La gestion sobre et vertueuse qui a été toujours rabâchée par le pouvoir de Macky fait face aujourd’hui à un déficit budgétaire qui fait froid au dos du gouvernement. Et un grand analyste sénégalais définissait la loi de finances rectificative comme « un grand malade qu‘on amène à l‘hôpital ». Un malade dont il n’est pas évident qu’il se remettrait de sa maladie. Cette approche clinique de la loi de Finances rectificative démontre à suffisance que la gestion sobre et vertueuse dont se prévalait le gouvernement ne serait qu’une utopie. Quand des spécialistes en économie indiquent qu’il y a bel et bien une « tension financière » et que les pouvoirs publics refusent de cautionner pour des raisons strictement politiques, il y a de quoi rétablir la vérité des faits. Aujourd’hui, Amadou Bâ le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan pare au plus pressé pour sauver les meubles d’un pouvoir assailli de tous parts par une dette intérieure qui est en train de l’asphyxier. Et pour des raisons strictement électoralistes, ces détenteurs des Finances publiques (Birima Mangara et Amadou Bâ) sont en train d’imaginer l’inimaginable pour donner une bonne image de la santé de nos Finances. Ce qui est en contradiction flagrantes avec le réchauffement du front social qui n’augure rien de bon pour un pouvoir qui fait du pilotage à vue. Mais comme les politiciens ne voient que du coté des élections à venir, cette loi de Finances rectificative est accélérée en raison de la prochaine présidentielle. Voici le décor planté !







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