La corruption au Sénégal : une endémie nourrie et entretenue au sommet de l’Etat. (Par Mody Niang)


La corruption au Sénégal : une endémie nourrie et entretenue au sommet de l’Etat. (Par Mody Niang)
L’opacité dans la gestion des deniers publics, un dénominateur commun aux socialistes et aux libéraux’’, tel est le titre que j’ai donné au chapitre VI de mon livre ‘’Me Wade et l’alternance : le rêve brisé du Sopi’’ (L’Harmattan, Paris, juin 2005). Voilà bientôt soixante ans, en effet, que nous sommes très mal gouvernés. Ce qui nous vaut notre place peu enviable parmi les pays les plus pauvres et les plus endettés du monde. Une des manifestations de cette mal gouvernance qui nous colle à la peau, la corruption, vit ses plus jours depuis le 1er avril 2000, avec les deux gouvernances jumelles du vieux président-politicien et de son successeur. Ce texte se propose de passer en revue, pour rappel, l’odyssée de ce mal endémique tout au long de cette longue période plus de dix-neuf (19) ans. Dns notre pays, il faut toujours rappeler, et encore, et encore. 

Donc, nous rappelons que, au soir du 3 avril 2000, à l’occasion de son premier message à la Nation, le tout nouveau président de la République, celui que j’appellerai plus tard le président-politicien déclarait : «  Ma décision de procéder à des audits de l’Etat et de ses démembrements, des sociétés d’Etat et des sociétés nationales dans lesquelles l’Etat détient des intérêts, ainsi que des collectivités locales, a eu un écho favorable dans l’opinion nationale. Je dois au peuple sénégalais de faire la lumière sur la gestion économique en remontant aussi loin dans le temps que le permet la loi, en précisant que ce droit à l’information ne se confond pas avec celui de sanction. » « J’ai indiqué, poursuivait-il, à chaque ministre ce que j’attends concrètement de lui. Je veux que le gouvernement du nouveau régime soit différent de celui de l’ancien régime qui était celui des improvisations et des approximations. Je leur ai dit tout aussi clairement que je veux un gouvernement de ministres vertueux qui mettent en avant et exclusivement l’intérêt de la Nation. Je ne saurais tolérer les pratiques de commissions plus ou moins occultes, de corruption ou de concussion sous quelque forme que ce soit. Je veux que soient bannies de l’espace sénégalais ces pratiques qui, dans ma  pensée, appartiennent déjà au passé. » Je n’ai rien inventé : c’est bien le nouveau président de la République qui s’exprimait ainsi. 
Trois mois plus tard, revenant d’un long périple dont il avait le secret et qui l’avait conduit successivement en Mauritanie, en Egypte et en France, il déclarait encore, à propos des audits qui avaient démarré : « Les premiers résultats reçus sont si effarants que j’ai demandé que les dossiers soient transmis à la justice. » On connaît la suite : les gestionnaires de deniers publics qui étaient les plus lourdement épinglés, adhérèrent au PDS et devinrent qui ministres, qui députés, qui présidents de conseil d’administration. Je m’en suis longuement indigné dans le chapitre VI de mon livre que j’ai cité dans l’introduction de ce texte. 
Nous sachant enclins à vite oublier, l’homme reviendra nous tympaniser, six ans après, avec son ‘’attachement’’ à la transparence dans la gestion des affaires publiques. Mettant à profit son message à la Nation le 3 avril 2010, il nous jetait encore de la poudre aux yeux en ces termes : « Je voudrais, ici, réaffirmer avec force mon attachement à l’observation stricte des règles de transparence et d’éthique dans la gestion des affaires publiques. Chacun doit assumer la pleine responsabilité de ses actes. Les corps de contrôle poursuivront leurs missions et les manquements dûment constatés seront sanctionnés sans faiblesse. Á cet effet, j’ai transmis au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, le rapport annuel de la Commission de Lutte contre la non Transparence, la Corruption et la Concussion, en lui demandant d’en tirer toutes les conséquences (…) ». 

Pendant douze longues années, tout dans ses actes de tous les jours, était aux antipodes de ses engagements à lutter contre la corruption. D’ailleurs, il s’emportait rageusement dès qu’on abordait avec lui les questions de corruption. Il en voulait particulièrement aux membres du ‘’Forum civil’’, connus à l’époque pour la traque sans merci qu’ils menaient contre la mal gouvernance en général et la corruption en particulier. Il les appelait d’ailleurs ‘’politiciens encagoulés’’. Mais, il ne pouvait pas continuer de toujours nier l’évidence, les circonstances (évidentes) l’obligeant parfois à admettre, la mort dans l’âme, l’existence de la corruption au Sénégal. Mais, chaque fois que c’était le cas, il jouait sur les mots et relativisait : « Il y a la corruption au Sénégal, lui arrivait-il de rétorquer, mais le Sénégal n’est pas un pays corrompu. Et celui qui le dira, je l’attaquerai au tribunal. »  Au chapitre V de mon livre ‘’Qui est cet homme qui dirige le Sénégal ?’’, j’ai réagi à cette menace en faisant remarquer ce qui suit : « Il attaquera alors beaucoup de monde au tribunal, à commencer par moi-même, puisque je considère le Sénégal comme un pays corrompu, corrompu sur le plan de la gestion des affaires publiques, mais aussi, plus gravement, corrompu sur celui des mœurs, des comportements et des mentalités. » 

A la limite, le vieux président-politicien  considérait la corruption comme quelque chose de tout à fait normal et naturel. N’est-ce pas lui qui déclarait, à propos de la corruption qui a éclaboussé en un moment des magistrats sénégalais, ce qui suit : « C’est un cas isolé qu’on a tendance à généraliser. Il ne remet pas en cause l’intégrité reconnue de nos magistrats. » C’était lors de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux le 10 janvier 2007. N’est-ce pas lui, toujours lui, qui donnait cette réponse renversante à une question d’un journaliste sur les actes de corruption : « Ces scandales que l’on dénonce sont une preuve de vitalité démocratique. Ils existent dans tous les pays. Ce sont des accidents de parcours qui finiront par être absorbés dans l’évolution du Sénégal. » On était toujours ce 10 janvier 2007 et les hauts magistrats présents devraient être normalement ahuris, s’ils n’étaient pas du même avis que lui. Des années après, nous nous demandons légitimement si ce n’est pas vraiment le cas. 

Le même vieux politicien pur et dur, présidant les travaux de l’Assemblée générale de l’Association nationale des présidents de Conseils ruraux, le 9 janvier 2007 au Méridien Président (cf. le journal parlé de la Tv ‘’nationale’’ de 20 heures de ce jour) leur lançait, à la stupeur générale de toute l’assistance : « Vous vendez des terres sans en avoir la compétence. Si j’avais suivi la loi, certains d’entre vous iraient en prison. » Le mardi 19 mai 2009, il reviendra à la charge pour les rappeler encore à l’ordre de façon plus surprenante encore : « Arrêtez de vendre des terres. Trop de présidents de communautés ont vendu des terres à des étrangers. Je ne vais plus arrêter les dossiers judiciaires. Vous n’avez pas le droit de vendre des terres. » 
  
« Si j’avais suivi la loi . . .  », « Je ne vais plus arrêter les dossiers judiciaires . . .  ». Que c’est terrible, de la bouche du ‘’Gardien de la Constitution’’ sensé, partant, protéger les lois ! Il est vrai qu’il pouvait tout se permettre, conscient qu’il régnait sur un peuple qui donnait l’impression d’avoir perdu sa capacité d’indignation, s’il en eut jamais d’ailleurs. 
  
Notre vieux politicien ne s’arrêtait pas d’ailleurs en si bon chemin. En tournée ‘’économique’’ dans le Département de Mbour le lundi 17 mars 2009, donc à moins d’une semaine des élections locales du 22 mars de cette année-là où il s’était fortement impliqué, il réunit, en ‘’séance de travail’’, à la préfecture, les frères ennemis libéraux et leurs responsables, pour recoller les morceaux avant la date du scrutin. Ces derniers s’accusant mutuellement de sorcellerie, il trancha net les accusations et contre-accusations en ces termes : « Taisez-vous ! D’ailleurs, n’eût été ma magnanimité, vous devriez vous retrouver tous derrière les barreaux.» Ailleurs qu’au Sénégal, personne n’accorderait plus le moindre crédit à la ‘’volonté affichée’’ par cet homme de lutter contre la corruption et toutes les autres forfaitures qui étaient consubstantielles à sa gouvernance meurtrie. En tout cas les gestionnaires de deniers publics ne s’y trompaient pas : ils savaient parfaitement qu’il faisait du cinéma ; ils avaient donc tout le loisir de se servir à leur convenance des deniers publics, et ils ne s’en privaient pas le moins du monde. Ils savaient surtout que la Justice, comme d’habitude, resterait indifférente à leurs forfaits. Ils étaient également convaincus que l’Inspection générale d’État (IGE) ne les dérangerait pas dans leur festin et que, même si par extraordinaire elle jetait un coup d’œil sur leur gestion, le rapport d’inspection serait mis dans les placards par le vieux président-politicien. Pour coller à l’actualité, il gémirait sous son coude, comme de nombreux autres. 

La gouvernance de ce vieux président-politicien était donc une succession de scandales, aussi graves les uns que les autres, et dont le moins grave lui vaudrait la destitution ou la prison dans toute grande démocratie. Luis Lula Da Silva, son successeur Dilma Roussef, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, etc., n’ont pas commis autant de forfaits que lui. Ils en étaient d’ailleurs très loin. On peut citer, parmi ces scandales gravissimes, la rocambolesque rénovation de l’avion de commandement ‘’La Pointe de Sangomar’’, l’Affaire ‘’Sénégal Pêche’’, la nébuleuse gestion des fonds spéciaux avec ses nombreux comptes alimentés en dehors de la Loi de finance, l’Odyssée des 15 millions de dollars de Taïwan carrément détournés, le ‘’Protocole de Reubeuss’’ (une réalité dont personne ne doute plus), le monstrueux montage financier du monument dit de la Renaissance africaine, son insoutenable boulimie foncière à nulle autre pareille, etc. Bizarrement, le Sénégal et les Sénégalais étant ce qu’ils sont, ce politicien pur et dur, qui a entretenu et nourri au grand jour la corruption et nombre d’autres forfaits pendant sa nauséabonde gouvernance, draine encore des foules, sept ans après qu’il a quitté le pouvoir. 

Malheureusement, en accordant leurs suffrages à son successeur le 25 mars 2012, les électeurs ont inconsciemment reconduit la même gouvernance, avec les mêmes tares dont, en particulier la corruption qui, comme entre avril 2000 et avril 2012, se porte comme un charme. Le successeur du vieux président-politicien avait fait les mêmes promesses, pris les mêmes engagements. Elu, il les confirme formellement dans ses premières déclarations que nous rappelons, nos compatriotes oubliant très vite. Ainsi, dans son premier message à la Nation le 2 avril 2012. Il affirmait notamment, avec force : « S'agissant de la gouvernance économique, je serai toujours guidé par le souci de transparence et de responsabilité dans la gestion vertueuse des affaires publiques. Je mets à ma charge l'obligation de dresser les comptes de la Nation et d'éclairer l'opinion sur l’état des lieux ». Dans cette perspective, il ajoute : « Je compte restituer aux organes de vérification et de contrôle de l'État la plénitude de leurs attributions. Dans le même sens, l'assainissement de l'environnement des affaires et la lutte contre la corruption et la concussion me tiennent particulièrement à cœur. » Il se fait plus menaçant encore et lance en direction des gestionnaires de deniers publics : « À tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protégerai personne. Je dis bien personne. » Et il engageait alors fermement le Gouvernement « à ne point déroger à cette règle ». 

Arrêtons-nous seulement sur son engagement à « restituer aux organes de vérification et de contrôle de l'État la plénitude de leurs attributions ».Rappelons que, dans cette perspective, il avait fait voter deux lois importantes : la Loi n° 2012-22 du 17 décembre 2012 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques et celle n° 2012-30 du 28 décembre 2012 portant création de l’Office nationale de lutte contre la fraude et la concussion (OFNAC). A propos de cet Office, il avertissait sans ambages  ses camarades républicains lors de l’université d’hivernage tenue à Mbodiène en 2012. « L’OFNAC est pour nous, et la Cour de répression de l’Enrichissement illicite (CRÉI) pour les autres », leur avait-il lancé, non sans répéter qu’« il ne protègerait personne ». On connaît la suite pour la CRÉI. Après Karim Wade, le Procureur spécial voulut passer à la vitesse supérieure, en convoquant les deux suivants de la liste des 25. Contre toute attente, il est relevé en pleine audience. Pourtant, ce n’est un secret pour personne que les 24 autres compagnons du vieux président-politicien sont loin d’être blancs. Même s’ils doivent bénéficier de la présomption d’innocence. Pour ce qui les concerne d’ailleurs, la présomption de culpabilité conviendrait mieux, si elle existait dans le Code pénal sénégalais. 

L’OFNAC ne connut pas un meilleur sort. Sa présidente fut braquée dès que, de l’autre côté de la barrière, on se rendit compte qu’elle entendait exercer la plénitude des compétences que lui conférait la loi. Rappelons que la Présidente et les douze membres de l’Office ont été installés le 11 août 2014. Après 18 mois de travail dans des conditions qui n’étaient pas des meilleures, la Présidente a transmis, sur décision de l’Assemblée générale des membres, sept (7) rapports au Procureur de la République de Dakar et un (1) à celui de Louga, ce dernier ayant traité rapidement le dossier qu’il a reçu. A ces huit rapports se sont ajoutés trois (3) autres que la Présidente n’avait pas eu le temps de transmettre, son éviction étant intervenue entre-temps. Mais ils avaient été déjà examinés par l’Assemblée générale, qui avait aussi décidé de leur transmission au Procureur de la République. Les trois rapports en instance furent transmis par sa remplaçante. Parmi ces rapports figure celui, très lourd, concernant les fausses quittances au niveau de certains centres fiscaux de Dakar. Ce sont donc onze (11) rapports relatifs à des infractions à la loi pénale bouclés et transmis, que l’équipe de l’ancienne Présidente avait à son actif. 

Quatre autres rapports pour lesquels l’Assemblée générale avait demandé des investigations complémentaires, étaient en cours de traitement. En outre, de nombreuses enquêtes étaient en cours, notamment celles sur les Affaires Petro-Tim et Bigtogo, la spoliation foncière au niveau de la Corniche, la gestion des 40 % du budget de fonctionnement alloués au secteur de l’Education, la caisse d’avance du COUD, etc. Arrêtons-nous sur cette fameuse caisse d’avance, devant laquelle celle de la Mairie de Dakar est une naine. Après la transmission du premier dossier concernant la gestion du Directeur général décriée par une plainte, la Présidente avait établi un ordre de mission pour enquêter sur cette fameuse caisse d’avance qui avait attiré l’attention des premiers missionnaires. Le DG prenait 150 millions de francs CFA tous les dix jours pour l’achat de légumes, soit 450 millions tous les mois.  

Avec cette caisse, le DG s’est permis tous les abus. Il a notamment acheté un kg de haricot pour 4500 francs et 300 kg de poivre tous les mois (de quoi ‘’poivrer’’ tout Dakar). La mission avait également débusqué d’énormes autres cas de fraude et de corruption dans la restauration, ainsi que dans la réalisation d’infrastructures. Il fallait arrêter rapidement cette mission qui allait vraiment très loin. Le décret du 25 juillet 2016 est ainsi tombé, à bon escient pour le DG qui allait être bombardé, huit mois après, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, pendant que l’ancien Maire de Dakar croupit encore en prison. 

Le dossier de cet homme surprotégé dort sur la table du Procureur de la République, à côté de 17 autres transmis par l’OFNAC, dont 11 par l’ancienne Présidente, en 18 mois. Sur la même table, gisent 198 autres transmis par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Les rapports de l’Inspection générale d’Etat (IGE), dont celui sur l’Affaire Petro-Tim, connaissent le même sort, sous le lourd coude du président-politicien. En particulier, les ‘’rapports publics sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes’’ ne sont plus publiés. Le dernier à l’être, c’est celui de 2015. Le président-politicien se serait farouchement opposé à la publication des suivants et, principalement à celle de 2016. On peut se demander légitimement d’ailleurs, si l’IGE continue à les produire. 

Voilà où nous en sommes dans notre pauvre pays, près de soixante ans après  son accession à ladite souveraineté internationale. Alors que, que dans nombre d’autres pays, on mène une lutte sans merci contre la corruption, les détournements de deniers publics, la concussion, etc., chez nous, les plus hautes autorités, avec en tête le président de la République, les entretiennent au grand jour, en garantissant l’impunité à leurs auteurs. L’Affaire Petro-Tim et ce gênant rapport de l’IGE en sont une parfaite illustration. Ce rapport de l’IGE en particulier, qui devrait mettre mal à l’aise ses auteurs, comme le Vérificateur général et l’ensemble des inspecteurs généraux d’Etat. 

Dakar, le 8 juillet 2019 
Mody Niang 


Mardi 9 Juillet 2019 - 08:28





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11/04/2017 08:33

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement
Abdallah Boureima est le nouveau président de la commission de l'UEMOA. Le Nigérien a été désigné, ce matin, en Côte d'Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, réunis en session extraordinaire.
 
Mais selon une note de la Présidence, c’est le Président de la République Macky Sall qui « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union » qui a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique.
 
La Conférence a décidé aussi, selon la même source, qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA.
 
D’autre part, lit-on sur la note, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, « le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique ».
 
Pour finir, poursuit la source, la Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky SALL et son leadership dans la sous-région.
02/09/2014 08:06

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants
Quelques membres de la douane Sénégalaise ont été formés la semaine dernière, sur la convention relative aux polluants organiques persistants (Pop) et autre textes sur les produits chimiques. L’intérêt selon Aïta Sarr Seck, chef de la Division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la Direction de l’environnement et des établissements classés, et de restreindre puis éliminer totalement la production, l’utilisation, l’écoulement et le stockage des Pop. 
«Le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm depuis 2003, mais il y a d’autres polluants organiques inscrits sur l’ancienne liste et c'est pour cela qu’il est nécessaire de former les agents des douanes sur ces polluants qui sont néfastes pour l’environnement et les êtres humains ». 
Habib Ampa Dieng, chef du bureau du recrutement à la division de la formation, a expliqué qu’il s’agissait lors de cette formation, de sensibiliser sur la convention relative aux polluants, de présenter la convention, ses aspects juridiques les engagements des Etats et plus particulièrement les agents des douanes. Ceci dans le souci que « les agents des douanes sachent reconnaître les polluants lorsqu’ils se présentent à nos frontières et qu’ils aient les bonnes attitudes pour le respect des engagements du Sénégal à l’égard de cette convention internationale » dira t-il. 
Aïta Sarr Seck a signalé que les POP « sont particulièrement préoccupants, en raison de leur persistance et leur grande capacité à se déplacer sur de longues distances...
22/08/2013 23:39

Une Grande Société de la Place recrute : Le Directeur Projets, Formulation, Qualite, Hygiene et Securite Alimentaire

 
                                MISSIONS ET PRINCIPALES RESPONSABILITES
 
Missions :
Construire un projet d’avenir pour le pôle alimentaire. Donner la direction et la maintenir dans les rubriques suivantes :
Conception de nouveau produit
Formulation et biochimie
Qualité
Sécurité alimentaire
Production de produits alimentaires

 
  • Elaborer les stratégies liées à la formulation, création, développement, analyses et caractérisation de produits, ainsi que sur les procédés de production et de conservation des aliments. 
  • Effectuer différentes analyses microbiologiques et biochimiques des composants des produits afin de t’assurer de leur qualité. 
  • Contrôler et de superviser la qualité des aliments transformés ou fabriqués afin qu’ils répondent aux normes gouvernementales et aux politiques de l’entreprise en matière de qualité.
  • Faire appliquer les règlements et les politiques en matière d’hygiène et de salubrité au sein de l’usine et d’en implanter de nouvelles afin de maximiser le processus de qualité des produits.
  • Mettre les processus en conformité à la législation, la réglementation, la toxicité, l'innocuité, et propose des orientations pour utiliser ces avantages pour la stratégie marketing. 
 
Responsabilités :
 
Le Directeur Projets, Formulation, Qualité, Hygiène et Sécurité alimentaire est responsable des points listés ci-après :
 
  • Construire des recettes en fonction des besoins des clients
  • Etude de nouveaux produits, la définition des gammes et de leur évolution, notamment lors des changements importants de composition des formules
  • Contrôle microbiologique des matières premières et produits fabriqués
  • Contrôle qualité sur toute la chaîne de production
  • Construire le plan de nettoyage et désinfection
  • Construire le plan de traçabilité des lots de production
  • Mettre en place un protocole de rappel des produits et de gestion de crise
  • Mettre en place un plan pour la gestion des allergies potentielles
  • Mettre en place un plan de prévention des risques phytosanitaires
  • Mettre en place la démarche HACCP
  • Assurer une veille législative
  • Participer au processus de gestion des réclamations clients
  • Mettre en place protocole de détermination des DLC et DLUO
  • Mettre en place dispositifs et protocoles pour garder les échantillons de produits
  • Mettre en place méthodologie d’analyse sensorielle et tests organoleptiques
  • Mettre en place les procédures de contrôle qualité et s’assurer de leur application
  • S’assurer de la calibration des instruments de mesure-
  • Plan en place un plan d’audit interne processus
  • Participer aux Comités de Pilotage du pôle alimentaire
  • Entretenir des relations régulières avec les partenaires du pôle alimenatire et organismes de recherches extérieures
  • Travailler en étroite collaboration avec la direction commerciale et développement ainsi que le(s) chef(s) produits
  • Travailler en étroite collaboration avec le responsable de la fabrication afin de prendre en compte, dans sa formulation, les contraintes technologiques propre à l’usine.
  • Communiquer en continu avec le responsable des achats
 
Compétences Requises :
Technologie alimentaire, biologie appliquée a la nutrition et alimentation
Technologie des emballages et emballeuses
Gestion des usines alimentaires et performance industrielle
Gestion des processus
Hygiène
Gestion des assets
Innovation et propriété intellectuelle
Gestion des coûts de production
 
Niveau formation
- Ingénieur Bac+4/5 Food processing – Quality - biochimie
- Expérience Professionnelle : 10 ans
 
Langues
- Français : Courant
- Anglais : Courant
 
Veuillez envoyer par E-mail votre dossier de candidature : CV + lettre de motivation en mentionnant le titre du poste à l’objet du courriel à recruteonesn@gmail.com
 
Bamba Toure
28/07/2013 00:40

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute
TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

 

Bamba Toure
13/06/2013 09:14

Une Grande Société de la Place recrute

Une Grande Société de la Place recrute
Bamba Toure
18/05/2013 01:13

COMMUNIQUE DE PRESSE ARTP

L’ARTP ACCOMPAGNE LE PELERINAGE DE POPENGUINE POUR ASSURER UNE BONNE QUALITE DE SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
 
L’ARTP met à la disposition du public :
 
1. Un Numéro Vert : le 800 200 200 
 
Ce numéro vert est destiné aux utilisateurs des services de la téléphonie mobile et Internet  présents à Popenguine durant le Pèlerinage  2013, pour leur permettre de saisir l’ARTP, en cas de dysfonctionnements ou de perturbations sur les réseaux des opérateurs Orange, Tigo ou Expresso.

Vous pourrez appeler gratuitement au 800 200 200 si vous êtes confrontés aux problèmes suivants :
  • difficultés à émettre ou recevoir des appels ;
  • difficultés à envoyer ou recevoir des SMS ;; 
  • difficultés d’accès à Internet à partir de votre téléphone portable ou clé Internet ;
  • coupures de communications ;
  • ou tout autre dysfonctionnement ou perturbation constaté sur les réseaux de téléphonie mobile.
Pour toute autre réclamation (aspects commerciaux, carte de recharge, facturation, restriction d’appel, etc.), veuillez contacter le service client de votre opérateur.  
 
Le numéro 800 200 200 sera opérationnel  du  samedi 18 mai 2013 à partir de 00h au lundi 20 mai 2013 2013 à 23h59mns.
 
2. Une équipe technique de l’ARTP sera également présente en permanence à Popenguine:

Pour s’assurer de la qualité des services offerts par Orange, Tigo et Expresso, l’équipe de l’ARTP effectuera régulièrement des tests qualitatifs à Popenguine et ses environs et sera en contact permanent avec les opérateurs pour veiller à ce qu’ils apportent des solutions adaptées si des perturbations sont constatées. 
 
L’ARTP souhaite un bon pèlerinage marial à la communauté catholique.
 
Abou Lo, Directeur général 
 
Bamba Toure
10/04/2013 22:32

VIP NEWS N°4

VIP NEWS N°4
VIP NEWS N°4
Bamba Toure
25/03/2013 22:48

Communiqué Rewmi

Communiqué Rewmi
Bamba Toure
14/03/2013 23:00

Office National de Formation Professionnelle

Office National de Formation Professionnelle
Bamba Toure
11/03/2013 12:04

RECRUTEMENT ASSISTANT IMMOBILIER

FICHE DE POSTE
 
MISSION

Il aura pour mission d’assister les cadres dirigeants et les consultants du groupe en charge du développement ou de la gestion de projets immobiliers.
Son rôle sera, entre autre de :
  • Organiser, à la demande des chefs de projets, les réunions de travail et de décisions nécessaires à l’avancement des projets, tant en interne au groupe qu’avec des participants extérieurs,
  • Contrôler la bonne exécution des plannings et assurer les relances nécessaires,
  • Veiller à la bonne circulation de l’information,
  • Représenter le groupe à toute réunion organisée par un prestataire extérieur ou sa présence serait souhaitée. Rendre compte de ces réunions,
  • Procéder, à la demande des chefs de projets, à la recherche d’information de toute nature.
 
Il aura également en charge d’entreprendre et de faire aboutir  l’ensemble des démarches administratives et juridiques nécessaires à l’avancement des projets : baux, dossiers d’autorisation de construire, constitution de SCI, relations avec les services fiscaux…
 
Il assurera  enfin la liaison entre le groupe et les notaires et avocats susceptibles d’intervenir sur les projets. 
 
FORMATION/EXPERIENCE
 
De formation juridico /économique, il aura 4 à 5 ans d’expérience professionnelle.
Cette expérience lui aura permis d’acquérir une bonne connaissance du secteur immobilier sénégalais : promoteurs, architectes et bureaux d’études, commercialisateurs,  entreprises de bâtiment, administrations …
 
Le poste est basé à Dakar mais demande une grande disponibilité.
 
Après une période d’activité probante, une évolution de carrière vers des responsabilités accrues pourra être envisagée.
 
Envoyez votre CV : recruteonesn@gmail.com
 
 
Bamba Toure