Je commence par saluer la constance dans laquelle le Président s’est maintenu depuis sa première déclaration, sa promesse, son engagement, devant les populations sénégalaises, à réduire la durée du mandat du président de la République et de l’appliquer au mandat en cours. Nous avons suivi toutes les péripéties qui nous ont menés à la saisine du Conseil constitutionnel. Et sur cette question, je crois qu’il est très clair que, conformément à la règle, le président de la République, avant de soumettre au référendum la question constitutionnelle, a saisi le juge du droit constitutionnel. Rappelez aussi que, même pour les lois, avant de les transmettre à l’Assemblée nationale, elles sont soumises à l’avis de la Cour suprême. Pour dire que c’est une procédure normale. Nous avons vu le Président, au cours de son discours du 31 décembre 2015, énumérer quinze points de réformes qu’il allait soumettre à l’avis du Conseil constitutionnel, dont la question du mandat. Ce que le président de la République a fait. Donc, il est allé jusqu’au bout de sa logique, il est allé jusqu’au bout de son engagement. Et cela est à saluer, cela est à féliciter.
A vous entendre parler, le Président Macky Sall ne s’est pas, donc, renié ?
Sur cette question, j’ai pris le temps d’écouter les uns et les autres. J’ai entendu toutes les théories qui ont été développées sur la question. J’en tirerai quelques leçons. La première, c’est que, de tous ceux qui se sont prononcés, personne n’a dit que le Conseil constitutionnel n’avait pas dit le droit. Sur cette question, les gens sont unanimes, le Conseil constitutionnel a dit le droit. Deuxième chose, les opposants au président de la République reprochent au Président de respecter le droit, la Constitution. Les opposants du président de la République, reprochent au Président de ne pas violer la loi. C’est là où se pose un véritable, véritable question morale et qui interpelle chaque citoyen et chacun d’entre nous, et qui nous donne une idée des rapports que certains veulent entretenir avec la loi. C’est-à-dire : «Voici la loi, voici le règlement, mais je préfère en faire ma propre idée, ou par rapport à l’application, en avoir ma propre approche». C’est pour cela que des Sénégalais urinent sur la route. C’est pour cela que des Sénégalais font demi-tour sur l’autoroute. C’est pour cela que des chauffeurs empruntent des bretelles réservées aux piétons. Si aujourd’hui, nous sommes d’accord que le développement de ce pays est plombé par l’indiscipline, par les rapports que les Sénégalais ont avec la règle de droit, avec la discipline et avec le civisme, forcément, on doit comprendre la position que ces opposants et activistes veulent faire prendre au président de la République, en lui demandant de ne pas respecter le droit, de ne pas respecter la loi. Cela est inacceptable. Le jour que nous accepterons qu’un président de la République passe outre l’avis du Conseil constitutionnel qui a dit le droit, nous ne serons plus en République, nous serons en dictature. Le jour où on acceptera que dans ce pays, qu’un président de la République, s’appuyant simplement sur sa majorité électorale, passe outre le droit constitutionnel, passe outre la loi, la porte est ouverte à tous les abus. Le président de la République, quelle que soit sa majorité et sa volonté, a le devoir suprême de respecter les lois qui nous régissent tous.
L’opposition et la société appellent à un vote massif en faveur du Non au référendum. Vous êtes le chargé des élections de l’Apr, comment comptez-vous déjouer leur plan ?
C’est là, d’ailleurs, qu’intervient la politique politicienne. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte politique. On ne parle plus de la question des réformes, les gens sont en train de se jauger. On est dans la politique politicienne, les gens ne sont pas intéressés par des avancées démocratiques de notre pays, ils veulent se jauger. Alors, on ira aux élections, comme on l’a fait pour les Locales. Nous allons mobiliser les troupes. Le président de la République a été clair avec tous les responsables. Il s’agit de se serrer les coudes et de mobiliser la Coalition «Benno bokk Yakaar», «Macky 2012», les forces vives qui soutiennent le président de la République et les citoyens qui sont intéressés par le développement de notre pays, des citoyens qui voient les actions que le président de la République pose tous les jours pour l’émergence de ce pays.
Etes-vous persuadé que le Oui va l’emporter ?
Je suis persuadé que les Sénégalais resteront constants. Ceux qui appellent au Non, ils veulent quoi ? C’est-à-dire que Macky Sall continue à être Président pendant trois mandats de 7 ans. Ce n’est pas logique, parce que, appeler au Non, cela veut dire que Macky Sall fera un mandat de 7 ans, un deuxième de 7 ans, et par la jurisprudence d’Abdoulaye Wade, il aura un troisième mandat. Donc, ces gens-là, ils ne sont pas logiques avec eux-mêmes. Ceux qui appellent au boycott, idem.
A Ziguinchor, où se trouve votre fief, le leader de l’Ucs, Abdoulaye Baldé, a demandé les populations à boycotter le référendum ? Vous en dites quoi ?
Malheureusement, mon ami Abdoulaye Baldé fait toujours les mauvais choix. Il fait le mauvais choix de ne pas accueillir le président de la République, quand ce dernier vient à Ziguinchor, dans le cadre de ses visites économiques. Il fait le mauvais choix de critiquer les décisions du président de la République de baisser les tarifs du transport maritime Dakar- Ziguinchor. Il fait le mauvais choix de s’allier de nouveau à Karim Wade et à Abdoulaye Wade, alors que ces derniers ont tout fait pour le détruire. Il fait encore le mauvais choix d’appeler à ce que l’actuelle Constitution qui a été écrite par Me Wade continue à exister. Je ne pense pas que les populations de Ziguinchor vont le suivre. Les populations de la Casamance sont conscientes que Macky Sall est une chance pour la région, que Macky Sall s’est engagé pour la région. Les populations auront l’occasion de dire au président de la République, on est avec vous.
Quelle stratégie comptez-vous dérouler pour atteindre votre objectif ?
C’est d’abord, ramener la sérénité dans le camp présidentiel. Nous avons pris l’initiative de dépasser la question des Locales et de rappeler aux uns et aux autres que le président de la République a confié à Robert Sagna l’animation de la Coalition «Benno bokk yakaar» au niveau de la région de Ziguinchor. Nous allons l’accompagner dans la remobilisation des troupes, lever les équivoques, dépasser les différends qui ont pu nous opposer lors des élections. Rappeler que nous avons un seul combat, celui du développement de notre région. Rappeler aux différents responsables de l’Apr que cette élection est une élection qui concerne le Président Macky Sall, c’est une élection qui touche directement l’action du président de la République, et aucun d’entre nous, n’a le droit de ramer à contre-courant des directives du président de la République, aucun d’entre nous, n’a le droit de faire perdre une élection au président de la République à Ziguinchor. Notre génération a une responsabilité, c’est faire en sorte que les populations de Casamance appréhendent la politique du président de la République, que les populations de Casamance accompagnent le président de la République.
Propos recueillis par Idrissa Benjamin SANE
A vous entendre parler, le Président Macky Sall ne s’est pas, donc, renié ?
Sur cette question, j’ai pris le temps d’écouter les uns et les autres. J’ai entendu toutes les théories qui ont été développées sur la question. J’en tirerai quelques leçons. La première, c’est que, de tous ceux qui se sont prononcés, personne n’a dit que le Conseil constitutionnel n’avait pas dit le droit. Sur cette question, les gens sont unanimes, le Conseil constitutionnel a dit le droit. Deuxième chose, les opposants au président de la République reprochent au Président de respecter le droit, la Constitution. Les opposants du président de la République, reprochent au Président de ne pas violer la loi. C’est là où se pose un véritable, véritable question morale et qui interpelle chaque citoyen et chacun d’entre nous, et qui nous donne une idée des rapports que certains veulent entretenir avec la loi. C’est-à-dire : «Voici la loi, voici le règlement, mais je préfère en faire ma propre idée, ou par rapport à l’application, en avoir ma propre approche». C’est pour cela que des Sénégalais urinent sur la route. C’est pour cela que des Sénégalais font demi-tour sur l’autoroute. C’est pour cela que des chauffeurs empruntent des bretelles réservées aux piétons. Si aujourd’hui, nous sommes d’accord que le développement de ce pays est plombé par l’indiscipline, par les rapports que les Sénégalais ont avec la règle de droit, avec la discipline et avec le civisme, forcément, on doit comprendre la position que ces opposants et activistes veulent faire prendre au président de la République, en lui demandant de ne pas respecter le droit, de ne pas respecter la loi. Cela est inacceptable. Le jour que nous accepterons qu’un président de la République passe outre l’avis du Conseil constitutionnel qui a dit le droit, nous ne serons plus en République, nous serons en dictature. Le jour où on acceptera que dans ce pays, qu’un président de la République, s’appuyant simplement sur sa majorité électorale, passe outre le droit constitutionnel, passe outre la loi, la porte est ouverte à tous les abus. Le président de la République, quelle que soit sa majorité et sa volonté, a le devoir suprême de respecter les lois qui nous régissent tous.
L’opposition et la société appellent à un vote massif en faveur du Non au référendum. Vous êtes le chargé des élections de l’Apr, comment comptez-vous déjouer leur plan ?
C’est là, d’ailleurs, qu’intervient la politique politicienne. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte politique. On ne parle plus de la question des réformes, les gens sont en train de se jauger. On est dans la politique politicienne, les gens ne sont pas intéressés par des avancées démocratiques de notre pays, ils veulent se jauger. Alors, on ira aux élections, comme on l’a fait pour les Locales. Nous allons mobiliser les troupes. Le président de la République a été clair avec tous les responsables. Il s’agit de se serrer les coudes et de mobiliser la Coalition «Benno bokk Yakaar», «Macky 2012», les forces vives qui soutiennent le président de la République et les citoyens qui sont intéressés par le développement de notre pays, des citoyens qui voient les actions que le président de la République pose tous les jours pour l’émergence de ce pays.
Etes-vous persuadé que le Oui va l’emporter ?
Je suis persuadé que les Sénégalais resteront constants. Ceux qui appellent au Non, ils veulent quoi ? C’est-à-dire que Macky Sall continue à être Président pendant trois mandats de 7 ans. Ce n’est pas logique, parce que, appeler au Non, cela veut dire que Macky Sall fera un mandat de 7 ans, un deuxième de 7 ans, et par la jurisprudence d’Abdoulaye Wade, il aura un troisième mandat. Donc, ces gens-là, ils ne sont pas logiques avec eux-mêmes. Ceux qui appellent au boycott, idem.
A Ziguinchor, où se trouve votre fief, le leader de l’Ucs, Abdoulaye Baldé, a demandé les populations à boycotter le référendum ? Vous en dites quoi ?
Malheureusement, mon ami Abdoulaye Baldé fait toujours les mauvais choix. Il fait le mauvais choix de ne pas accueillir le président de la République, quand ce dernier vient à Ziguinchor, dans le cadre de ses visites économiques. Il fait le mauvais choix de critiquer les décisions du président de la République de baisser les tarifs du transport maritime Dakar- Ziguinchor. Il fait le mauvais choix de s’allier de nouveau à Karim Wade et à Abdoulaye Wade, alors que ces derniers ont tout fait pour le détruire. Il fait encore le mauvais choix d’appeler à ce que l’actuelle Constitution qui a été écrite par Me Wade continue à exister. Je ne pense pas que les populations de Ziguinchor vont le suivre. Les populations de la Casamance sont conscientes que Macky Sall est une chance pour la région, que Macky Sall s’est engagé pour la région. Les populations auront l’occasion de dire au président de la République, on est avec vous.
Quelle stratégie comptez-vous dérouler pour atteindre votre objectif ?
C’est d’abord, ramener la sérénité dans le camp présidentiel. Nous avons pris l’initiative de dépasser la question des Locales et de rappeler aux uns et aux autres que le président de la République a confié à Robert Sagna l’animation de la Coalition «Benno bokk yakaar» au niveau de la région de Ziguinchor. Nous allons l’accompagner dans la remobilisation des troupes, lever les équivoques, dépasser les différends qui ont pu nous opposer lors des élections. Rappeler que nous avons un seul combat, celui du développement de notre région. Rappeler aux différents responsables de l’Apr que cette élection est une élection qui concerne le Président Macky Sall, c’est une élection qui touche directement l’action du président de la République, et aucun d’entre nous, n’a le droit de ramer à contre-courant des directives du président de la République, aucun d’entre nous, n’a le droit de faire perdre une élection au président de la République à Ziguinchor. Notre génération a une responsabilité, c’est faire en sorte que les populations de Casamance appréhendent la politique du président de la République, que les populations de Casamance accompagnent le président de la République.
Propos recueillis par Idrissa Benjamin SANE








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