Abdoul Mbaye, Macky Sall et moi


Dans un entretien accordé au journal Dakar Times et publié le 12 juillet 2019, l'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré in extenso : "Madiambal Diagne ne m'intéresse vraiment pas. Il oublie que j'ai été Premier ministre de Macky Sall et je l'ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connait ses relations et pratiques avec les gens au pouvoir. Il n'a qu'à raconter des bêtises. Par contre, il est allé un peu loin. Il a parlé de milliards de Hissein Habré que j'aurais blanchis. Je veux quand même lui dire que ça suffit ! S'il continue, on s'expliquera devant la justice."

Franchement, j'ai rigolé après avoir lu cette déclaration. Les mots m'ont amusé car ils semblent traduire le sentiment d'un enfant qui dit : "Si tu me touches encore, je le dirais à mon père." Pour aller en justice, on n'a vraiment pas besoin de fanfaronner. Mais l'amusement passé, j'ai relu la déclaration dans le texte. On notera au passage que Abdoul Mbaye fait dans l'ambiguïté car on peut se demander encore, qui de Madiambal Diagne ou de Macky Sall a eu à tenir sur l'autre "des propos peu amènes". Il a cherché à dessein à provoquer un amalgame. Pour ce qui me concerne, je voudrais retenir que Abdoul Mbaye voudrait dire "qu'il (Macky Sall) a tenu sur lui (Madiambal Diagne) des propos peu amènes". En effet, je ne saurais envisager l'idée que je puisse avoir tenu auprès de Abdoul Mbaye des propos "peu amènes" sur Macky Sall car on verra que depuis l'élection de Macky Sall, Abdoul Mbaye n'a pas été mon intime. Par contre, si Abdoul Mbaye parlait effectivement de Macky Sall et je le crois, comme sans doute de nombreux lecteurs, je laisse à Abdoul Mbaye la responsabilité de sa déclaration. Je me suffis des rapports, de tous les jours, que j'entretiens avec le Président Macky Sall ; des rapports connus de tous les Sénégalais et qui sont empreints de respect, d'amitié et d'estime réciproque. Si Abdoul Mbaye verse dans la fumisterie ou s'il fait du "seytane", comme on le dirait trivialement dans nos chaumières, il peut considérer que c'est peine perdue. Seulement, le propos de Abdoul Mbaye révèle à quel point le Président Macky Sall avait raison de se convaincre finalement que "Abdoul ne connait pas l'État et n'a pas le sens de l'homme d'État". Il est étrange Abdoul Mbaye ! Ce Premier ministre qui se plairait à "balancer" son ancien patron. Mais l'homme se révèle être un vulgaire bonimenteur. Nous allons étayer notre affirmation.

Pour ma part, bien que n'ayant jamais occupé des fonctions d'État, je n'ai pas pour habitude de parler de mes échanges avec un chef d'État. Mais dans le cas présent, je suis contraint de le faire pour dénoncer l'imposture, la mauvaise foi et la lâcheté. Je dois reconnaître que Macky Sall avait beaucoup d'affection pour Abdoul Mbaye et il doit maintenant être meurtri par l'attitude de son ancien Premier ministre à son égard.

"Madiambal, peux-tu laisser mon Premier ministre tranquille !"

Abdoul Mbaye avait été nommé Premier ministre du Sénégal, le 3 avril 2012. Je lui avais immédiatement envoyé un message de félicitations en lui souhaitant notamment "bonne chance". Il m'appela le 5 avril 2012, juste au sortir de sa séance de passation de services avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye. Il voulait me recevoir le lendemain 6 avril 2012 à 11 heures. Je lui indiquais que j'avais déjà un autre rendez-vous, à la même heure. C'est ainsi qu'il me demanda de passer le voir le 6 avril 2012 à 17 heures.

J'avais été au rendez-vous. Abdoul Mbaye était chaleureux mais aussi assez préoccupé par l'accueil que de nombreux médias avaient réservé à sa nomination au poste de Premier ministre. Ce jour du 6 avril 2012, plusieurs journaux avaient fait leur "Une" sur ses déboires judiciaires. Chacun y était allé de sa révélation, allant de ses liens troubles avec Hissein Habré dont il était le banquier attitré, à son inculpation alors pendante encore devant le cabinet du Doyen des juges d'instruction de Dakar, pour une affaire d'escroquerie, de faux et usage de faux en écritures privées l'opposant à Abdoulaye Baba Diakité, ou ses démêlés judiciaires avec Ass Malick Sall ou Bocar Samba Dièye, comme de son différend avec l'homme d'affaires Pape Ndiamé Sène.

Abdoul Mbaye tenait à me remercier du fait que Le Quotidien, "son" journal, ne s'était pas mêlé à ce qu'il appelait une campagne incompréhensible. Le Premier ministre Mbaye me demanda ce qu'il devrait faire devant une telle situation. Je lui faisais remarquer, en ma qualité de président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), qu'il devait s'y faire car, tant qu'il était un banquier ou homme d'affaires dans le privé, ses affaires n'intéressaient pas grand monde. Par contre, dès l'instant qu'il est devenu Premier ministre, les médias vont s'intéresser à sa vie et à ses activités de tout temps. Je lui disais de faire le dos rond et de laisser la bourrasque passer et de ne pas s'engager dans une polémique avec les medias, mais surtout de chercher à développer des relations personnelles avec les journalistes. Le soir même, j'informais ma rédaction de mon audience avec le Premier ministre Abdoul Mbaye et la ligne de conduite était de ne nous intéresser qu'aux faits, rien que les faits. J'estimais que la précision était nécessaire car tous les membres de la rédaction de notre journal connaissaient les relations que Abdoul Mbaye entretenait avec Le Quotidien, avant qu'il ne fût nommé Premier ministre du Sénégal. Le journal Le Quotidien était son média favori et c'est à travers Le Quotidien qu'il choisissait de publier tous ses textes de contribution sur des questions économiques ou de religion. Aussi, Le Quotidien avait eu la primeur de la publication de la "Lettre de Kéba Mbaye à son fils". De notre côté, je faisais publier gratuitement les avis et communiqués de la Fondation Kéba Mbaye. Cela fâchait certains de mes collaborateurs qui disaient que "ces gens avaient bien les moyens pour payer de la pub".

C'est dans ce contexte que le Président Sall, visiblement tout content de son choix porté sur Abdoul Mbaye pour le poste de Premier ministre, m'apostropha : "Mais Madiambal tu n'as rien dit de mon Premier ministre, qu'est-ce que tu en penses ? Les gens devraient être surpris…" Il m'expliqua qu'il voulait comme Premier ministre, un technocrate, un cadre sans accointances politiques et nanti d'un pedigree pour diriger un gouvernement de coalition. Je lui répondis que le choix répondait à ses critères mais que de mon point de vue, il risquait de réveiller chez Abdoul Mbaye des ambitions refoulées. Prémonitoire, je mettais le Président Sall en garde qu'il le retrouverait fatalement sur son chemin à la prochaine élection présidentielle. Macky Sall était contrarié par ma réponse. La Première dame, Marième Faye Sall, qui avait assisté à la discussion, débrida l'ambiance en changeant de sujet.

La blanchisserie de Abdoul Mbaye

C'est par la suite que l'homme d'affaires Abdoulaye Diakité rendra une visite à la rédaction du journal Le Quotidien et nous accorda un entretien. Le 21 mai 2012, Pape Ndiamé Sène rendit publique une lettre adressée à Abdoul Mbaye et transmise par voie de huissier. Le Quotidien s'en était aussi fait l'écho, comme la plupart des autres médias.

Des organisations humanitaires avaient soulevé l'affaire des meurtres et crimes économiques commis par Hissein Habré au Tchad. Le Quotidien en avait parlé. Moi qui avais été visité Amral Goz, le sinistre cimetière où étaient enterrées les milliers de victimes du régime de Hissein Habré, j'avais pris ma plume. C'est à cette occasion que nous avions posé le débat sur la responsabilité du Premier ministre en fonction, Abdoul Mbaye, qui avait "blanchi" l'argent que Hissein Habré avait emporté lors de sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye avait été le banquier de la famille Habré à Dakar, tour à tour à la Biao-Sénégal devenue Compagnie bancaire pour l'Afrique de l'Ouest (Cbao) et à la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) qu'il avait dirigées. Nous révélions que les relations entre Abdoul Mbaye et la famille Habré étaient si particulières que quand Abdoul Mbaye quittait la Cbao pour la Bst, il avait emporté dans ses cartons son client Hissein Habré. Nous révélions les numéros de comptes bancaires et les relevés de comptes et l'existence de bons au porteur à son nom. Jamais Abdoul Mbaye n'avait osé nous démentir car il sait que quand Le Quotidien le dit, c'est parce qu'il en a la preuve. Mais quand l'ancienne Premier ministre, Aminata Touré, avait évoqué dernièrement la responsabilité de Abdoul Mbaye dans le blanchiment de l'argent volé au Tchad par Hissein Habré, Abdoul Mbaye s'était fendu d'un tweet, en date du 27 juin 2019, pour chercher à minimiser les montants en cause, les limitant à la somme de 250 millions de francs Cfa pour un compte ouvert en 1994. Une grossière manoeuvre et un gros mensonge de Abdoul Mbaye ! Hissein Habré a ouvert à la Biao-Sénégal, dirigée par Abdoul Mbaye, le compte numéro 33200585/B sous l'intitulé "Mr Habre Hissein First" le 22 mars 1991. Ce compte a été transformé en compte joint le 20 novembre 1991 sous l'intitulé "Mr et/ou Mme Habré Hissein-Fatime Djallabie Kerim". En dépit de l'adresse postale déposée par les clients, à l'ouverture du compte, à savoir BP 10364 Dakar Sénégal, tous les extraits et autres documents concernant ledit compte étaient dirigés à l'adresse "S/C Direction générale Biao-Sénégal".

Les mouvements enregistrés sur ce compte entre 1992 et 1999 se chiffrent à plus de 1 milliard 100 millions. Ce compte a enregistré, comme il ressort des relevés bancaires en notre possession, des perceptions d'intérêts sur des "bons de caisse anonymes" à partir de février 1996. En 1999, M. Habré a ouvert un compte à la Bst et l'a mouvementé en 2002 à 2007. Dans la même période, son épouse Raymonde Adolphe Habré a ouvert un compte à la Bst qui a été mouvementé à hauteur de 380 millions de francs. Un autre compte joint a également été ouvert à la Bst au nom de M. et Mme Habré en 2005.

Les mouvements dans les comptes ont été caractérisés par de multiples opérations de souscription de Bons de caisse. Pour les profanes, "le Bon de caisse est un dépôt rémunéré qui permet à son souscripteur de bloquer un montant donné pendant un durée de placement connue à l'avance, en contrepartie du versement d'intérêts préalablement négociés. Le dépôt est effectué par versement espèces". On est donc bien, vraiment bien loin, des pauvres 250 millions de francs que Abdoul Mbaye a voulu brandir pour sa défense ! D'ailleurs dans sa livraison du 4 juillet 2019, le journal Libération a publié quelques documents qui révèlent des opérations portant sur plus de 875 millions de francs Cfa sur les comptes de Hissein Habré. En plus de ceux révélés par Libération, Le Quotidien détient d'autres documents bancaires. Que Abdoul Mbaye saisisse donc la justice pour "s'expliquer" avec Le Quotidien, et nous établirons ainsi indubitablement qu'il a menti sur les montants des avoirs du couple Habré et sur son rôle dans le blanchiment des milliards emportés par Hissein Habré. Abdoul Mbaye semble oublier qu'acculé sur cette affaire Habré, il avait déjà répondu aux médias, le mercredi 7 novembre 2012, pour dire qu'au moment où il recevait les dépôts de Hissein Habré, le délit de blanchiment d'argent n'existait pas encore dans le droit positif sénégalais. Il disait ceci : "C'est un peu triste car le blanchiment est un délit. C'est un délit défini par une loi. La loi contre le blanchiment au Sénégal date de 2004 alors que les faits incriminés se sont déroulés en 1990. Il y a une double diffamation sur ma personne. En 1990, les autorités officielles ont accueilli l'ancien président de la République tchadienne, il avait de l'argent et il avait cherché à déposer de l'argent dans les banques sénégalaises. Je suis Premier ministre, c'est pourquoi les gens cherchent à savoir l'argent qui avait été déposé dans la banque, mais il y a plusieurs banques qui ont accueilli l'argent."

Au moins un compte à la Hsbc en France

Il faut dire que Abdoul Mbaye a un rapport assez étrange avec la vérité ! C'est ainsi qu'il se permet, dans un tweet du 2 juillet 2019, de dire : "Je ne possède pas de compte bancaire en France et pas un mètre carré d'appartement hors du Sénégal." Abdoul Mbaye ne dit pas la vérité car nous détenons les preuves de l'existence d'un compte à son nom, à la banque Hsbc en France jusqu'au moins la date du 3 mars 2018. Abdoul Mbaye a encore menti dans les documents d'ouverture de ce compte bancaire en France, car il a indiqué être employé depuis le 3 avril 2012 comme "Senior Advisor" par la Société Helix international et son employeur précédent était Attijaribank. Est-il besoin de rappeler que Abdoul Mbaye a été Premier ministre du Sénégal du 3 avril 2012 au 1er septembre 2013 ? Abdoul Mbaye ne fait nulle mention de son passage au poste de Premier minister, encore moins à la Bst. Peut-être qu'il voudrait cacher quelque chose…

Des Dalton-Mbaye aux Dalton-bidon

Le Président Macky Sall avait envisagé de nommer Pape Dieng au poste de Directeur général de la Senelec. Le Premier ministre Abdoul Mbaye ne l'entendait pas de cette oreille. Les objections du Premier ministre auraient été recevables s'il ne cherchait pas le poste pour son jeune frère Cheikh Tidiane Mbaye. J'avais interrogé le président de la République Macky Sall sur cette situation que je trouvais surréaliste. Je lui disais qu'avec cette affaire, on verrait qui de lui et de Abdoul Mbaye décidait de la nomination aux emplois publics. Le mercredi 18 juillet 2012, Cheikh Tidiane Mbaye claqua la porte de la réunion du Conseil d'administration de la Senelec, Cheikh Tidiane Mbaye qui était aussi Directeur général de la Sonatel, Pca de la Senelec, était annoncé comme candidat à la Direction générale de la Senelec. Il exprima son désaccord sur la proposition de nommer Pape Alé Dieng au poste de Directeur général de l'entreprise. Le Conseil sera convoqué à nouveau la semaine suivante pour entériner la nomination de Pape Dieng.

Dans son édition du 31 juillet 2012, Le Quotidien titra : "Les Mbaye veulent plus de pouvoirs." Je signais cet article qui fustigeait la volonté du Premier ministre Abdoul Mbaye d'empêcher la nomination de Pape Dieng à la tête de la Senelec pour faire place à Cheikh Tidiane Mbaye, déjà Président du Conseil d'administration de la boîte. Pour accompagner mon article, un de mes collaborateurs signa un billet intitulé "les frères Dalton". Ce commentaire aurait beaucoup fait mal à la famille Mbaye, m'avait-on rapporté. Aussi, il leur avait été dit que le billet était écrit par Madiambal Diagne qui l'avait fait signer du nom de ce journaliste. Une pratique qui est totalement étrangère au journal Le Quotidien. Je prends à témoin toutes les personnes qui ont eu à passer dans mes différentes rédactions, jamais je n'ai eu à demander à un journaliste d'attaquer ou de défendre quelqu'un. S'il a quelque chose à dire, Madiambal Diagne écrit lui-même ses articles et les signe de son nom.

C'était durant les péripéties de la nomination de Pape Dieng à la Senelec que le Président Sall m'interpella. "Madiambal tu tourmentes mon Premier ministre, peux- tu le laisser tranquille." Je lui répondis : "Votre gars-là dou dara." Je précisais au Président Sall qu'il n'y a aucune animosité personnelle mais que mon journal a un rapport avec l'information, avec les faits. Abdoul Mbaye ne pourra nullement contester les faits que nous relatons. La Sonatel décidait de venger les Mbaye. Le Quotidien se trouvait ainsi privé de publicité de la part du plus gros annonceur du Sénégal. Nous publiions des protestations et autres dénonciations de cette attitude injuste de la part de la société de téléphonie. L'opinion publique a été interpellée. Mais rien n'y fit. Nous nous résignions à supporter stoïquement notre sort.

L'opération Tabaski d'octobre 2012

Un ami commun avait estimé devoir s'investir pour arranger mes relations avec Abdoul Mbaye. Il me proposa de nous inviter à diner tous les deux, en "terrain neutre", disait-il. Je lui rétorquai "qu'il n'y avait pas besoin de nous voir en terrain neutre. Nous n'étions pas en guerre et je considérais que Abdoul Mbaye était le Premier ministre du Sénégal et que par égard pour cette fonction, il me revenait de me déplacer pour le trouver à l'endroit qu'il m'indiquerait". Ma réaction semble avoir surpris Abdoul Mbaye et il me proposa de nous voir à sa résidence à la Rue Galliéni à Dakar. Je m'étais évertué à lui faire comprendre qu'il n'y avait aucune animosité et que nous pouvions continuer à entretenir les relations les plus cordiales. Je peux dire que l'entretien s'était bien passé et je sortais de chez lui avec le sentiment d'avoir pu l'édifier sur le fait que Le Quotidien n'était manipulé par personne. On ne sait pas trop si l'homme est maladroit, gonflé ou méprisant mais, quelques jours plus tard, il prit prétexte de la fête de la Tabaski pour m'envoyer une enveloppe contenant la somme de 150 mille francs par le truchement d'un chauffeur d'un autre ami qui avait assisté à notre rencontre. Dès que je reçus le colis, j'appelai cet ami pour lui demander de passer illico presto à mon domicile car j'avais une information urgente pour Abdoul Mbaye. Une fois qu'il était arrivé à mon domicile, je lui tendis l'enveloppe pour qu'il la retourne à Abdoul Mbaye en lui signifiant que j'étais choqué et outré par son manque de respect et ce que je considérais comme du mépris. Je lui demandai de préciser à Abdoul Mbaye que "tout Premier ministre qu'il est, je suis mieux logé et je vis mieux que lui". Je pense que cet épisode a définitivement enterré nos relations. Je contai l'anecdote au Président Macky Sall qui en fut effaré. J'ai déjà eu à relater cette histoire au cours d'un entretien sur la Sen Tv avec Ahmed Aïdara.

Le Premier ministre Mbaye invita l'auteur du fameux billet "les frères Dalton", à l'accompagner à son premier voyage à l'étranger en qualité Premier ministre. C'était les 28 et 29 novembre 2012 en Turquie. Des responsables de la rédaction du Quotidien me demandèrent d'interdire le voyage du journaliste. Je passai outre leur suggestion. Ainsi, des reportages sur cette visite en Turquie avaient été publiés dans notre journal. Abdou Mbaye étaient si "ami" avec les Turcs que seuls les projets réalisés par les Turcs au Sénégal trouvent grâce à ses yeux. Tous les autres chantiers de Macky Sall seraient suspects sauf ceux des Turcs. Au courant du mois de mars 2013, j'avais été abordé par des proches de Mme Amy Diack, l'ex-épouse de Abdoul Mbaye, qui était en contentieux avec lui devant le Tribunal civil. Je refusai de traiter les informations qui étaient mises à ma disposition, indiquant que Le Quotidien n'était preneur que d'une interview à visage découvert de Mme Amy Diack. Finalement, mon exigence a été satisfaite le 8 juillet 2019, Mme Amy Diack ayant finalement accordé un entretien à notre journal.

La candidature au Cio

Les organisations internationales humanitaires comme Human rights watch avaient fait de l'affaire Hissein Habré leur cause première. Une campagne internationale avait été engagée. Ben Rhodes, Conseiller adjoint à la Sécurité nationale des États Unis d'Amérique, disait que le Président Barak Obama devait évoquer le cas Habré avec son homologue sénégalais durant sa visite à Dakar du 26 au 28 juin 2013. Une telle perpective semblait mettre mal à l'aise le Premier ministre. Il quitta alors Dakar pour aller à Paris pour "raison de santé". Curieusement, Abdoul Mbaye trouva le moyen de se rendre à Lausanne pour déposer une candidature au Comité international olympique, en concurrence à celle de son compatriote, Mamadou Diagna Ndiaye. Cette bagarre sénégalo-sénégalaise au Cio avait fait grand bruit. Le Président Sall, qui avait déjà adoubé auprès des membres du Cio la candidature de son Conseiller spécial, nommé le 31 mai 2013, était assez embarrassé de voir son Premier ministre déposer lui aussi une candidature. Il interpella Abdoul Mbaye sur sa démarche et ce dernier lui dit, dans le blanc des yeux, que "c'étaient des mensonges des journalistes", qu'il n'avait pas déposé de candidature. Il finira par avouer le fait.

Abdoul Mbaye semble avoir un différend profond avec Mamadou Diagna Ndiaye. Peut-être que le fin mot de l'histoire sera connu un jour. Mais la nomination de Mamadou Diagna Ndiaye, comme Conseiller spécial par le Président Macky Sall, était apparue inacceptable aux yeux du Premier ministre Mbaye, au point qu'il aurait envisagé de démissionner. Il considérait que la nomination de Diagna Ndiaye était dirigée contre lui. Quand j'avais eu vent de la volonté de Abdoul Mbaye de démissionner, j'en avais alerté le Président Sall. Ce dernier, qui commençait à être agacé par les humeurs de son Premier ministre, se braqua: "Tant pis, qu'il parte si ça lui chante." Une décision fracassante du Premier ministre, pouvait faire des dégâts. Il faut cependant dire que des membres de la famille de Abdoul Mbaye avaient pesé de tout leur poids pour infléchir sa position, qu'ils auraient trouvée "trop prétentieuse". "Pourquoi celui qui t'a nommé n'aurait-il pas le droit de nommer quelqu'un d'autre", lui aurait rétorqué un membre de sa famille.

Les derniers jours de Abdoul Mbaye à la Primature

En partant en vacances en août 2013 pour quelques jours en Namibie, le Président Macky Sall était parti avec l'idée de mettre au point les derniers réglages pour remanier son gouvernement à la rentrée. Il refusait l'idée de changer de Premier ministre. Entretemps, Abdoul Mbaye avait fait une émission sur la Tfm, qui ne laissait plus le choix au Président Sall. Dès son retour de Namibie le jeudi 29 août 2013, le Président Sall me "convoqua". "As-tu suivi l'émission de Abdoul Mbaye", m'a-t-il apostrophé. Je lui répondis : "Vraiment je ne l'ai pas regardé car je ne voudrais plus vous parler de votre Premier ministre. J'ai juste entendu des commentaires." Macky Sall dit alors sa sentence : "Il méconnait la fonction et la place de Premier ministre, sinon il ne parlerait pas comme il l'a fait." Ainsi me confia-t-il qu'il allait finalement le remplacer par Mme Aminata Touré. Dans la soirée, Aminata Touré m'appela pour échanger avec moi sur la situation politique. J'abrégeai la discussion de crainte de trahir une confidence. C'est le samedi 31 août 2013 qu'elle m'appela pour dire que le Président venait de lui signifier qu'elle sera nommée au poste de Premier ministre en remplacement de Abdoul Mbaye. Le dimanche 1er septembre 2013 au matin, le Premier ministre Mbaye est appelé à la Présidence. Le Président Macky Sall commence à lui dire qu'il avait mis à profit ses vacances pour réfléchir sur le remaniement du gouvernement. Le Premier ministre l'interrompit : "Ah ouais Monsieur le Président, il y a certains de nos ministres qu'il faudrait nécessairement changer." "Sans doute, poursuivit le Président, j'ai décidé d'un remaniement en profondeur et c'est pour moi l'occasion de changer de Premier ministre. Je pense que c'est le moment de le faire pendant que nous sommes encore en de bons termes. Il y a beaucoup trop de bruits et ce serait regrettable que cela arrive à dégrader nos relations personnelles." Abdoul Mbaye était un peu sonné. Il se ressaisit et remercia le Président Sall d'avoir eu à le choisir parmi 13 millions de Sénégalais et lui redit sa fidélité et sa reconnaissance. Le Président Sall le remercia chaleureusement et lui dit qu'il lui laissera le temps pour informer ses proches pour éviter qu'ils n'apprennent brutalement la nouvelle par les médias. Moins une demi-heure plus tard, la Radio Futurs Médias annonça que le Premier ministre Abdoul Mbaye avait rendu sa démission. La mauvaise foi était sidérante. La présidence de la République se verra ainsi obligé de faire un communiqué pour rétablir la vérité des faits.

Mordre la main qui vous a nourri

J'ai souri quand j'ai vu un tweet du 30 juin 2019, de Abdoul Mbaye traitant les Sall de "Dalton-Bidon". Quel manque d'urbanité que de s'en prendre à un adversaire politique sur son "physique" ! Comment peut-on manquer autant de respect à une personne de surcroît, qui vous a fait l'honneur de vous élever à un rang aussi élevé. C'est en quelque sorte mordre la main qui vous a nourri. L'homme en est-il à son premier coup du genre ? Bien sûr que non. Qu'étaient devenues ses relations avec Aliou Sow avec qui il avait été partenaire à la Bst ? Qu'en est-il de ses relations avec Jean-Claude Mimran ? Qu'en est-il de ses relations avec ses amis avec lesquels il a été en relations d'affaires ?

Il est difficile de comprendre l'animosité manifeste, la haine viscérale que Abdoul Mbaye nourrit à l'endroit du Président Sall. L'homme n'a plus aucune retenue. Il accuse Macky Sall de tout jusqu'à être à l'origine de ses déboires conjugaux. Macky Sall et son régime chercheraient à tuer Abdoul Mbaye qui le crie partout mais sans jamais déposer une plainte pour faire ouvrir une enquête ou montrer la moindre menace de mort ou une preuve quelconque. Il en veut tellement à Macky Sall qu'il a préconisé le renversement de son régime par la violence. Le Quotidien a révélé, dans son édition du 11 février 2019, disposer d'un enregistrement audio qui l'atteste indubitablement. Il s'agit d'une discussion avec le Président Abdoulaye Wade, à l'hôtel Terrou bi de Dakar, le 10 février 2019. Aussi, avons-nous connaissance du verbatim d'un entretien explosif que Abdoul Mbaye a eu avec le truculent Capitaine Mamadou Dièye, qui a quitté brutalement les rangs de l'Armée sénégalaise. Ce fameux entretien a eu lieu le 25 mars 2018 à 12 heures à l'hôtel Lancaster, 7 rue de Berri à Paris. Ce n'est pas seulement de l'outrecuidance. La trahison a toujours été le revers de tout pouvoir du fait de la convoitise des hommes. César se verra évincer par Brutus, l'arrière-garde de Charlemagne tomba à Ronceveaux d'un piège fomenté par Ganelons. On ne peut nier à une personne d'avoir de l'ambition d'être au pouvoir, de vouloir s'émanciper politiquement et se faire roi, mais quand toute la stratégie est basée sur du mensonge, une falsification des faits, on ne peut que les rétablir dans leur vérité vraie. La posture de l'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se rapproche bien de l'idée émise dans "La République des traitres" de Jean Garrigues, selon laquelle : "Celui qui aspire à devenir Président est presque condamné à trahir un jour pour accéder à ce trône, tant convoité."



Lundi 15 Juillet 2019 - 12:09





Actualité en Afrique : environnement, énergies renouvelables, climat


Setal People - 14/12/2019 - 0 Commentaire

PHOTOS - Sadio Mané se déguise en père Noël dans un hôpital pour enfants …

Koffi Olomidé réagit sur le scandale sexuel impliquant sa ”fille”

13/12/2019 - 0 Commentaire

[Photos] Ebene Diop s'affiche après une chirurgie esthetique au niveau des seins

11/12/2019 - 0 Commentaire

MERCATO MÉDIATIQUE YOU vs EL HADJI NDIAYE: Ya Awa vers TFM, Ndeye Ndack vers 2STV?

06/12/2019 - 0 Commentaire

Les détails des votes du Ballon d’Or : Mané devance largement Salah et Marhez, relégués respectivement à 169 et 314 points

04/12/2019 - 0 Commentaire








Google+


Partager ce site




11/04/2017 08:33

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement
Abdallah Boureima est le nouveau président de la commission de l'UEMOA. Le Nigérien a été désigné, ce matin, en Côte d'Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, réunis en session extraordinaire.
 
Mais selon une note de la Présidence, c’est le Président de la République Macky Sall qui « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union » qui a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique.
 
La Conférence a décidé aussi, selon la même source, qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA.
 
D’autre part, lit-on sur la note, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, « le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique ».
 
Pour finir, poursuit la source, la Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky SALL et son leadership dans la sous-région.
02/09/2014 08:06

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants
Quelques membres de la douane Sénégalaise ont été formés la semaine dernière, sur la convention relative aux polluants organiques persistants (Pop) et autre textes sur les produits chimiques. L’intérêt selon Aïta Sarr Seck, chef de la Division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la Direction de l’environnement et des établissements classés, et de restreindre puis éliminer totalement la production, l’utilisation, l’écoulement et le stockage des Pop. 
«Le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm depuis 2003, mais il y a d’autres polluants organiques inscrits sur l’ancienne liste et c'est pour cela qu’il est nécessaire de former les agents des douanes sur ces polluants qui sont néfastes pour l’environnement et les êtres humains ». 
Habib Ampa Dieng, chef du bureau du recrutement à la division de la formation, a expliqué qu’il s’agissait lors de cette formation, de sensibiliser sur la convention relative aux polluants, de présenter la convention, ses aspects juridiques les engagements des Etats et plus particulièrement les agents des douanes. Ceci dans le souci que « les agents des douanes sachent reconnaître les polluants lorsqu’ils se présentent à nos frontières et qu’ils aient les bonnes attitudes pour le respect des engagements du Sénégal à l’égard de cette convention internationale » dira t-il. 
Aïta Sarr Seck a signalé que les POP « sont particulièrement préoccupants, en raison de leur persistance et leur grande capacité à se déplacer sur de longues distances...
22/08/2013 23:39

Une Grande Société de la Place recrute : Le Directeur Projets, Formulation, Qualite, Hygiene et Securite Alimentaire

 
                                MISSIONS ET PRINCIPALES RESPONSABILITES
 
Missions :
Construire un projet d’avenir pour le pôle alimentaire. Donner la direction et la maintenir dans les rubriques suivantes :
Conception de nouveau produit
Formulation et biochimie
Qualité
Sécurité alimentaire
Production de produits alimentaires

 
  • Elaborer les stratégies liées à la formulation, création, développement, analyses et caractérisation de produits, ainsi que sur les procédés de production et de conservation des aliments. 
  • Effectuer différentes analyses microbiologiques et biochimiques des composants des produits afin de t’assurer de leur qualité. 
  • Contrôler et de superviser la qualité des aliments transformés ou fabriqués afin qu’ils répondent aux normes gouvernementales et aux politiques de l’entreprise en matière de qualité.
  • Faire appliquer les règlements et les politiques en matière d’hygiène et de salubrité au sein de l’usine et d’en implanter de nouvelles afin de maximiser le processus de qualité des produits.
  • Mettre les processus en conformité à la législation, la réglementation, la toxicité, l'innocuité, et propose des orientations pour utiliser ces avantages pour la stratégie marketing. 
 
Responsabilités :
 
Le Directeur Projets, Formulation, Qualité, Hygiène et Sécurité alimentaire est responsable des points listés ci-après :
 
  • Construire des recettes en fonction des besoins des clients
  • Etude de nouveaux produits, la définition des gammes et de leur évolution, notamment lors des changements importants de composition des formules
  • Contrôle microbiologique des matières premières et produits fabriqués
  • Contrôle qualité sur toute la chaîne de production
  • Construire le plan de nettoyage et désinfection
  • Construire le plan de traçabilité des lots de production
  • Mettre en place un protocole de rappel des produits et de gestion de crise
  • Mettre en place un plan pour la gestion des allergies potentielles
  • Mettre en place un plan de prévention des risques phytosanitaires
  • Mettre en place la démarche HACCP
  • Assurer une veille législative
  • Participer au processus de gestion des réclamations clients
  • Mettre en place protocole de détermination des DLC et DLUO
  • Mettre en place dispositifs et protocoles pour garder les échantillons de produits
  • Mettre en place méthodologie d’analyse sensorielle et tests organoleptiques
  • Mettre en place les procédures de contrôle qualité et s’assurer de leur application
  • S’assurer de la calibration des instruments de mesure-
  • Plan en place un plan d’audit interne processus
  • Participer aux Comités de Pilotage du pôle alimentaire
  • Entretenir des relations régulières avec les partenaires du pôle alimenatire et organismes de recherches extérieures
  • Travailler en étroite collaboration avec la direction commerciale et développement ainsi que le(s) chef(s) produits
  • Travailler en étroite collaboration avec le responsable de la fabrication afin de prendre en compte, dans sa formulation, les contraintes technologiques propre à l’usine.
  • Communiquer en continu avec le responsable des achats
 
Compétences Requises :
Technologie alimentaire, biologie appliquée a la nutrition et alimentation
Technologie des emballages et emballeuses
Gestion des usines alimentaires et performance industrielle
Gestion des processus
Hygiène
Gestion des assets
Innovation et propriété intellectuelle
Gestion des coûts de production
 
Niveau formation
- Ingénieur Bac+4/5 Food processing – Quality - biochimie
- Expérience Professionnelle : 10 ans
 
Langues
- Français : Courant
- Anglais : Courant
 
Veuillez envoyer par E-mail votre dossier de candidature : CV + lettre de motivation en mentionnant le titre du poste à l’objet du courriel à recruteonesn@gmail.com
 
Bamba Toure
28/07/2013 00:40

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute
TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

 

Bamba Toure
13/06/2013 09:14

Une Grande Société de la Place recrute

Une Grande Société de la Place recrute
Bamba Toure
18/05/2013 01:13

COMMUNIQUE DE PRESSE ARTP

L’ARTP ACCOMPAGNE LE PELERINAGE DE POPENGUINE POUR ASSURER UNE BONNE QUALITE DE SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
 
L’ARTP met à la disposition du public :
 
1. Un Numéro Vert : le 800 200 200 
 
Ce numéro vert est destiné aux utilisateurs des services de la téléphonie mobile et Internet  présents à Popenguine durant le Pèlerinage  2013, pour leur permettre de saisir l’ARTP, en cas de dysfonctionnements ou de perturbations sur les réseaux des opérateurs Orange, Tigo ou Expresso.

Vous pourrez appeler gratuitement au 800 200 200 si vous êtes confrontés aux problèmes suivants :
  • difficultés à émettre ou recevoir des appels ;
  • difficultés à envoyer ou recevoir des SMS ;; 
  • difficultés d’accès à Internet à partir de votre téléphone portable ou clé Internet ;
  • coupures de communications ;
  • ou tout autre dysfonctionnement ou perturbation constaté sur les réseaux de téléphonie mobile.
Pour toute autre réclamation (aspects commerciaux, carte de recharge, facturation, restriction d’appel, etc.), veuillez contacter le service client de votre opérateur.  
 
Le numéro 800 200 200 sera opérationnel  du  samedi 18 mai 2013 à partir de 00h au lundi 20 mai 2013 2013 à 23h59mns.
 
2. Une équipe technique de l’ARTP sera également présente en permanence à Popenguine:

Pour s’assurer de la qualité des services offerts par Orange, Tigo et Expresso, l’équipe de l’ARTP effectuera régulièrement des tests qualitatifs à Popenguine et ses environs et sera en contact permanent avec les opérateurs pour veiller à ce qu’ils apportent des solutions adaptées si des perturbations sont constatées. 
 
L’ARTP souhaite un bon pèlerinage marial à la communauté catholique.
 
Abou Lo, Directeur général 
 
Bamba Toure
10/04/2013 22:32

VIP NEWS N°4

VIP NEWS N°4
VIP NEWS N°4
Bamba Toure
25/03/2013 22:48

Communiqué Rewmi

Communiqué Rewmi
Bamba Toure
14/03/2013 23:00

Office National de Formation Professionnelle

Office National de Formation Professionnelle
Bamba Toure
11/03/2013 12:04

RECRUTEMENT ASSISTANT IMMOBILIER

FICHE DE POSTE
 
MISSION

Il aura pour mission d’assister les cadres dirigeants et les consultants du groupe en charge du développement ou de la gestion de projets immobiliers.
Son rôle sera, entre autre de :
  • Organiser, à la demande des chefs de projets, les réunions de travail et de décisions nécessaires à l’avancement des projets, tant en interne au groupe qu’avec des participants extérieurs,
  • Contrôler la bonne exécution des plannings et assurer les relances nécessaires,
  • Veiller à la bonne circulation de l’information,
  • Représenter le groupe à toute réunion organisée par un prestataire extérieur ou sa présence serait souhaitée. Rendre compte de ces réunions,
  • Procéder, à la demande des chefs de projets, à la recherche d’information de toute nature.
 
Il aura également en charge d’entreprendre et de faire aboutir  l’ensemble des démarches administratives et juridiques nécessaires à l’avancement des projets : baux, dossiers d’autorisation de construire, constitution de SCI, relations avec les services fiscaux…
 
Il assurera  enfin la liaison entre le groupe et les notaires et avocats susceptibles d’intervenir sur les projets. 
 
FORMATION/EXPERIENCE
 
De formation juridico /économique, il aura 4 à 5 ans d’expérience professionnelle.
Cette expérience lui aura permis d’acquérir une bonne connaissance du secteur immobilier sénégalais : promoteurs, architectes et bureaux d’études, commercialisateurs,  entreprises de bâtiment, administrations …
 
Le poste est basé à Dakar mais demande une grande disponibilité.
 
Après une période d’activité probante, une évolution de carrière vers des responsabilités accrues pourra être envisagée.
 
Envoyez votre CV : recruteonesn@gmail.com
 
 
Bamba Toure