disait : ‘’Weuy bu yétéwoul, xameléwoul, birëloul, dickléwoul aye naxatéla’’ (Si une chanson ne permet pas de sensibiliser, d’informer,  de conseiller, alors elle ne sert à rien). Interrogé par ‘’EnQuête’’, le chanteur Abdou Guité Seck, dont la teneur des textes est souvent saluée, s’est voulu prudent : ‘’N'oublions pas d'abord de rappeler que la musique a une base scientifique avec ses normes, mais aussi ses aspects artistiques permettant de nous libérer. La musique se pratique, s'écoute, se contemple, se partage. En tant qu'artiste, compositeur et interprète dans cette masse existante, je n'ai pas ce pouvoir de porter un quelconque jugement sur la qualité des œuvres produites par mes pairs. Si j'en sais quelque chose aussi, je le garde pour moi’’, se débine-t-il.

Ndiaga Mbaye, Laye Mboup, Thione Seck, etc., les vrais paroliers

Docteur  en lettres, auteur et conteur hors pair,  Massamba Guèye pense qu’aujourd’hui, on est plus dans le fun que dans la sémantique. Le parolier estime que certains artistes cherchent à marquer les consciences par des mots bizarres, des expressions populaires et chacun essaie de trouver un créneau pour faire vendre des vidéos.

‘’Je pense que ce qui intéresse, ce n’est plus de travailler avec un parolier ou d’écrire des textes riches. Ce qui intéresse, c’est juste de dire des choses qui ont une musicalité, mais qui n’ont aucune profondeur sémantique’’, se désole-t-il.  Le professeur n’a cependant rien contre l’utilisation, par ces musiciens, des mots et termes de leur génération, mais insiste sur la discographie qui ne peut exister que si on a des textes de qualité.

De l’avis du chanteur Thione Seck, considéré par beaucoup comme l’un des plus grands paroliers de la musique sénégalaise, (d’ailleurs un livre a été fait en ce sens sur lui), il faut que les gens comprennent que les temps ont changé. Les préoccupations que lui pouvait avoir en écrivant ou encore Ndiaga Mbaye, Laye Mboup, les jeunes ne l’ont pas. Lui et ses collègues n’osaient pas, selon lui, faire des textes qui n’ont aucune valeur. Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, ‘’il faut comprendre les jeunes. Ce à quoi on assiste en ce moment n’est que la résultante d’un conflit de génération. Beaucoup de choses ont changé et l’ambiance l’emporte sur le sens des paroles. Maintenant, au lieu  de rouler à 100 à l’heure, on roule à 1 000 à l’heure. Mais du moment que cette jeunesse s’y retrouve, il  n’y a pas de souci. Peut-être quand ils grandiront, ils vont se remettre en question’’, espère-t-il.

‘’On n’est pas obligé de chanter, si on n’a rien à dire’’

Le parolier et poète Birame Ndeck Ndiaye, qui est l’auteur de beaucoup de textes de Youssou Ndour, pense autrement. Pour lui, quelle que soit la génération, la qualité doit être de mise. Tout chanteur, estime-t-il, doit veiller à laisser des choses à la postérité. ‘’Cette génération sera celle de demain.  Il faut faire attention, car on parle à un peuple, à des enfants, à des adultes, à des personnes responsables. Il y a du tout dans ce public qu’on doit respecter. Quand on chante, on ne s’adresse pas à soi-même, mais aux autres. Quelle que soit la génération, il faut être capable de mesurer la responsabilité qui nous incombe. Par respect au public, on doit soigner ce que l’on dit’’, pense l’ex-directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous). Il est d’avis ‘’qu’on n’est pas obligé de chanter, si on n’a rien à dire. Il faut que l’émetteur puisse penser au récepteur. On a le droit de faire ce qu’on veut pour soi-même. Mais on n’a pas le droit d’induire les autres en erreur, surtout une population qui doit être éduquée. Quand on a la responsabilité d’être écouté, et parfois même d’être imité, alors il faut dire que celui qui est conscient de ses actes doit en assumer la responsabilité. Encore une fois, moi, je ne pense pas que c’est une affaire de génération, mais une question d’individu’’, laisse-t-il entendre. Il n’empêche que le père de Wally Ballago  persiste sur sa position. Persuadé que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, il souligne : ‘’Les gens consomment leur musique. D’ailleurs, ces musiciens font le plein quand ils se produisent : cela veut dire que ça plait à cette nouvelle génération.’’

Le populaire, oui. Mais il ne faut pas faire de sorte que ce côté exclusivement fun l’emporte sur l’essentiel, le vrai. C’est du moins la conviction du professeur Massamba Guèye. ‘’Le public ne choisit pas toujours. Il y a aussi ce qu’on appelle la dictature. On peut imposer quelque chose au public. Quand il bouge, vous pouvez être amené à penser qu’il aime cela, mais il faut regarder quel est le répertoire personnel des gens, quand ils sont tristes ou seuls. Qu’est-ce qu’ils écoutent pendant ces moments ? Ces tubes, ce sont des musiques de phénomène, c’est ce qu’on appelle des tubes d’été. Ils marquent un temps et font bouger les gens pendant un instant. Mais je ne pense pas que c’est ce que le peuple aime’’, pense le professeur. Le poète  corrobore ses propos. ‘’Le public ne doit pas se laisser faire par des gens qui, parfois, n’en connaissent pas mieux qu’eux. Il faudra que ceux qui ont des choses à dire se réveillent. Le Sénégal, si on ne fait pas attention de manière générale, va droit dans le mur. Ceux qui sont au-devant de la scène ont souvent des agendas cachés. On les regarde, mais personne n’en parle. Si l’on continue sur cette voie, ce sera la dictature  du médiocre sur le meilleur. Tout le monde serait responsable’’, juge-t-il.

Un tel jugement est partagé par le chanteur  Abdou Guité Seck. Il dit : ‘’La musique se pratique dans une diversité et le public la consomme ainsi. Chacun a son public. Si, aujourd'hui, vous avez-vous-même constaté que la médiocrité gagne du terrain et est mise en avant, cela interpelle chacun de nous. Les responsabilités sont partagées (législateurs, médias, pratiquants, consommateurs, etc.).

‘’La parole n’est point importante, on écrit pour les pieds et pour les reins’’

 Certains jeunes musiciens ont-ils compris ces préoccupations de ces acteurs ? Non, serait-on tenté de répondre. En outre, une question qui mérite d’être posée dans ce débat, c’est comment en est-on arrivé là ? L’enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Ibrahima Wane, estime que ce phénomène est dû à la piraterie qui a poussé certains à ne plus sortir d’albums et de s’en tenir à des singles pour être au-devant de la scène et essayer de gagner de l’argent avec les spectacles. ‘’Avec cette stratégie, c’est l’aspect dansant, l’animation qui est mis en avant, mais pas le texte. Une stratégie qui consiste donc à mettre une chanson rythmée, qui marche en boite.

Cette nouvelle génération est venue dans un contexte où l’on fait des singles pour faire danser. C’est ainsi qu’ils peuvent être au top de l’animation’’, argumente le maitre de conférence en littérature africaine orale. Fort de ce constat, renchérit-il, ‘’la parole n’est point importante, on écrit pour les pieds et pour les reins. La tête, ce n’est pas important. Et cela se voit de la manière avec  laquelle les danseurs et les danseuses sont entrés dans le jeu. Il ne s’agit pas de textes, plutôt  de rythme et de danse’’, plaide le Pr. Wane. Aux détracteurs de ces phénomènes, il explique : ‘’Dans le domaine de la création, on ne peut pas interdire. Cela  peut conduire au pire.

On ne peut pas demander aux gens d’écrire comme ça ou de danser de cette manière. Tant que les limites de la décence ne sont pas violées, laissons le public choisir. Le temps va juger. Il faut cependant voir ce qu’ils représentent en termes de nombre et d’économie. C’est commercial et une question de marché’’, a-t-il laissé entendre. Aussi, il n’a pas manqué de rappeler que dans le domaine de la création, ce qui sauve, c’est la diversité. ‘’Il n’y a pas que ça comme musique. Actuellement, c’est l’une des tendances dominantes, mais il y a ceux qui font du hip-hop, de  la musique traditionnelle... Il faut comprendre que c’est une partie de la musique sénégalaise. Il y a des gens qui n’écoutent pas et qui n’aiment pas. C’est un des éléments les plus visibles, car c’est la nouvelle vague. Ce n’est pas dramatique. Cela peut juste être un phénomène passager. D’ici 5 ans, peut-être on peut se retrouver avec autre chose’’, a-t-il ajouté.

‘’On ne retiendra rien de l’artiste, quand il finira sa carrière’’

Quel qu’en soit le cas, Thione Ballago rappelle que ‘’les paroles riches de sens sont aussi très importantes dans une chanson, car l’ambiance passent, mais les paroles resteront toujours’’. Ce qui est important, selon Dr Massamba Guèye. Maintenant, tout dépend des aspirations des uns et des autres. ‘’Un artiste qui gère un succès peut se suffire de ce qui marche pour le moment. Mais un artiste qui gère une carrière doit penser à un tube intemporel, qui va marquer toute une génération. Un tube qui, dans 10, 20 ans, lui permettra de vivre dans un pays où les droits d’auteur ne sont pas à la hauteur de ce qu’on peut espérer’’, prévient-il. Aussi, regrette-t-il, ce fait est une dégradation, du moment où on ne retiendra rien de l’artiste quand il finira sa carrière.

Car, raisonne-t-il, il y a ‘’une écriture kleenex et une écriture de qualité’’. A l’en croire, on peut avoir des textes profonds qui ne font pas bouger, mais qui marquent leur époque.  Il a cité dans ce sens le titre ‘’Tabaski’’ de Youssou Ndour. C’est un morceau qui revient chaque fois et qui a un sens. Mais prenez ‘’Rimbapapax’’ chanté Thio Mbaye, allez demander à cette jeune génération ce que cela veut dire.  Comment se fait-il que le texte construit par Youssou Ndour, qui touche les consciences et les habitudes culturelles reste, alors que l’autre, qui avait fait un buzz énorme, a disparu ?’’, s’interroge-t-il. Ce qui d’ailleurs fait dire à Birame Ndeck Ndiaye que la musique, ce n’est pas que le rythme, l’harmonie, la mélodie, c’est tout un ensemble, un moyen de communication. On s’adresse à des gens qu’on peut influencer. Donc, il faut les influencer en bien’’. A Abdou Guité Seck d’ajouter : ‘’Il faut une réflexion profonde autour de cette problématique pour trouver des solutions et rendre à César ce qui lui appartient. En ce qui me concerne, je m'attelle à bien penser ma musique avant de l'exécuter. En vérité, je pense qu’il y a un public de qualité qui recherchera toujours une musique de qualité. Et c’est cela qui me pousse à continuer dans ce sens. En outre, j’ai entendu dire que nous ne sommes que ce que l’on consomme.’’

BASS THIOUNGUE (AUTEUR DE ‘’KON YESS’’) 

‘’Des musiciens ont passé plus de 20 ans à éveiller des consciences et personne…’’

‘’La musique, c’est une question de sensibilité.  Le monde bouge, donc il faut faire avec. Beaucoup d’artistes étrangers viennent pour faire des shows au Sénégal, certains ne comprennent même pas leurs langues, mais y vont tout de même à cause du rythme. Donc, les Sénégalais doivent nous laisser faire. Si on parle de thème et d’enseignement dans la musique, tout le monde sait que nos ainés ont épuisé tous les registres.  On a eu  Ndiaga Mbaye, Thione Seck, Youssou Ndour, Ismaïla Lo...

On est venu avec une autre facette pour faire notre promotion. Il ne faut pas qu’on se voile la face. Il y a beaucoup de stress et de problèmes dans le pays. Il faut qu’on se libère du stress et qu’on joue la carte de la bonne humeur. Certains ont besoin d’être ‘’happy’’. Aujourd’hui, le morceau ‘’Koon nonoula, koon yes’’ est un antistress. Il y a qu’on peine à les connaitre. Avec le minimum qu’on vient de servir sur la scène musicale, on arrive à faire le buzz. Celui qui fera carrière, seul Dieu le sait. Donc, ils n’ont qu’à arrêter.’’



Mardi 27 Février 2018 - 05:40





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11/04/2017 08:33

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement
Abdallah Boureima est le nouveau président de la commission de l'UEMOA. Le Nigérien a été désigné, ce matin, en Côte d'Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, réunis en session extraordinaire.
 
Mais selon une note de la Présidence, c’est le Président de la République Macky Sall qui « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union » qui a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique.
 
La Conférence a décidé aussi, selon la même source, qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA.
 
D’autre part, lit-on sur la note, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, « le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique ».
 
Pour finir, poursuit la source, la Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky SALL et son leadership dans la sous-région.
02/09/2014 08:06

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants
Quelques membres de la douane Sénégalaise ont été formés la semaine dernière, sur la convention relative aux polluants organiques persistants (Pop) et autre textes sur les produits chimiques. L’intérêt selon Aïta Sarr Seck, chef de la Division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la Direction de l’environnement et des établissements classés, et de restreindre puis éliminer totalement la production, l’utilisation, l’écoulement et le stockage des Pop. 
«Le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm depuis 2003, mais il y a d’autres polluants organiques inscrits sur l’ancienne liste et c'est pour cela qu’il est nécessaire de former les agents des douanes sur ces polluants qui sont néfastes pour l’environnement et les êtres humains ». 
Habib Ampa Dieng, chef du bureau du recrutement à la division de la formation, a expliqué qu’il s’agissait lors de cette formation, de sensibiliser sur la convention relative aux polluants, de présenter la convention, ses aspects juridiques les engagements des Etats et plus particulièrement les agents des douanes. Ceci dans le souci que « les agents des douanes sachent reconnaître les polluants lorsqu’ils se présentent à nos frontières et qu’ils aient les bonnes attitudes pour le respect des engagements du Sénégal à l’égard de cette convention internationale » dira t-il. 
Aïta Sarr Seck a signalé que les POP « sont particulièrement préoccupants, en raison de leur persistance et leur grande capacité à se déplacer sur de longues distances...
22/08/2013 23:39

Une Grande Société de la Place recrute : Le Directeur Projets, Formulation, Qualite, Hygiene et Securite Alimentaire

 
                                MISSIONS ET PRINCIPALES RESPONSABILITES
 
Missions :
Construire un projet d’avenir pour le pôle alimentaire. Donner la direction et la maintenir dans les rubriques suivantes :
Conception de nouveau produit
Formulation et biochimie
Qualité
Sécurité alimentaire
Production de produits alimentaires

 
  • Elaborer les stratégies liées à la formulation, création, développement, analyses et caractérisation de produits, ainsi que sur les procédés de production et de conservation des aliments. 
  • Effectuer différentes analyses microbiologiques et biochimiques des composants des produits afin de t’assurer de leur qualité. 
  • Contrôler et de superviser la qualité des aliments transformés ou fabriqués afin qu’ils répondent aux normes gouvernementales et aux politiques de l’entreprise en matière de qualité.
  • Faire appliquer les règlements et les politiques en matière d’hygiène et de salubrité au sein de l’usine et d’en implanter de nouvelles afin de maximiser le processus de qualité des produits.
  • Mettre les processus en conformité à la législation, la réglementation, la toxicité, l'innocuité, et propose des orientations pour utiliser ces avantages pour la stratégie marketing. 
 
Responsabilités :
 
Le Directeur Projets, Formulation, Qualité, Hygiène et Sécurité alimentaire est responsable des points listés ci-après :
 
  • Construire des recettes en fonction des besoins des clients
  • Etude de nouveaux produits, la définition des gammes et de leur évolution, notamment lors des changements importants de composition des formules
  • Contrôle microbiologique des matières premières et produits fabriqués
  • Contrôle qualité sur toute la chaîne de production
  • Construire le plan de nettoyage et désinfection
  • Construire le plan de traçabilité des lots de production
  • Mettre en place un protocole de rappel des produits et de gestion de crise
  • Mettre en place un plan pour la gestion des allergies potentielles
  • Mettre en place un plan de prévention des risques phytosanitaires
  • Mettre en place la démarche HACCP
  • Assurer une veille législative
  • Participer au processus de gestion des réclamations clients
  • Mettre en place protocole de détermination des DLC et DLUO
  • Mettre en place dispositifs et protocoles pour garder les échantillons de produits
  • Mettre en place méthodologie d’analyse sensorielle et tests organoleptiques
  • Mettre en place les procédures de contrôle qualité et s’assurer de leur application
  • S’assurer de la calibration des instruments de mesure-
  • Plan en place un plan d’audit interne processus
  • Participer aux Comités de Pilotage du pôle alimentaire
  • Entretenir des relations régulières avec les partenaires du pôle alimenatire et organismes de recherches extérieures
  • Travailler en étroite collaboration avec la direction commerciale et développement ainsi que le(s) chef(s) produits
  • Travailler en étroite collaboration avec le responsable de la fabrication afin de prendre en compte, dans sa formulation, les contraintes technologiques propre à l’usine.
  • Communiquer en continu avec le responsable des achats
 
Compétences Requises :
Technologie alimentaire, biologie appliquée a la nutrition et alimentation
Technologie des emballages et emballeuses
Gestion des usines alimentaires et performance industrielle
Gestion des processus
Hygiène
Gestion des assets
Innovation et propriété intellectuelle
Gestion des coûts de production
 
Niveau formation
- Ingénieur Bac+4/5 Food processing – Quality - biochimie
- Expérience Professionnelle : 10 ans
 
Langues
- Français : Courant
- Anglais : Courant
 
Veuillez envoyer par E-mail votre dossier de candidature : CV + lettre de motivation en mentionnant le titre du poste à l’objet du courriel à recruteonesn@gmail.com
 
Bamba Toure
28/07/2013 00:40

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute
TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

 

Bamba Toure
13/06/2013 09:14

Une Grande Société de la Place recrute

Une Grande Société de la Place recrute
Bamba Toure
18/05/2013 01:13

COMMUNIQUE DE PRESSE ARTP

L’ARTP ACCOMPAGNE LE PELERINAGE DE POPENGUINE POUR ASSURER UNE BONNE QUALITE DE SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
 
L’ARTP met à la disposition du public :
 
1. Un Numéro Vert : le 800 200 200 
 
Ce numéro vert est destiné aux utilisateurs des services de la téléphonie mobile et Internet  présents à Popenguine durant le Pèlerinage  2013, pour leur permettre de saisir l’ARTP, en cas de dysfonctionnements ou de perturbations sur les réseaux des opérateurs Orange, Tigo ou Expresso.

Vous pourrez appeler gratuitement au 800 200 200 si vous êtes confrontés aux problèmes suivants :
  • difficultés à émettre ou recevoir des appels ;
  • difficultés à envoyer ou recevoir des SMS ;; 
  • difficultés d’accès à Internet à partir de votre téléphone portable ou clé Internet ;
  • coupures de communications ;
  • ou tout autre dysfonctionnement ou perturbation constaté sur les réseaux de téléphonie mobile.
Pour toute autre réclamation (aspects commerciaux, carte de recharge, facturation, restriction d’appel, etc.), veuillez contacter le service client de votre opérateur.  
 
Le numéro 800 200 200 sera opérationnel  du  samedi 18 mai 2013 à partir de 00h au lundi 20 mai 2013 2013 à 23h59mns.
 
2. Une équipe technique de l’ARTP sera également présente en permanence à Popenguine:

Pour s’assurer de la qualité des services offerts par Orange, Tigo et Expresso, l’équipe de l’ARTP effectuera régulièrement des tests qualitatifs à Popenguine et ses environs et sera en contact permanent avec les opérateurs pour veiller à ce qu’ils apportent des solutions adaptées si des perturbations sont constatées. 
 
L’ARTP souhaite un bon pèlerinage marial à la communauté catholique.
 
Abou Lo, Directeur général 
 
Bamba Toure
10/04/2013 22:32

VIP NEWS N°4

VIP NEWS N°4
VIP NEWS N°4
Bamba Toure
25/03/2013 22:48

Communiqué Rewmi

Communiqué Rewmi
Bamba Toure
14/03/2013 23:00

Office National de Formation Professionnelle

Office National de Formation Professionnelle
Bamba Toure
11/03/2013 12:04

RECRUTEMENT ASSISTANT IMMOBILIER

FICHE DE POSTE
 
MISSION

Il aura pour mission d’assister les cadres dirigeants et les consultants du groupe en charge du développement ou de la gestion de projets immobiliers.
Son rôle sera, entre autre de :
  • Organiser, à la demande des chefs de projets, les réunions de travail et de décisions nécessaires à l’avancement des projets, tant en interne au groupe qu’avec des participants extérieurs,
  • Contrôler la bonne exécution des plannings et assurer les relances nécessaires,
  • Veiller à la bonne circulation de l’information,
  • Représenter le groupe à toute réunion organisée par un prestataire extérieur ou sa présence serait souhaitée. Rendre compte de ces réunions,
  • Procéder, à la demande des chefs de projets, à la recherche d’information de toute nature.
 
Il aura également en charge d’entreprendre et de faire aboutir  l’ensemble des démarches administratives et juridiques nécessaires à l’avancement des projets : baux, dossiers d’autorisation de construire, constitution de SCI, relations avec les services fiscaux…
 
Il assurera  enfin la liaison entre le groupe et les notaires et avocats susceptibles d’intervenir sur les projets. 
 
FORMATION/EXPERIENCE
 
De formation juridico /économique, il aura 4 à 5 ans d’expérience professionnelle.
Cette expérience lui aura permis d’acquérir une bonne connaissance du secteur immobilier sénégalais : promoteurs, architectes et bureaux d’études, commercialisateurs,  entreprises de bâtiment, administrations …
 
Le poste est basé à Dakar mais demande une grande disponibilité.
 
Après une période d’activité probante, une évolution de carrière vers des responsabilités accrues pourra être envisagée.
 
Envoyez votre CV : recruteonesn@gmail.com
 
 
Bamba Toure