Sahel : enquête sur l’armement des djihadistes...


Sahel : enquête sur l’armement des djihadistes...
Mardi 10 décembre 2019. En fin d’après-midi, près de 500 hommes à bord de motos et de pick-up se dirigent vers la frontière nigéro-malienne, dans la région de Tillabéry. Un carnage se prépare. Mais les soldats nigériens qui occupent le camp avancé d’Inates ne le savent pas encore. Suivant une stratégie bien ficelée, les assaillants visent d’abord le centre de transmission de la garnison et le mettent hors de service. Place aux tirs d’artillerie pour pilonner le camp. 

Selon nos informations, les djihadistes ont fait usage d’une lance grenade saisie à l’armée nigérienne lors de l’embuscade de Baley Béri du 14 mai 2019 (27 militaires tués, six blessés et deux véhicules calcinés). Lorsque les stocks de munitions et de carburant ont explosé, entraînant la mort de certains soldats, ils passent à la vitesse supérieure. Un véhicule kamikaze est envoyé pour ouvrir la voie aux fantassins qui attaqueront avec des mitrailleuses légères et des fusils d’assaut. Les combats sont ainsi partis pour durer au moins trois tours d’horloge. L’armée nigérienne perd 71 membres dans cet assaut d’envergure revendiqué le 10 janvier par l’Organisation État Islamique qui l’attribue à sa province en Afrique occidentale. Cette attaque d’une rare violence a combiné des tirs d’artillerie, l’emploi de véhicules kamikazes et des centaines d’armes légères. C’est le type d’armes auquel ont recours les groupes armés opérant dans le Sahel.
 
 
Sahel : enquête sur l’armement des djihadistes...
Les types d’armes utilisés par les djihadistes

« Concernant les armes légères d’infanterie (ALI), c’est en général un arsenal assez basique », place d’emblée Franz Najean, coordinateur régional de la sécurité d’une grande organisation humanitaire qui suit de près les groupes djihadistes. « On retrouve le triptyque classique des groupes insurrectionnels depuis des décennies, soit les fusils d’assaut de la famille AK (Kalashnikov), la mitrailleuse légère et le lance-roquette portatif RPG-7 et leurs dérivés. On peut aussi observer des mitrailleuses lourdes de calibre 12.7 mm (souvent DShk ou NSV), qu’on peut facilement monter à l’arrière de pickup pour en faire des véhicules militarisés surnommés les technicals », ajoute-t-il.
 
Le rapport 2017 de Small Arms Survay sur la circulation des armes légères, souligne que la « majorité des armes illicites qui circulent parmi les groupes armés des zones touchées par un conflit sont des fusils de type militaire et des systèmes d’armement légers souvent fabriqués il y a plusieurs décennies ». 

Citant une analyse des données sur les armes illicites rassemblées parmi les différents groupes d’experts de l’Onu chargés de la surveillance des sanctions en Afrique, l’organisation spécialisée sur les recherches sur les armes indique que ces « armes sont constituées pour la majorité de fusils militaires (plus de 60%, mais aussi d’armes de poing (21%), de fusils de chasse (11%) et d’armes factices (4%).
 
« Concernant les tirs indirects, les groupes sont susceptibles d’utiliser des moyens d’artillerie légère, comme les mortiers légers (60 mm, 82 mm), voire lourds (120 mm), comme c’est le cas de l’État Islamique dans le bassin du lac Tchad. S’ils en disposent, les groupes peuvent parfois aussi utiliser des roquettes de 107 mm ou 122 mm. Souvent, comme les combattants n’ont pas forcément de lanceurs adaptés, ces projectiles sont tirés à partir d’affûts artisanaux », explique-t-il.
 
Selon notre interlocuteur, « sans être très sophistiqués, ces armes, pour beaucoup d’origine russe ou chinoise, sont efficaces, robustes et adaptées aux conditions difficiles dans lesquelles ces groupes opèrent ». « Elles correspondent aussi à leurs modes d’actions tactiques de guérilla », argumente Franz Najean.

Les djihadistes ont aussi intégré l’usage de véhicules piégés dans leur mode d’action depuis quelques années. Aussi bien le GSIM que l’ex EIGS font recours à cette « arme » redoutable pour ouvrir la voie aux fantassins.
Pour Dakaractu, l’analyste de sécurité qui publie sous le pseudonyme Mr. Q. sur Twitter a répertorié le type et le nombre d’armes dans les 1370 attaques revendiquées par l’État Islamique en Afrique occidentale d’avril 2016 à septembre 2021. L’organisation djihadiste a fourni le type d’armes pour 550 attaques. Dans ce décompte tiré des revendications de l’hebdomadaire de l’EI, « al Naba », les fusils d’assaut et les mitrailleuses occupent un pan important de l’armement utilisé par la PEIAO. Les engins explosifs improvisés (IED) ont aussi une place non négligeable alors que le reste du matériel est constitué de mortiers, de roquettes, de véhicules suicides, de gilets explosifs et enfin de couteaux (voir graphique).




 
 
 
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Mais aussi basique que soit la majorité de l’armement des djihadistes, il suscite des interrogations quant à leur provenance.

Les sources d’approvisionnement

Dans un premier temps, l’arsenal libyen est indexé du doigt. À ce titre, l’enquête de Conflict Armament Research sur les transferts d’armes transfrontaliers dans le Sahel, publiée en 2016 a fait des découvertes intéressantes. « CAR a répertorié des armes dans six pays à travers l’Afrique et le Moyen Orient qui ont certainement, ou très probablement, été détournées à partir des stocks libyens. Ces résultats confirment la grande dispersion du matériel de l’ère Kadhafi », fait remarquer CAR qui cite des MAnpads SA-7b de fabrication russe, des roquettes de 40 mm de type F7, de fabrication coréenne, des roquettes M79 90 mm HEAT, plusieurs fusils d’assaut polonais, des obus de mortiers de 60mm et 81 mm de fabrication belge et française vus soit au Mali, en Centrafrique ou en Côte d’Ivoire.

Mais des années après la chute du guide de la révolution libyenne à la faveur du printemps arabe, peut-on continuer d’accuser les « armes libyennes » dans l’insécurité qui continue de prévaloir dans au moins trois pays du Sahel ?
Analyste pour l’ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED), Héni Nsaibia trouve que ce discours brandi à tout bout de champ par les dirigeants sahéliens est devenu « un peu vieux. « Il n’est plus d’actualité lorsqu’on parle d’armes détenus par les djihadistes sahéliens », soutient ce spécialiste des groupes djihadistes sahéliens. « Je pense qu’il faudrait en finir avec certaines idées reçues ou fantasmes persistants comme des livraisons massives d’armement extra-régional, notamment les fameuses « armes de Libye », appuie Franz Najean. Conflict Armament Research navigue dans le même sens en relevant que la « violence armée dans la région du Sahel semble également être alimentée par des flux d’armes et de munitions de provenance autre que libyenne ». « Ces approvisionnements reflètent la diminution progressive de la disponibilité en matériel de l’ère Kadhafi depuis 2012 et la hausse concomitante de la demande locale en armes », explique CAR à travers les conclusions de son enquête sur les transferts d’armes transfrontaliers dans le Sahel.

La mort de Kadhafi a balisé la voie à une nouvelle période d’instabilité marquée par des hostilités entre deux gouvernements (de l'Est et de l’Ouest) pour le contrôle du pays. Une crise qui a profité aux groupes djihadistes tels que l’État Islamique. Après Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie, la troisième capitale de cette organisation a été implantée à Syrte, à 400 kilomètres à l’est de Tripoli. Preuve de l’importance de cette « conquête », les dirigeants de l’État Islamique appelaient les aspirants djihadistes à faire leur voyage en Libye ou au Nigeria au lieu de la lointaine zone syro-irakienne. C’est l’opération « Al Bunyan al Marsous », menée par la ville voisine de Misrata qui a mis fin au règne des djihadistes entre mai et décembre 2016.

Le tarissement de ce canal d’approvisionnement laisse émerger une autre source jusque-là ignorée. Franz Nagean convoque la présence antérieure de certaines des armes en circulation dans la région sahélienne « passant de main en main ».

En avril 2020, le chercheur Georges Berghezan détaille pour RFI l’origine de quelques armes industrielles circulant au Sahel issues des stocks burkinabé sous l’ère Blaise Compaoré pour soutenir les rebelles nordistes de Côte d’Ivoire. « D’après le rapport de l’Onu, la majorité des armes qui ont été transférées depuis les arsenaux de l’armée du Burkina Faso vers la Côte d’Ivoire étaient de « type 56 », c’est-à-dire la version chinoise de la kalachnikov. Il y avait aussi des modèles AK (Kalachnikov) provenant de Pologne, des pistolets HK (Heckler et Koch) d’origine allemande mais produits aux États-Unis, et des munitions fabriquées en Serbie et en Roumanie », précise le chercheur.

Au sujet de la production locale, le rapport Small Arms Survey de janvier 2019 sur « L’Atlas des armes : cartographie des flux illicites d’armes légères » documente la capacité de 19 États à produire des armes légères et des munitions et renseigne qu’au moins 7 ont produit des fusils de type AK et 11 ont produit des munitions de calibre 7,62 × 39 mm.
Par ailleurs, Héni Nsaibia invite à jeter un œil sur les « les stocks d’État même si les armes sont encore pour la plupart originaires d’Europe de l’est et de la Chine ».

Les forces armées en mode « fournisseur » des GAT en armes

« Par détournement de matériel de stocks nationaux, on entend les pertes d’armes et de munitions placées sous le contrôle des forces de défense et de sécurité d’un État », définit Small Arms Survey. « Ces détournements peuvent revêtir différentes formes –dont des vols commis par des membres desdites forces de défense et de sécurité ou des pertes de matériel subies au cours d’offensives –et sont souvent facilités par des mesures de surveillance et de sécurité physique des stock », continue SAS. « Mais je pense que nous assistons actuellement à quelque chose d'assez grave puisque les nouvelles armes se perdent au combat presque aussi vite qu'elles arrivent », s’inquiète Héni Nsaibia. « À l’occasion d’embuscade ou de pillage de camp militaire, les combattants radicaux s’emparent régulièrement de grandes quantités d’armement et de munitions. C’est ce que les djihadistes appellent la « Ghanima » en arabe…», démêle Franz Najean.

Le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) et son concurrent l’ex État Islamique au Grand Sahara (rattaché à la province de l’État Islamique en Afrique occidentale depuis 2019) exhibent ce butin de guerre à travers leurs canaux de propagande après chaque attaque contre des soldats ou contre des groupes d’auto-défense.



 
 
 
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Au lendemain de l’annonce de la naissance du GSIM en mars 2017, la branche médiatique de l’organisation dirigée par Iyad Ag Ghali montre des armes saisies aux forces de défense et de sécurité nigérienne dans la zone de Midal le 5 juillet de la même année. Les armes identifiées par Héni Nsaibia pour Dakaractu sont constituées de mitrailleuses lourdes KPV, une mitrailleuse légère W85, des roquettes 107 mm type 63 et une vingtaine de fusils de type 56 (Kalachnikov de fabrication chinoise) et une grande quantité de munitions. Suite à l’attaque de Diougouni du 22 janvier 2020 contre des FDS maliennes, les djihadistes affirment avoir mis la main sur des fusils d’assaut de type 56 (chinois), des AKM, des Zastava M70 et des pistolets automatiques. Un peu plus tôt, en septembre 2019, le GSIM saisit à Nassoumbou et Baraboulé des mitrailleuses légères de type Zastava M84 et MG-1M, neuf RPG dont plusieurs DIOP iraniens. Le fusil de type 56 est la copie chinoise de la célèbre AK-47 russe tandis que le Zastava M70 est un fusil d’assaut yougoslave dérivé des AK 47 et AKM 59.
 
 
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Dans le même registre, des experts d’Amnesty International ont passé en revue entre janvier 2018 et mai 2021 400 contenus numériques (photos et vidéos) en provenance du Burkina Faso et du Mali diffusés par des groupes armés –terroristes, autodéfense ou supplétifs. Parmi ces contenus, 12 cas d’armes récentes fabriquées par Zastava, notamment des mitrailleuses lourdes M02 Coyote et des fusils mitrailleuse M92 et M05 dont les derniers modèles M05E3 ont été identifiés. Même s’il reste à prouver que ces armes ont été détournées vers des groupes armés, soit par des canaux illicites soit par des prises sur les sites des affrontements, il n’en demeure pas moins que dans la période concernée, la Serbie a fourni des armes au Burkina. Selon Amnesty International, ce pays d’Europe de l’est a indiqué dans ses rapports annuel au TCA (Traité sur le commerce des armes) avoir transféré au total 20 811 fusils d’assaut et carabine, 400 fusils d’assaut, 600 revolvers et pistolets à chargement automatique, et 290 mitrailleuses au Burkina Faso.

Il faut savoir que « les armes légères les plus modernes dont disposent les groupes, comme certains fusils d’assaut customisés, ont la plupart du temps été saisis aux militaires », comme le précise Franz Najean. « Souvent au sein des groupes djihadistes, elles sont considérées comme des armes de prestige, destinées aux chefs ou pour illustrer leur propagande. Ainsi, fin 2019, Higo al Maghribi, haut cadre de l’État Islamique au Sahel, posait sur photo avec un fusil d’assaut moderne M4 (américain), vraisemblablement saisi sur les membres des forces spéciales américaines tués lors de l’embuscade de Tongo Tongo au Niger, le 4 octobre 2017 », fait-il observer.




 
 
 
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La dissimulation

S’approprier l’arme d’un soldat au cours d’un combat est une chose. Savoir la cacher est une autre paire de manches dans un espace dans lequel le moindre fait est scruté par les services de renseignement occidentaux et de la région. Pour passer entre les mailles des filets, les djihadistes ont donc besoin de faire preuve d’ingéniosité. Une source bien renseignée sur les organisations djihadistes du Sahel confie à Dakaractu que l’entretien des armes est une tache dévolue à chaque combattant. Quant aux armes collectives, elles sont entretenues par des spécialistes qui ont l’habitude de les utiliser. Pour la dissimulation des armes, il nous revient de la même source qu’elles sont d’abord emballées dans du plastique et enterrées sous terre. Pour les retrouver, ils interrogent les coordonnées GPS de ces cachettes. « Ils enfouissent même les véhicules ou les motos », renchérit notre informateur.

Pour mener des attaques dans des capitales régionales ouest-africaines telles que Ouagadougou, au Burkina Faso et la station balnéaire de Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, Al Mourabitoune a transporté les armes du Mali vers ces pays. Les constatations de Conflict Armament Research ont révélé que les armes (Kalachnikovs de type 56-1 de fabrication chinoise) qui ont servi à commettre ces attentats terroristes pourraient provenir du même fournisseur que celles retrouvées entre les mains des combattants de l’État Islamique par les Unités de protection du peuple (YPG) de Syrie, en 2015. Des enquêtes approfondies sont nécessaires pour déterminer la source d’approvisionnement. Ce qui est moins difficile à établir, c’est la manière dont les auteurs de ces attaques ont fait traverser ces fusils d’assaut d’un pays à un autre. C’est l’organisateur lui-même qui en fait le récit. Auditionné au Mali en 2017 par un enquêteur du Federal Bureau of Investigation (FBI), l’arabe malien Mimi Ould Baba Ould Cheikh a avoué que les armes entièrement assemblées, des munitions, des chargeurs, huit grenades à main brunâtres de style ananas et des gilets tactiques beiges ont été cachés dans le pneu de secours d’un véhicule de type Helix Blanc, avec des plaques d’immatriculations togolaises contrefaites. C’est presque le même procédé qui a été utilisé pour l’attaque de Grand Bassam du 13 mars 2016 qui a fait 22 morts.




 
 
 
La facilité avec laquelle ces malfaiteurs ont convoyé des armes met à nu la porosité des frontières et l’absence d’un contrôle rigoureux qui favorise le trafic transfrontalier et « le trafic de fourmis ». Lequel trafic consiste à transférer des armes en petite quantité.

Refonte des lois sur la détention des armes à feu

Mais prendre le dessus sur ce trafic devrait déjà commencer par une maîtrise de la détention des armes à feu en Afrique. Au Mali, la loi n°2004-050 du 12 novembre 2004 régit la détention des armes et des munitions. D’après Amadou Tidiane Cissé dans son ouvrage « Terrorisme : la Fin des Frontières ? » paru cette année, « la loi dispose que le commerce et la fabrication des armes blanches sont soumis à autorisation préalable et au paiement d’une patente. Une interdiction formelle de port d’armes blanches au niveau des agglomérations est faite aux citoyens. En ce qui concerne les armes à feu à canon lisse (fusil de chasse et les armes à feu à canon rayé (carabine de chasse), leur commerce, importation et fabrication sont soumis à l’autorisation préalable du ministère en charge de la sécurité. L’achat et l’importation des munitions restent également soumis à autorisation. Enfin, la détention d’armes de guerre par des particuliers fait l’objet d’une interdiction stricte ».

Cependant, cette loi comporte des faiblesses telles que « l’exclusion de son champ d’application des armes légères de petit calibre et des armes de guerre, le silence sur les notions de courtage et de marquage des armes, l’absence de référence sur la gestion des stocks d’armes, le déficit d’encadrement du métier de fabricant d’armes et artisanales et de la détention desdites armes par les civils et la faiblesse notée dans la gestion des munitions d’armes importées par les touristes dans le cadre de leurs activités de chasse ». Les autorités maliennes envisagent une refonte de la loi pour corriger ces limites et éventuellement leurs conséquences sur la prolifération des armes légères et de petit calibre.    

Le contrôle doit aussi concerner les précurseurs  chimiques utilisés par les groupes djihadistes pour confectionner des engins explosifs improvisés. « Non seulement leur soustraction au contrôle douanier occasionne des pertes de recettes fiscales, mais elle contribue à déstabiliser les régions en proie à des conflits entretenus par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans et l’État Islamique au Grand Sahara, qui utilisent lesdits précurseurs dans le processus de fabrication des engins explosifs improvisés », fait constater l’Inspecteur Principal des Douanes selon qui, « l’application de la règlementation en matière d’importation des précurseurs chimiques, le contrôle des licences ou autorisations d’importation délivrées par les autorités habiletés, le transport, le stockage desdits produits demeurent des questions d’intérêt stratégique ».

dj

Lundi 13 Septembre 2021 - 07:25





Actualité en Afrique : environnement, énergies renouvelables, climat










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11/04/2017 08:33

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement
Abdallah Boureima est le nouveau président de la commission de l'UEMOA. Le Nigérien a été désigné, ce matin, en Côte d'Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, réunis en session extraordinaire.
 
Mais selon une note de la Présidence, c’est le Président de la République Macky Sall qui « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union » qui a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique.
 
La Conférence a décidé aussi, selon la même source, qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA.
 
D’autre part, lit-on sur la note, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, « le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique ».
 
Pour finir, poursuit la source, la Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky SALL et son leadership dans la sous-région.
02/09/2014 08:06

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants
Quelques membres de la douane Sénégalaise ont été formés la semaine dernière, sur la convention relative aux polluants organiques persistants (Pop) et autre textes sur les produits chimiques. L’intérêt selon Aïta Sarr Seck, chef de la Division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la Direction de l’environnement et des établissements classés, et de restreindre puis éliminer totalement la production, l’utilisation, l’écoulement et le stockage des Pop. 
«Le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm depuis 2003, mais il y a d’autres polluants organiques inscrits sur l’ancienne liste et c'est pour cela qu’il est nécessaire de former les agents des douanes sur ces polluants qui sont néfastes pour l’environnement et les êtres humains ». 
Habib Ampa Dieng, chef du bureau du recrutement à la division de la formation, a expliqué qu’il s’agissait lors de cette formation, de sensibiliser sur la convention relative aux polluants, de présenter la convention, ses aspects juridiques les engagements des Etats et plus particulièrement les agents des douanes. Ceci dans le souci que « les agents des douanes sachent reconnaître les polluants lorsqu’ils se présentent à nos frontières et qu’ils aient les bonnes attitudes pour le respect des engagements du Sénégal à l’égard de cette convention internationale » dira t-il. 
Aïta Sarr Seck a signalé que les POP « sont particulièrement préoccupants, en raison de leur persistance et leur grande capacité à se déplacer sur de longues distances...
22/08/2013 23:39

Une Grande Société de la Place recrute : Le Directeur Projets, Formulation, Qualite, Hygiene et Securite Alimentaire

 
                                MISSIONS ET PRINCIPALES RESPONSABILITES
 
Missions :
Construire un projet d’avenir pour le pôle alimentaire. Donner la direction et la maintenir dans les rubriques suivantes :
Conception de nouveau produit
Formulation et biochimie
Qualité
Sécurité alimentaire
Production de produits alimentaires

 
  • Elaborer les stratégies liées à la formulation, création, développement, analyses et caractérisation de produits, ainsi que sur les procédés de production et de conservation des aliments. 
  • Effectuer différentes analyses microbiologiques et biochimiques des composants des produits afin de t’assurer de leur qualité. 
  • Contrôler et de superviser la qualité des aliments transformés ou fabriqués afin qu’ils répondent aux normes gouvernementales et aux politiques de l’entreprise en matière de qualité.
  • Faire appliquer les règlements et les politiques en matière d’hygiène et de salubrité au sein de l’usine et d’en implanter de nouvelles afin de maximiser le processus de qualité des produits.
  • Mettre les processus en conformité à la législation, la réglementation, la toxicité, l'innocuité, et propose des orientations pour utiliser ces avantages pour la stratégie marketing. 
 
Responsabilités :
 
Le Directeur Projets, Formulation, Qualité, Hygiène et Sécurité alimentaire est responsable des points listés ci-après :
 
  • Construire des recettes en fonction des besoins des clients
  • Etude de nouveaux produits, la définition des gammes et de leur évolution, notamment lors des changements importants de composition des formules
  • Contrôle microbiologique des matières premières et produits fabriqués
  • Contrôle qualité sur toute la chaîne de production
  • Construire le plan de nettoyage et désinfection
  • Construire le plan de traçabilité des lots de production
  • Mettre en place un protocole de rappel des produits et de gestion de crise
  • Mettre en place un plan pour la gestion des allergies potentielles
  • Mettre en place un plan de prévention des risques phytosanitaires
  • Mettre en place la démarche HACCP
  • Assurer une veille législative
  • Participer au processus de gestion des réclamations clients
  • Mettre en place protocole de détermination des DLC et DLUO
  • Mettre en place dispositifs et protocoles pour garder les échantillons de produits
  • Mettre en place méthodologie d’analyse sensorielle et tests organoleptiques
  • Mettre en place les procédures de contrôle qualité et s’assurer de leur application
  • S’assurer de la calibration des instruments de mesure-
  • Plan en place un plan d’audit interne processus
  • Participer aux Comités de Pilotage du pôle alimentaire
  • Entretenir des relations régulières avec les partenaires du pôle alimenatire et organismes de recherches extérieures
  • Travailler en étroite collaboration avec la direction commerciale et développement ainsi que le(s) chef(s) produits
  • Travailler en étroite collaboration avec le responsable de la fabrication afin de prendre en compte, dans sa formulation, les contraintes technologiques propre à l’usine.
  • Communiquer en continu avec le responsable des achats
 
Compétences Requises :
Technologie alimentaire, biologie appliquée a la nutrition et alimentation
Technologie des emballages et emballeuses
Gestion des usines alimentaires et performance industrielle
Gestion des processus
Hygiène
Gestion des assets
Innovation et propriété intellectuelle
Gestion des coûts de production
 
Niveau formation
- Ingénieur Bac+4/5 Food processing – Quality - biochimie
- Expérience Professionnelle : 10 ans
 
Langues
- Français : Courant
- Anglais : Courant
 
Veuillez envoyer par E-mail votre dossier de candidature : CV + lettre de motivation en mentionnant le titre du poste à l’objet du courriel à recruteonesn@gmail.com
 
Bamba Toure
28/07/2013 00:40

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute
TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

 

Bamba Toure
13/06/2013 09:14

Une Grande Société de la Place recrute

Une Grande Société de la Place recrute
Bamba Toure
18/05/2013 01:13

COMMUNIQUE DE PRESSE ARTP

L’ARTP ACCOMPAGNE LE PELERINAGE DE POPENGUINE POUR ASSURER UNE BONNE QUALITE DE SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
 
L’ARTP met à la disposition du public :
 
1. Un Numéro Vert : le 800 200 200 
 
Ce numéro vert est destiné aux utilisateurs des services de la téléphonie mobile et Internet  présents à Popenguine durant le Pèlerinage  2013, pour leur permettre de saisir l’ARTP, en cas de dysfonctionnements ou de perturbations sur les réseaux des opérateurs Orange, Tigo ou Expresso.

Vous pourrez appeler gratuitement au 800 200 200 si vous êtes confrontés aux problèmes suivants :
  • difficultés à émettre ou recevoir des appels ;
  • difficultés à envoyer ou recevoir des SMS ;; 
  • difficultés d’accès à Internet à partir de votre téléphone portable ou clé Internet ;
  • coupures de communications ;
  • ou tout autre dysfonctionnement ou perturbation constaté sur les réseaux de téléphonie mobile.
Pour toute autre réclamation (aspects commerciaux, carte de recharge, facturation, restriction d’appel, etc.), veuillez contacter le service client de votre opérateur.  
 
Le numéro 800 200 200 sera opérationnel  du  samedi 18 mai 2013 à partir de 00h au lundi 20 mai 2013 2013 à 23h59mns.
 
2. Une équipe technique de l’ARTP sera également présente en permanence à Popenguine:

Pour s’assurer de la qualité des services offerts par Orange, Tigo et Expresso, l’équipe de l’ARTP effectuera régulièrement des tests qualitatifs à Popenguine et ses environs et sera en contact permanent avec les opérateurs pour veiller à ce qu’ils apportent des solutions adaptées si des perturbations sont constatées. 
 
L’ARTP souhaite un bon pèlerinage marial à la communauté catholique.
 
Abou Lo, Directeur général 
 
Bamba Toure
10/04/2013 22:32

VIP NEWS N°4

VIP NEWS N°4
VIP NEWS N°4
Bamba Toure
25/03/2013 22:48

Communiqué Rewmi

Communiqué Rewmi
Bamba Toure
14/03/2013 23:00

Office National de Formation Professionnelle

Office National de Formation Professionnelle
Bamba Toure
11/03/2013 12:04

RECRUTEMENT ASSISTANT IMMOBILIER

FICHE DE POSTE
 
MISSION

Il aura pour mission d’assister les cadres dirigeants et les consultants du groupe en charge du développement ou de la gestion de projets immobiliers.
Son rôle sera, entre autre de :
  • Organiser, à la demande des chefs de projets, les réunions de travail et de décisions nécessaires à l’avancement des projets, tant en interne au groupe qu’avec des participants extérieurs,
  • Contrôler la bonne exécution des plannings et assurer les relances nécessaires,
  • Veiller à la bonne circulation de l’information,
  • Représenter le groupe à toute réunion organisée par un prestataire extérieur ou sa présence serait souhaitée. Rendre compte de ces réunions,
  • Procéder, à la demande des chefs de projets, à la recherche d’information de toute nature.
 
Il aura également en charge d’entreprendre et de faire aboutir  l’ensemble des démarches administratives et juridiques nécessaires à l’avancement des projets : baux, dossiers d’autorisation de construire, constitution de SCI, relations avec les services fiscaux…
 
Il assurera  enfin la liaison entre le groupe et les notaires et avocats susceptibles d’intervenir sur les projets. 
 
FORMATION/EXPERIENCE
 
De formation juridico /économique, il aura 4 à 5 ans d’expérience professionnelle.
Cette expérience lui aura permis d’acquérir une bonne connaissance du secteur immobilier sénégalais : promoteurs, architectes et bureaux d’études, commercialisateurs,  entreprises de bâtiment, administrations …
 
Le poste est basé à Dakar mais demande une grande disponibilité.
 
Après une période d’activité probante, une évolution de carrière vers des responsabilités accrues pourra être envisagée.
 
Envoyez votre CV : recruteonesn@gmail.com
 
 
Bamba Toure