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A bon chat bon rat: Y-en a marre et le «djiko» sénégalais!


A bon chat bon rat: Y-en a marre et le «djiko» sénégalais!
L’équation sénégalaise est très complexe. Comme le sont d’ailleurs beaucoup de sénégalaises et sénégalais qui de manière sournoise ne vous dévoilent jamais leurs vrais convictions. Et si le Sénégalais a bien un fort, c’est de casser du sucre sur le dos de quelqu’un, refusant d’entendre la vérité sous prétexte d’être trainé dans la boue et traité par tous les noms (faiseur de malin, semi intellectuel, faire le gros dos, tricheur et j’en passe) et subir un dénigrement qui ne dit pas son nom au profit d’une légère bassesse d’insultes et de mépris totalement gratuit sans en comprendre le fond. Et quand je parle de ma vérité, je parle bien d’une vérité constructive et non d’une critique négative car nous sommes tous le reflet et le produit de notre propre société.

Leur reconnaissant tout le mérite d’avoir mené un idéal de transparence et de sentinelle de la démocratie, je trouve contradictoire néanmoins la démarche du mouvement y-en a marre vis-à-vis d’un soit disant combat qu’ils mènent pour le peuple sénégalais et qu’ils axent sur un point en général: la cherté de la vie. Au lieu de fustiger un gouvernement, ne devraient-ils pas s’attaquer au «djiko» des sénégalais d’abord. Pour preuves, très récemment à travers la télévision, j’ai pu regarder un reportage sur l’impact et l’usage du riz de la vallée du fleuve (nord du Sénégal) au niveau de la population locale: j’ai tout simplement été meurtri. En écoutant la plupart des interviewés (sénégalais & sénégalaises) déclarer qu’ils préfèrent manger le riz importé car le nôtre, local (subventionné par l’Etat), faisant nourrir nos propres parents et producteurs agricoles, était d’un goût inférieur et pis encore, le riz sénégalais «n’est pas bon à la cuisson». Quel sentiment vous habiterez au moment où le mouvement y-en-a marre tire sur le gouvernement que le riz coûte cher? 14.000 F Cfa le sac de riz local de 50kg contre 30.000 F Cfa pour la même quantité importée. Au moment où la création d’un observatoire sur la consommation est en pleine gestation par le gouvernement actuel (en décision du conseil des ministres du jeudi 02 mai 2013), voilà que le Sénégalais doté de sa suffisance coupable nourrit de plus en plus non un complexe, mais plutôt une ignorance aveugle sur la valeur ajoutée que représente chaque produit du terroir et chaque citoyen face au développement de sa Nation. Dès lors, vous comprendrez avec moi que le combat de y-en a marre en est un faux. Si vous avez le courage de dénoncer un régime, faites-en de même pour le peuple dont vous vous dites représenter.

Le mot wolof «djiko», décomposé traduit littéralement «dji-ko» c’est-à-dire «semer, inculquer en quelqu’un quelque chose». Leurs nouvelles missions devraient plutôt être dirigées vers la semence Sénégalaise en elle-même, le «dji-ko» sénégalais: y-en-a marre de ce comportement de consommation extérieure; y-en-a marre de cette presse poubelle qui abrutit nos enfants à travers la nouvelle tendance LMD: Lutte, Musique, Dance; y-en a marre de ce complexe sénégalais (au passage bravo et félicitations à Bousso Dramé lauréate nationale du concours d’orthographe pour son courage et sa dignité); y-en a marre des faire croire aux jeunes que si vous ne faites pas de la politique vous ne réussirez point; y-en-a marre de ce dénigrement gratuit que subissent tout homme de bonne foi voulant poser des actions nobles dans ce pays… Le «Djiko» du sénégalais pour lequel vous combattez fait cependant les 400 coups. Voilà l’image de votre société.

L’essentiel est ailleurs et ne trinquez pas avec ce verre de sensationnalisme. N’importe quel mouvement aurait fait l’affaire et vous pourriez descendre dans la rue autant de fois que vous voulez, incitant ainsi le sénégalais à la violence (faisant encore des Mamadou Diop, paix à son âme), mais vous serez toujours bercés par une politique qui aura tout le temps besoin d’incultes comme vous pour recevoir les coups. Voilà pourquoi Frédéric Bastiat (économiste politique) déclarait en substance que lorsque le pillage devient un mode de vie pour un groupe d'hommes vivant en société, ils créent pour eux-mêmes au cours du temps un système légal qui l'autorise et un code moral qui le glorifie.

Avant de combattre une chose, une faut d’abord en être libérée. Si les sénégalais ont faim, c’est d’ailleurs en grande partie due à leur mode de consommation. Combattre ceci est beaucoup plus facile que de renverser un régime.

On en a marre beaucoup plus de vous entendre proliférer des menaces que de vous attaquer au vrai mal. Et si vous en êtes pas capables, ne fatiguez plus les sénégalais. Si vous voulez être au côté du peuple, dites-leur d’abord de changer et changer vous-mêmes de vision, dites-leur la vérité.

Voilà ma vérité.

Cheikh NDAO
shakescheikh@yahoo.fr

Cheikh NDAO

Lundi 24 Juin 2013 - 19:20





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