Sénégal : la solidarité et l’humanité pour réussir la post-crise (Par Dr Abdoul Aziz Mbaye)

L'épidémie à Coronavirus s'est, par un effet de percolation, muée en une pandémie gigantesque qui a déstabilisé la quasi-totalité des sociétés humaines actuelles. Elle a laminé et mis à l'arrêt presque toutes les économies, en immobilisant, en confinant plus de la moitié de la population du monde. En cela, elle est un moment définissant dans le parcours du genre humain. Plus rien ne sera demain comme avant.


Que s'est-il passé ? Comment a-t-elle opéré ?

Le Covid-19 s'est en réalité jetée sur la structure humaine globale, en s'attaquant à toutes les structures humaines sur terre. Nous sommes affectés à travers nos catalogues de comportements, nos règles et lois, nos grilles de mérite, qui régissent nos vivre-ensemble, touchés au plus profond de nos êtres. Nos sociétés, nos groupes humains, qui se fondent sur ces classes de choses, comme catalogues de comportements, grilles de mérite et hiérarchies des normes et des règles, à toutes les échelles, se sont vues privées de leurs structures, c'est-à-dire de ce qui les fait persister et perdurer dans le temps. Nos amis mathématiciens nous enseignent que la structure de tout d'un ensemble est l'ensemble des relations entre les éléments de ce même ensemble. C'est bien donc à la structure des groupes humains que le Covid-19 s'est bien attaqué, changeant considérablement, voire parfois rompant, les relations que pouvaient partager les éléments dans nos groupes, quel qu'en soit l'environnement. Le Covid-19 rompt le lien et tue l'échange entre les êtres humains, il est méchant. Le grand-père refusant ou ne pouvant plus rencontrer sa petite-fille potentiellement porteuse saine du virus qui pourrait lui être fatal. Le regard change sur le monde. Et, ainsi donc, le monde doit changer pour continuer d'exister.

Or, le développement a été jusqu'ici vu comme la continuelle densification et complexification des structures qui, à chaque étape, est porteuse de valeur ajoutée à nos vies que nous procurent nos comportements, toujours affinés par un apprentissage continu, une innovation assidue dans nos manières de percevoir et de faire. Chaque saison de nos vies apportait son lot de valeur ajoutée à notre praxis de la vie quotidienne. Nos économies croissaient ainsi au gré de nos comportements, de nos efforts et de nos réussites dans nos actions et entreprises quotidiennes agrégées à l'échelle de nos collectivités locales, nationales, continentales et globales. A chaque instant, l'Homme ajoutait au groupe, et la nation au monde, pour aller vers un épanouissement collectif continu, même si la justice et le partage restaient imparfaits. Pour chacun d'entre nous, nos structures sont les lieux de la réalisation de nos « légendes personnelles », de notre ambition d'excellence. On accumulait savoir, avoir, pouvoir, savoir-faire, savoir-être et bien-être de par la pratique de nos comportements gagnants, récompensés par nos sociétés, qui contribuaient au seul objectif de nos structures respectives, à savoir, de se préserver, persister, durer. Mais aussi par l'évitement des comportements perdants, punis dans nos sociétés, qui concouraient à la ruine de nos structures.
C'est tout cela que l'on perd avec le Covid-19 qui dissout le lien, rompt la relation et interdit l'échange. C'est un virus sournois.
Les crises se sont succédées dans le monde en laissant intacte la structure globale où l'être humain évoluait toujours à travers le prisme de sa propre structure locale dont la dynamique, comme par un effet de Coriolis, bénéficiait de l'ensemble du mouvement global.
Cette globalisation aujourd'hui nous montre son autre face qui fait que la moindre décision individuelle de consommation ou d'interaction avec la nature, dans le lieu le plus reculé du monde, peut entraîner l'humanité tout entière dans un traumatisme aux contours sociaux, économiques et politiques non encore cernés. C'est bien cela « l'effet pangolin » que nous devrons saisir et maîtriser. Il déstructure le monde et appelle à des changements radicaux de nos manières de faire et de penser les choses, les relations aux « autrui inertes et vivants », mais surtout à l'humain, à la société humaine et son « ambition d'être ».
Plus que les effets du changement climatique qui, pernicieux, affectent nos vies en profondeur, mais si lentement que s'en est imperceptible à l'échelle de nos vies humaines, l'effet pangolin nous touche brutalement, foudroyant nos passés et écrasant notre avenir dans un instant dramatique, insupportable à nos esprits endormis par des décennies de progrès scientifique, technique, médical qui nous faisaient percevoir nos vies en dehors du temps.

Le Covid-19 redéfinit les dynamiques de nos vies, de nos territoires et de nos espérances. L'humanité a connu bien des « invisibles » qui l'ont ravagée en partie. Mais les fulgurances constatées avec le Covid-19, à se répandre de Wuhan à Sedhiou, n'ont jamais été observées sur une échelle aussi globale et en un temps aussi bref.
A travers le temps, les groupes humains sont dotés d'Etats pour sécuriser leur territoire et leur environnement et pour assurer l'administration de la Justice entre les éléments du groupe, notamment dans la gestion des catalogues de comportements, de la grille de mérite ainsi que des processus individuels d'accumulation des bienfaits. Des décennies durant, la pensée dominante, progressivement, a fait de ces Etats des suppôts de la performance scientifique, technique, économique et managériale, laissant au « Marché », ce haut lieu de concurrence entre les êtres, entre les structures et entre les sociétés humaines, le soin de repartir les bienfaits de la nature entre les êtres et entre les structures. Les règles du Marché, dans cette concurrence effrénée, vers toujours plus de gains, plus d'accumulation et plus d'avoir, ont exacerbé les disparités parmi les groupes humains, les structures et les êtres pour finir par aboutir notre monde d'avant Covid-19, si empreint d'égoïsme, d'égocentrisme et d'exclusion de l'autre. Ces dénis de solidarité sont manifestes dans nos nations avec la distanciation des riches par rapport aux démunis et entre nos nations avec la distanciation des pays riches par rapport aux pays pauvres, notamment par des politiques de l'immigration restrictives, voire xénophobes. Chacune voulant jouir des plus grandes parts des bienfaits et des ressources de la nature, sans se préoccuper outre mesure du bien-être des autres.
Le Covid-19 a montré la faillite du Marché : les structures et Nations les plus affectées sont celles qui, auparavant, avaient le plus accumulé de biens et de bien-être. Celles qui exhibaient les plus grandes performances et qui s'étaient érigées en exemples du monde moderne, l'incarnation de la modernité. Elles découvrent toutes avec le Covid que la Vie est un commun indivisible. Elles apprennent surtout que le Covid-19 tue par les communs partagés jusqu'ici avec insouciance. Elles réalisent surtout l'instantanéité des échanges qui affectent tout le monde à une vitesse sidérale. Comme le dit le Président Macky Sall du Sénégal, « si la maladie subsiste dans le plus petit village du Sénégal, elle continue d'être une menace mortelle pour l'humanité tout entière ».
Aussi, la dichotomie et la distanciation que prônait et installait le Marché pour mieux asseoir les intérêts particuliers des individus, des structures et des nations deviennent inopérantes face aux nouveaux défis que peuvent poser les nouvelles menaces à effet pangolin telles que le Covid-19. Elles étaient porteuses d'injustice et d'iniquité qui laissaient beaucoup sur le bas-côté du chemin de l'histoire.  Aujourd'hui c'est l'humanité tout entière qui devient l'enjeu qui s'incarne dans chacun des êtres de chacun des groupes humains qui peuplent la planète.
Ainsi avec le Covid-19, l'Etat sort-il du confinement auquel le Marché l'obligeait. Il renaît pour une nouvelle mission qui est de garantir la sauvegarde de l'humain et le bien-être de l'être humain, acteur dans sa structure et agent du monde. L'Humain doit redevenir le principal animateur des relations dans la structure et entre les structures : le moyen et la cible de toute politique publique.
Le paradigme que propose le Sénégal, un petit pays d'Afrique, sur les rives orientales de l'Atlantique, est de refonder les communs sur de nouvelles solidarités pour l'humanité qui mettent l'humain au centre de toutes les relations communautaires, nationales et internationales, en se concentrant sur l'essentiel. Il ne prône guère l'aide, mais la coresponsabilité de tous pour une cogestion de nos existences et de nos structures, si inextricablement liées.
Sa « guerre contre le Covid-119 » a commencé très tôt par la sécurisation des territoires pour éviter d'exporter ou importer la contamination. Elle s'est poursuivie par l'instauration d'un fonds commun de solidarité où chaque être, chaque structure, à l'image de l'Etat, peut apporter sa contribution, pour venir en aide aux êtres les plus démunis, aux structures, communautés comme entreprises, les plus affectées. En somme, à la Nation tout entière.
C'est en faisant cet exercice que l'idée a germé pour l'Etat de se concentrer sur l'essentiel et d'utiliser toutes les ressources et tous les moyens disponibles pour mener sa part du combat contre le fléau du Covid-19 qui appelle toutes les Nations à une responsabilité partagée. A quelle urgence répondrait le paiement du service de la dette publique dans ce contexte où tous nos bailleurs et partenaires étaient focalisés à sauver leurs citoyens, leurs structures et leurs nations ? Aucune !
D'autant que les quantités de ressources impliquées sont si importantes pour les petits pays, sans être significatif à leurs créanciers. En tout cas, pas de nature à faire dérailler le jeu des relations économiques et financières dans le monde comme le fit la crise des « subprimes » de 2008.
La demande était donc raisonnable de lever les contraintes de la dette sur cette Afrique qui fait tout pour endiguer les destructions humaines et économiques du Covid. Pour preuve, le Fonds Monétaire, La Banque Mondiale furent les premiers à abonder dans ce sens, suivi du Très Humain Pape François. Le G20 leur a alors emboîté le pas pour proposer un moratoire d'un an pour les services la dette bilatérale et multilatérale.
Au sortir de chaque catastrophe que l'humanité aura traversée, comme les guerres mondiales, la Communauté internationale a trouvé l'énergie pour bâtir une nouvelle alliance et instaurer les institutions appropriées pour la poursuite en commun de son destin partagé. En 1944, l'idée de la Banque Internationale de Reconstruction et Développement et du Fonds Monétaire comme chambre de compensation des balances de paiement a été le moyen de financer de manière organisée la relance du monde économique. En Europe, la mise en commun des ressources en acier et charbon de la France et de l'Allemagne, par la création de la supranationale Communauté européenne, mit un terme à des siècles de guerres récurrentes qui finissaient souvent par être mondiales.
Aujourd'hui, il nous faudra trouver les outils adaptés pour répondre aux nouveaux types de défis auxquels le monde aura à répondre en stimulant les solidarités pour l'humanité appropriées pour faire face en concentrant sur l'essentiel. Une organisation internationale chargée d'observer les jeux complexes des relations internationales sera nécessaire pour gérer les moments où l'humain sera en danger et pour décider le cas échéant de suspendre ou de remettre à zéro les effets de contrainte dus aux jeux accessoires (ex. finances, transport), pour privilégier les communs essentiels, sauvegarde l'humain et préserver la vie. L'essentiel du droit international et des organisations internationales actuelles gèrent en réalité les modalités des guerres modernes (les conflits sur les territoires et sur les ressources, les règles d'engagements des hostilités, la guerre commerciale). Aucune d'elles ne se préoccupe de la préservation des communs, des nécessaires solidarités pour l'Humanité.
Les stratégies de sortie de crise devraient se fonder sur ces nouvelles solidarités nationales et internationales pour s'articuler autour des êtres, des humains, les plus vulnérables aujourd'hui. Ceux-là seront les grandes armées de demain par lesquelles l'humanité tout entière recouvrira la croissance et le développement, tout en mitigeant les effets du changement climatique et en exploitant les nouvelles opportunités nées des « sociétés et des économies sans contact » qui se dégagent de la lutte contre le Covid.
Les économies d'Afrique, confinées dans de petits Etats nés d'un morcellement aberrant issu de la colonisation, avec très peu d'échanges entre elles, devraient se restructurer pour profiter davantage d'une intégration renforcée au niveau régional et continental, et libérer les échanges pour profiter des énormes ressources agricoles et halieutiques dont elles sont dotées. Ce n'est qu'au prix de cette « préférence continentale », de cette solidarité, que le continent africain cessera d'affronter les famines et insécurités alimentaires auxquelles il se confronte régulièrement, au gré des saisons, des conflits et des ravages du changement climatique.
Dans la totalité de ces pays d'Afrique, ces économies vivent pour l'essentiel des activités informelles menées par les mêmes êtres qui sont les plus vulnérables de nos sociétés. Ils sont dans l'agriculture, dans l'horticulture, dans la pêche, dans l'élevage, dans le textile et dans le fourre-tout de l'artisanat. La première marque de la solidarité internationale serait de reconnaître ces petites gens-là, ces petites économies-là sont les premières victimes des effets du changement climatique et de la pollution globale dont elles sont si peu responsables. L'équité, les règles éthiques, qui fondent l'économie de Marché, dans un nouvel élan de solidarité pour l'Humanité et de coresponsabilité dans la cogestion de l'humain au niveau global, devraient contraindre les pays riches et émergents, les champions de la pollution, ces avocats inconditionnels de la justice et des droits de l'Homme, à compenser équitablement les pays en développement concernés, notamment Africains.
De même, au niveau des nations Africaines, les stratégies de sortie de crise devraient s'attacher à enrôler davantage ces petites mains informelles de l'économie pour s'inscrire davantage les rouages classiques, contribuant ainsi à renforcer les assiettes fiscales, en définitive les moyens des communs, dans ces économies. Ceci pourrait passer par une politique de promotion et d'appui à la proto-industrialisation (**) de ces économies pour engager et soutenir les vulnérables producteurs primaires, ruraux et périurbains, pour y « disperser une part substantielle de la production industrielle nationale ». Une nouvelle forme de solidarité entre le rural et l'urbain. L'exemple de la Chine est à cet égard à méditer. Elle s'est développée par « l'industrie sans les cheminées » avec les armées de proto-industriels ruraux et périurbains, nourrissant avant tout les grandes chaines de consommation pour les couches les plus vulnérables, utilisant les maigres ressources et capitaux issus de ces mêmes couches les plus vulnérables. Une économie solidaire, faite de solidarité avec les plus vulnérables. Une coresponsabilité dans les engagements des Etats, des entreprises et de ceux-là mêmes qui sont les premiers bénéficiaires des politiques publiques et des solidarités. Les capitaines d'industrie ne sont plus les grands magnats dotés des grandes fortunes, mais un réseau de petits entrepreneurs, créatifs et assidus, qui se « débrouillent pour s'en sortir ».
Il nous faudra bien passer des sociétés faites d'humains toujours en concurrence et en compétition à des sociétés humaines faites pour l'humain et le bien-être des êtres.


(*) Scientifique, économiste, diplomate, Dr Abdoul Aziz Mbaye est actuellement ministre au Cabinet du Président de la République du Sénégal. Il a été ambassadeur aux Iles Salomon, puis chef de la Délégation régionale pour le Pacifique de l'Union européenne. Physicien, il est également ancien chercheur titulaire du Centre national de la recherche scientifique de France.
(**) La proto-industrie (ou proto-industrialisation) est un terme économique, conçu par Franklin Mendels en 1969, décrivant de très petits ateliers essentiellement situés en milieu rural de l'Inde2, aux XVIIIe et XIXe siècles. En France, un décret du 7 septembre 1762 par le Conseil du roi de France permet aux paysans de fabriquer des étoffes ou de la métallurgie sans faire partie d'une corporation de métiers. Des dispositions similaires avaient déjà été spontanément prises sans attendre d'autorisation dans la blanchisserie. Au XVIIIe siècle, dans la plaine de Flandre, des paysans travaillent le lin en famille pour des marchands-fabricants urbains. Ces évolutions seront postérieurement interprétées par les historiens du XXe siècle comme étant des formes de proto-industrie. Cette notion est notamment illustrée par le Domestic system dans les milieux ruraux du XVIe siècle jusqu'au début de la révolution industrielle.


Samedi 16 Mai 2020 - 12:00





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11/04/2017 08:33

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement

Après la présidence de la Commission de l’UEMOA jusqu’en 2021 par le Niger : Le Sénégal à la tête de la Commission définitivement
Abdallah Boureima est le nouveau président de la commission de l'UEMOA. Le Nigérien a été désigné, ce matin, en Côte d'Ivoire, par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, réunis en session extraordinaire.
 
Mais selon une note de la Présidence, c’est le Président de la République Macky Sall qui « dans un esprit de solidarité et de fraternité et dans le souci de permettre la poursuite du bon fonctionnement de l’Union » qui a répondu favorablement à la sollicitation de ses pairs pour l’attribution jusqu’en 2021, de la Présidence de la Commission de l’UEMOA au Niger, soit pour un mandat unique.
 
La Conférence a décidé aussi, selon la même source, qu’à la fin du mandat du Niger, en 2021, le Sénégal reprendra de manière définitive la Présidence de la Commission de l’UEMOA.
 
D’autre part, lit-on sur la note, dans le sens de rééquilibrer la répartition des postes, la Conférence a attribué, avec effet immédiat, « le poste de la présidence du Conseil Régional de l’Epargne publique et des Marchés Financiers au Sénégal. En plus, en octobre 2018, le Sénégal occupera le poste de Vice-Gouverneur de la BCEAO pour un mandat unique ».
 
Pour finir, poursuit la source, la Conférence a enfin salué l’esprit d’ouverture du Président Macky SALL et son leadership dans la sous-région.
02/09/2014 08:06

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants

Produits chimiques : les agents de la douane formés sur les polluants organiques persistants
Quelques membres de la douane Sénégalaise ont été formés la semaine dernière, sur la convention relative aux polluants organiques persistants (Pop) et autre textes sur les produits chimiques. L’intérêt selon Aïta Sarr Seck, chef de la Division prévention et contrôle des pollutions et nuisances à la Direction de l’environnement et des établissements classés, et de restreindre puis éliminer totalement la production, l’utilisation, l’écoulement et le stockage des Pop. 
«Le Sénégal a ratifié la convention de Stockholm depuis 2003, mais il y a d’autres polluants organiques inscrits sur l’ancienne liste et c'est pour cela qu’il est nécessaire de former les agents des douanes sur ces polluants qui sont néfastes pour l’environnement et les êtres humains ». 
Habib Ampa Dieng, chef du bureau du recrutement à la division de la formation, a expliqué qu’il s’agissait lors de cette formation, de sensibiliser sur la convention relative aux polluants, de présenter la convention, ses aspects juridiques les engagements des Etats et plus particulièrement les agents des douanes. Ceci dans le souci que « les agents des douanes sachent reconnaître les polluants lorsqu’ils se présentent à nos frontières et qu’ils aient les bonnes attitudes pour le respect des engagements du Sénégal à l’égard de cette convention internationale » dira t-il. 
Aïta Sarr Seck a signalé que les POP « sont particulièrement préoccupants, en raison de leur persistance et leur grande capacité à se déplacer sur de longues distances...
22/08/2013 23:39

Une Grande Société de la Place recrute : Le Directeur Projets, Formulation, Qualite, Hygiene et Securite Alimentaire

 
                                MISSIONS ET PRINCIPALES RESPONSABILITES
 
Missions :
Construire un projet d’avenir pour le pôle alimentaire. Donner la direction et la maintenir dans les rubriques suivantes :
Conception de nouveau produit
Formulation et biochimie
Qualité
Sécurité alimentaire
Production de produits alimentaires

 
  • Elaborer les stratégies liées à la formulation, création, développement, analyses et caractérisation de produits, ainsi que sur les procédés de production et de conservation des aliments. 
  • Effectuer différentes analyses microbiologiques et biochimiques des composants des produits afin de t’assurer de leur qualité. 
  • Contrôler et de superviser la qualité des aliments transformés ou fabriqués afin qu’ils répondent aux normes gouvernementales et aux politiques de l’entreprise en matière de qualité.
  • Faire appliquer les règlements et les politiques en matière d’hygiène et de salubrité au sein de l’usine et d’en implanter de nouvelles afin de maximiser le processus de qualité des produits.
  • Mettre les processus en conformité à la législation, la réglementation, la toxicité, l'innocuité, et propose des orientations pour utiliser ces avantages pour la stratégie marketing. 
 
Responsabilités :
 
Le Directeur Projets, Formulation, Qualité, Hygiène et Sécurité alimentaire est responsable des points listés ci-après :
 
  • Construire des recettes en fonction des besoins des clients
  • Etude de nouveaux produits, la définition des gammes et de leur évolution, notamment lors des changements importants de composition des formules
  • Contrôle microbiologique des matières premières et produits fabriqués
  • Contrôle qualité sur toute la chaîne de production
  • Construire le plan de nettoyage et désinfection
  • Construire le plan de traçabilité des lots de production
  • Mettre en place un protocole de rappel des produits et de gestion de crise
  • Mettre en place un plan pour la gestion des allergies potentielles
  • Mettre en place un plan de prévention des risques phytosanitaires
  • Mettre en place la démarche HACCP
  • Assurer une veille législative
  • Participer au processus de gestion des réclamations clients
  • Mettre en place protocole de détermination des DLC et DLUO
  • Mettre en place dispositifs et protocoles pour garder les échantillons de produits
  • Mettre en place méthodologie d’analyse sensorielle et tests organoleptiques
  • Mettre en place les procédures de contrôle qualité et s’assurer de leur application
  • S’assurer de la calibration des instruments de mesure-
  • Plan en place un plan d’audit interne processus
  • Participer aux Comités de Pilotage du pôle alimentaire
  • Entretenir des relations régulières avec les partenaires du pôle alimenatire et organismes de recherches extérieures
  • Travailler en étroite collaboration avec la direction commerciale et développement ainsi que le(s) chef(s) produits
  • Travailler en étroite collaboration avec le responsable de la fabrication afin de prendre en compte, dans sa formulation, les contraintes technologiques propre à l’usine.
  • Communiquer en continu avec le responsable des achats
 
Compétences Requises :
Technologie alimentaire, biologie appliquée a la nutrition et alimentation
Technologie des emballages et emballeuses
Gestion des usines alimentaires et performance industrielle
Gestion des processus
Hygiène
Gestion des assets
Innovation et propriété intellectuelle
Gestion des coûts de production
 
Niveau formation
- Ingénieur Bac+4/5 Food processing – Quality - biochimie
- Expérience Professionnelle : 10 ans
 
Langues
- Français : Courant
- Anglais : Courant
 
Veuillez envoyer par E-mail votre dossier de candidature : CV + lettre de motivation en mentionnant le titre du poste à l’objet du courriel à recruteonesn@gmail.com
 
Bamba Toure
28/07/2013 00:40

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute : TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

Une Grande Société de la Place recrute
TECHNICO-COMMERCIAL EN INFORMATIQUE

 

Bamba Toure
13/06/2013 09:14

Une Grande Société de la Place recrute

Une Grande Société de la Place recrute
Bamba Toure
18/05/2013 01:13

COMMUNIQUE DE PRESSE ARTP

L’ARTP ACCOMPAGNE LE PELERINAGE DE POPENGUINE POUR ASSURER UNE BONNE QUALITE DE SERVICE DE TELECOMMUNICATIONS
 
L’ARTP met à la disposition du public :
 
1. Un Numéro Vert : le 800 200 200 
 
Ce numéro vert est destiné aux utilisateurs des services de la téléphonie mobile et Internet  présents à Popenguine durant le Pèlerinage  2013, pour leur permettre de saisir l’ARTP, en cas de dysfonctionnements ou de perturbations sur les réseaux des opérateurs Orange, Tigo ou Expresso.

Vous pourrez appeler gratuitement au 800 200 200 si vous êtes confrontés aux problèmes suivants :
  • difficultés à émettre ou recevoir des appels ;
  • difficultés à envoyer ou recevoir des SMS ;; 
  • difficultés d’accès à Internet à partir de votre téléphone portable ou clé Internet ;
  • coupures de communications ;
  • ou tout autre dysfonctionnement ou perturbation constaté sur les réseaux de téléphonie mobile.
Pour toute autre réclamation (aspects commerciaux, carte de recharge, facturation, restriction d’appel, etc.), veuillez contacter le service client de votre opérateur.  
 
Le numéro 800 200 200 sera opérationnel  du  samedi 18 mai 2013 à partir de 00h au lundi 20 mai 2013 2013 à 23h59mns.
 
2. Une équipe technique de l’ARTP sera également présente en permanence à Popenguine:

Pour s’assurer de la qualité des services offerts par Orange, Tigo et Expresso, l’équipe de l’ARTP effectuera régulièrement des tests qualitatifs à Popenguine et ses environs et sera en contact permanent avec les opérateurs pour veiller à ce qu’ils apportent des solutions adaptées si des perturbations sont constatées. 
 
L’ARTP souhaite un bon pèlerinage marial à la communauté catholique.
 
Abou Lo, Directeur général 
 
Bamba Toure
10/04/2013 22:32

VIP NEWS N°4

VIP NEWS N°4
VIP NEWS N°4
Bamba Toure
25/03/2013 22:48

Communiqué Rewmi

Communiqué Rewmi
Bamba Toure
14/03/2013 23:00

Office National de Formation Professionnelle

Office National de Formation Professionnelle
Bamba Toure
11/03/2013 12:04

RECRUTEMENT ASSISTANT IMMOBILIER

FICHE DE POSTE
 
MISSION

Il aura pour mission d’assister les cadres dirigeants et les consultants du groupe en charge du développement ou de la gestion de projets immobiliers.
Son rôle sera, entre autre de :
  • Organiser, à la demande des chefs de projets, les réunions de travail et de décisions nécessaires à l’avancement des projets, tant en interne au groupe qu’avec des participants extérieurs,
  • Contrôler la bonne exécution des plannings et assurer les relances nécessaires,
  • Veiller à la bonne circulation de l’information,
  • Représenter le groupe à toute réunion organisée par un prestataire extérieur ou sa présence serait souhaitée. Rendre compte de ces réunions,
  • Procéder, à la demande des chefs de projets, à la recherche d’information de toute nature.
 
Il aura également en charge d’entreprendre et de faire aboutir  l’ensemble des démarches administratives et juridiques nécessaires à l’avancement des projets : baux, dossiers d’autorisation de construire, constitution de SCI, relations avec les services fiscaux…
 
Il assurera  enfin la liaison entre le groupe et les notaires et avocats susceptibles d’intervenir sur les projets. 
 
FORMATION/EXPERIENCE
 
De formation juridico /économique, il aura 4 à 5 ans d’expérience professionnelle.
Cette expérience lui aura permis d’acquérir une bonne connaissance du secteur immobilier sénégalais : promoteurs, architectes et bureaux d’études, commercialisateurs,  entreprises de bâtiment, administrations …
 
Le poste est basé à Dakar mais demande une grande disponibilité.
 
Après une période d’activité probante, une évolution de carrière vers des responsabilités accrues pourra être envisagée.
 
Envoyez votre CV : recruteonesn@gmail.com
 
 
Bamba Toure