En conférence de presse, ce vendredi, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) s’est prononcée sur la longue détention des personnes arrêtées dans l’affaire Médinatoul Salam, qui a coûté la vie à Bara Sow et Ababacar Diagne.
En effet, Sadikh Niasse, président par intérim de la Raddho et ses camarades regrettent que 16 des personnes poursuivies dans cette affaire depuis le 26 avril 2012 croupissent toujours en prison dans l’attente de leur jugement. «Pendant ce temps, l’accusé le plus célèbre, (Ndlr : Cheikh Béthio Thioune) dans cette affaire bénéficie d’une liberté provisoire et vaque tranquillement à ses occupations», a regretté Sadikh Niass. Qui n’a pas manqué de dénoncer la justice de deux poids deux mesures.
Ainsi, il appelle au respect des règles élémentaires d’une bonne justice. Notamment le traitement rapide des dossiers relatifs aux crimes afin d’éviter les longues détentions préventives. «Dans ce domaine, le Sénégal a souscrit à des engagements internationaux que le Comité des Nations unies contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants a clairement évoqués dans ses observations finales.»
Les 16 personnes inculpées dans l’affaire Médinatoul sont poursuivies pour homicide avec actes de barbarie, non dénonciation de crimes, association de malfaiteurs, détention d’armes à feu sans autorisation. Ils seront finalement jugés le 15 octobre 2018 devant la barre de la Chambre criminelle de Mbour.







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