Erigée en commune en 2009,la commune de Diaobé –Kabendou regorge d’énormes potentialités à cause du marché Sous régional qui regroupe chaque semaine des milliers de commerçants. Ce Samedi ,les populations des quartiers de Kabendou 1,Kabendou 2,Sinthiang Thierno,Haydara ,Médina Samba kandé,Soutouré ,Maréwé ont arboré des brassards rouges pour exprimer leur ras le bol face au manque d’électrification dans certaines localités, d’eau potable avec l’inexistence de forages dans les autres zones au moment où Diaobé seul en a 2.Au cours de cette marche pacifique, leur porte parole du jour, en l’occurrence Ntaye Noba,les caniveaux à ciel ouvert sont devenus aujourd’hui accidentogéne car des vélo cyclistes ou des étrangers se retrouvent souvent dans les fosses et ressortent avec des blessures et des fractures ,sans parles des animaux qui y meurent. C’est le nid des moustiques, dit il occasionnant du cout le paludisme. Les postes de santé de Diaobé et de Kabendou manquent de médicaments en qualité et en quantité. Les marcheurs exigent de l’Etat l’érection du poste de santé de Diaobé en centre compte tenu de l’afflux de patients qui viennent même des pays limitrophes. M.Noba,si qui n’est pas allé du dos de la cuillère déplore la gestion financière du conseil municipal car selon lui, à chaque semaine les recettes générées par le marché sont évaluées à plus de 7 Millions de FCFA par semaine mais Diaobé-Kabendou manque de tout. Les jeunes n’ont pas accès aux projets ni aux financements et c’est ce qui pousse les bras valides à l’émigration clandestine. Il n’ya pas d’espaces jeunes pour se divertir et même le terrain de football alloué aux jeunes de Kabendou est occupé par les populations créant du coup un problème foncier car ils veulent retirer leur espace. Des quartiers non lotis sont anarchiquement occupés par les populations. La relance de la ferme agricole de Soutouré, la clôture du CEM de Kabendou, de Diaobé et son lycée, l’accès aux périmètres du bassin de l’anambé, un centre de formation pour les jeunes sont autant de revendications qui ont été brandies par les marcheurs. Ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, dit M.Noba, si les doléances ne sont pas satisfaites, ils passeront à la vitesse supérieure c'est-à-dire en barricadant la nationale 6, bruler des pneus et saccager des édifices et pire ils vont sanctionner les politiciens avec leurs cartes d’électeurs lors des prochaines législatives du 30 Juillet 2017. Un mémorandum a été lu par les marcheurs et remis aux forces de l’ordre parce que le Maire Moussa Diao et son Adjoint,Mamadou Baldé, étaient absents des lieux. Elhadji Lonka Sabaly