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Rencontre avec la CEDEAO : Le M5-RFP veut la tête des responsables de la répression sanglantes des manifestations contre IBK.


Rencontre avec la CEDEAO : Le M5-RFP veut la tête des responsables de la répression sanglantes des manifestations contre IBK.
À l’issue de leur rencontre de ce vendredi avec la mission de la CEDEAO, les responsables du M5-RFP ont fait face à la presse pour entretenir le peuple malien de ce qui a été discuté avec l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan et sa délégation. 

Selon Choguel Maïga, le mouvement de contestation n’a pas varié dans ses revendications dont la première consiste à réclamer une enquête indépendante sur la mort de ses membres. « Nous avons été clairs. Il y a des gens qui sont morts parce qu’ils ont cru au mot d’ordre du M5 RFP. Parce qu’ils ont suivi le message que nous avons lancé », lance Choguel Maïga qui rappelle que le point de non-retour a été le 10 juillet lorsque la Force spéciale anti-terroriste a été envoyée sur le terrain pour «tirer» sur des manifestants.

« Le M5 exige que ceux qui sont responsables de cela soient arrêtés et poursuivis (…) il faut que les responsables de ces actes soient identifiés et poursuivis devant les juridictions nationales et internationales. Ce n’est pas négociable. Nous n’accepterons pas que la mort de nos camarades soit passé par pertes et profits », martèle-t-il.

Au sujet de la démission d’IBK qui constitue l’une des revendications fortes du M5, Choguel Maïga d’indiquer qu’elle n’est nullement anticonstitutionnelle. « Nous considérons que celui qui est à la tête de ce pays a trahi ses engagements vis-à-vis du Mali », tranche l’ancien ministre de l’Economie numérique, devenu l'une des voix autorisées de la contestation. Choguel Maïga estime qu’Ibrahim Boubacar Keïta a cessé d’être légitime le jour où son régime a décidé de tirer sur des manifestants. Demander sa démission, poursuit-il, n’est pas anticonstitutionnelle. D'après ce responsable du M5, la déclaration de la désobéissance civile n’est guère un acte anticonstitutionnel.

En revanche, il croit dur comme fer que l’actuel président a « violé la constitution à plusieurs reprises », d’où son illégitimité.

Droit dans ses bottes, Choguel Maïga rappelle à la CEDEAO qu’elle ne devrait pas donner l’impression de vouloir sauver un président.

Aussi, s’est-il inscrit en faux contre les informations faisant état de dissensions en leur sein. « Il n’y a aucune divergence entre nous. Le sang de ceux qui sont morts nous a unis », a-t-il conclu


Samedi 18 Juillet 2020 - 10:18





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