Le ballet de témoins cités dans l'affaire Tahibou N'diaye du nom de l'ancien directeur général du Cadastre poursuivi pour enrichissement illicite portant sur la somme de près de 4 milliards de F Cfa, se poursuit toujours à la barre de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).
Apportant son témoignage sur cette affaire, l’inspecteur des impôts et domaines et conseiller technique du Directeur général, Vincent Kouassi Maxi Bidi a donné une leçon de morale à l’ancien directeur du Cadastre, Tahibou N'diaye qui a maille à partir avec la justice à cause de sa présumée mauvaise gestion des deniers publics de l’Etat.
D’abord, il a indiqué qu’il faut impérativement une immatriculation pour créer un titre foncier au nom de l’Etat. En plus, poursuit-il, «on est tenu de gérer en bon père de famille lorsqu’on gère la rareté. On se doit d’être regardant pour ne pas lever des soupçons. C’est ce que veut l’éthique et l’équité».
A la question de savoir si Tahibou Ndiaye, alors directeur général du Cadastre, avait le droit de signer à la place de sa femme et de ses deux filles adoptives pour l’acquisition d’un terrain, le témoin répond par la négation. «On ne doit pas le faire. Ce n’est pas possible de signer à la place de quelqu’un d’autre», a-t-il renseigné non sans faire savoir que pour donner un terrain gratuitement, il faut en être d’abord le propriétaire avant de respecter les obligations fiscales qui sont liées à l’opération. Interpellé sur la régularisation de la maison de Tahibou N'diaye qui a été régularisée au bout de 10 ans, le témoin d’indiquer «qu’un fonctionnaire ne peut pas voir un terrain, l’occuper pendant des années avant de passer à la régularisation plus tard».
Le témoin Vincent Kouassi Maxime Bidi a également balayé d’un revers de la main les déclarations de Tahibou N'diaye selon lesquelles, tous les anciens directeurs du Cadastre sont devenus des milliardaires. A l’en croire, ces déclarations ne sont pas avérées, car fait-il noter :«j’ai été pendant 3 ans directeur général du Cadastre et je ne suis pas devenu riche».
Cependant, Tahibou N'diaye n’a pas mis du pas pour répliquer et c’est pour maintenir et réaffirmer sa déclaration.
Auparavant, les témoins Sadry Darwiche et Mbaye Guèye, respectivement directeur de la société Comptoir commercial du Sénégal (Ccs) et responsable d’Emg automobile ont fait leur comparution devant le prétoire à titre de témoin.
«J’ai offert du matériel d’une valeur globale de 80 millions à Tahibou. Ce matériel lui a été livré partiellement», a soutenu Sadry Darwiche. Quant à Mbaye Guèye, il souligne : «Je n’ai jamais rien fait pour Tahibou. Pour son épouse, elle a équipé mon bureau et ma maison. En retour, Ndèye Aby Ndiongue m’a dit qu’elle voulait une de mes voitures. C’est ainsi que j’ai accepté de lui donner ladite voiture ».
Le procès reprend lundi à 10 heures et ce sera encore pour le défilé des témoins...
Apportant son témoignage sur cette affaire, l’inspecteur des impôts et domaines et conseiller technique du Directeur général, Vincent Kouassi Maxi Bidi a donné une leçon de morale à l’ancien directeur du Cadastre, Tahibou N'diaye qui a maille à partir avec la justice à cause de sa présumée mauvaise gestion des deniers publics de l’Etat.
D’abord, il a indiqué qu’il faut impérativement une immatriculation pour créer un titre foncier au nom de l’Etat. En plus, poursuit-il, «on est tenu de gérer en bon père de famille lorsqu’on gère la rareté. On se doit d’être regardant pour ne pas lever des soupçons. C’est ce que veut l’éthique et l’équité».
A la question de savoir si Tahibou Ndiaye, alors directeur général du Cadastre, avait le droit de signer à la place de sa femme et de ses deux filles adoptives pour l’acquisition d’un terrain, le témoin répond par la négation. «On ne doit pas le faire. Ce n’est pas possible de signer à la place de quelqu’un d’autre», a-t-il renseigné non sans faire savoir que pour donner un terrain gratuitement, il faut en être d’abord le propriétaire avant de respecter les obligations fiscales qui sont liées à l’opération. Interpellé sur la régularisation de la maison de Tahibou N'diaye qui a été régularisée au bout de 10 ans, le témoin d’indiquer «qu’un fonctionnaire ne peut pas voir un terrain, l’occuper pendant des années avant de passer à la régularisation plus tard».
Le témoin Vincent Kouassi Maxime Bidi a également balayé d’un revers de la main les déclarations de Tahibou N'diaye selon lesquelles, tous les anciens directeurs du Cadastre sont devenus des milliardaires. A l’en croire, ces déclarations ne sont pas avérées, car fait-il noter :«j’ai été pendant 3 ans directeur général du Cadastre et je ne suis pas devenu riche».
Cependant, Tahibou N'diaye n’a pas mis du pas pour répliquer et c’est pour maintenir et réaffirmer sa déclaration.
Auparavant, les témoins Sadry Darwiche et Mbaye Guèye, respectivement directeur de la société Comptoir commercial du Sénégal (Ccs) et responsable d’Emg automobile ont fait leur comparution devant le prétoire à titre de témoin.
«J’ai offert du matériel d’une valeur globale de 80 millions à Tahibou. Ce matériel lui a été livré partiellement», a soutenu Sadry Darwiche. Quant à Mbaye Guèye, il souligne : «Je n’ai jamais rien fait pour Tahibou. Pour son épouse, elle a équipé mon bureau et ma maison. En retour, Ndèye Aby Ndiongue m’a dit qu’elle voulait une de mes voitures. C’est ainsi que j’ai accepté de lui donner ladite voiture ».
Le procès reprend lundi à 10 heures et ce sera encore pour le défilé des témoins...