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Arabisant et rappeur, Massakho Dia voit son avenir en grand

Arabisant devenu rappeur par passion, Massakho Dia, un jeune Sénégalais de 24 ans, rêve de jouer un jour ‘’un grand rôle sur la scène musicale mondiale’’, en se faisant le défenseur des opprimés ‘’partout dans le monde".


Arabisant et rappeur, Massakho Dia voit son avenir en grand
Sous ses airs de collégien, Massakho Dia est un rappeur au look tranchant et aux idées inspirées de préoccupations citoyennes, même s’il doit encore faire sa renommée dans un monde qui lui parait peu destiné. Les ambitions les plus folles qu’il nourrit pour lui-même, autant que pour son art, devrait l’y aider à terme.

"Cela parait paradoxal aux yeux de certains. Mais il est possible d’apprendre le Coran et l’arabe, pour faire ensuite du rap, contrairement à une idée répandue’’, dit celui qui semble déterminé à donner du relief à sa carrière, alors que son cursus scolaire, sanctionné par un Brevet arabe, ajouté à sa maîtrise du Coran, font qu’il était plutôt destiné à la régence d’une mosquée de quartier.

Mais lui ne s’y est pas trompé, qui continue d’asséner ses vérités propres à propos d’un style de musique qui l’a emballé dès sa plus tendre enfance. ‘’Le rap est une musique qui permet de porter des messages. Il s’agit de porter les bons messages", justifie-t-il dans une gestuelle et un accent qui ne sont pas sans rappeler le style de bien des rappeurs confirmés de la scène sénégalaise.

Pour dire le moins, Massakho Dia a dû venir à bout d’écueils qui paraissaient à priori insurmontables, pour démarrer sa carrière. "C’était très difficile, parce que ma mère m’avait opposé un niet catégorique (…), mais je continuais à jouer en cachette, avec la complicité de ma grande sœur qui aimait beaucoup écouter le rap sénégalais", déclare "Lil Thia", nom de scène du jeune rappeur.

"Avec ma sœur, je passais tout le temps à écouter du rap et c’est là que le virus m’a piqué. Maman a tout fait pour m’en éloigner, mais devenir rappeur était une passion qui me brûlait de l’intérieur’’, insiste-t-il, pour porter davantage témoignage de son abnégation.

"Il m’arrivait même de reproduire textuellement des chansons de rap dans mes cahiers de leçons. Du coup, je multipliais les recherches pour satisfaire ma curiosité. Je voulais m’assurer d’une bonne maîtrise de la culture du hip-hop", poursuit-t-il.

Originaire de Boudy Sakho, un village de la région de Thiès, Massakho Dia semble déjà heureux d’avoir réussi à se faire un nom dans la capitale du rail, où il a démarré sa carrière solo. ‘’Je suis déjà connu à Thiès pour deux tubes sortis en 2012 : +Beugg Tekki+ d’abord, puis +Respect pour les papas+. Je participe à pas mal de concerts et j’anime les foyers des jeunes dans le milieu scolaire", a-t-il dit.

Mais pour lui, le véritable challenge, c’est de monter à Dakar pour asseoir les bases d’une conquête du marché de la capitale, place forte du rap autant sénégalais qu’africain, si l’on en croit certains spécialistes de ce style de musique.

Pour débuter, il a déjà formé à Thiès son propre groupe de musique. Il considère cet orchestre à l’état embryonnaire comme un laboratoire de sons destiné à disséquer les maux de la société. "Nous avons mis en place un groupe qui s’appelle +Star City+. Il y a d’autres jeunes qui travaillent avec moi. L’objectif, c’est de dénoncer, à travers notre musique, les injustices et les inégalités", a soutenu Massakho Dia.

" J’incite les jeunes à croire en eux-mêmes chaque fois que je suis sur scène. Il ne faut pas se laisser gagner par l’oisiveté. Les séances interminables de thé doivent cesser. Il ne faut dépendre de personne, ni même de l’Etat", a-t-il martelé, ajoutant que comme "la vie est une succession de combats, il faut savoir se battre".

Sur ce point, le jeune rappeur peut être considéré comme un adepte du mouvement ‘’Y’en a marre’’ qui compte insuffler aux nouvelles générations une mentalité plus citoyenne. "Y’en a marre mène un combat purement citoyen à travers des actions civiques. En tant que jeune talent et citoyen, je ne peux que me réjouir de l’esprit Y’en a marre", commente Massakho Dia.

"Je veux jouer un jour un grand rôle sur la scène musicale mondiale. Je me donnerais les moyens pour être le défenseur des opprimés partout dans le monde", a dit Massakho Dia sur un ton quelque peu rêveur, mais empreint d’une détermination sans faille à apporter sa contribution au décollage économique et culturel de son pays.


Jeudi 12 Juillet 2012 - 14:46





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