Vélingara : Faute de toilettes, les lycéens de Diaobé désertent les salles de classes et décrètent 48h de grève totale.


Le système éducatif en général est en ébullition. Avec les grèves
répétitives des syndicats d’enseignants et l’arrestation de plusieurs
d’entre eux lors de la marche à  Ziguinchor, c’est au tour des
potaches de Diaobé d’entrer dans la danse. Ils réclament des
toilettes. Le porte parole du jour, M.Tamba très remonté n’a pas
digéré l’absence de WC dans un établissement qui réunit plus de 300
éléves.Pour assouvir leurs besoins, filles et garçons sont obligés de
côtoyer les maisons environnantes .Une situation qui leur met mal à
l’aise car l’école, dit il est une maison. Et nos ancétres, avant de
construire quoi que ce soit s’affairaient d’abord autour des
toilettes. Une nécessité que l’administration a négligée. Et pour ce,
les établissements primaires et Moyen ont été délogés pour lancer un
signal fort aux autorités compétentes. Ainsi, ils ont décrété 48 h
pour voir plus clair car disent ils ,le temple du savoir ne doit point
fonctionner sans toilettes.Une priorité à prendre au sérieux car
déterminés à aller jusqu’à satisfaction totale de leurs points
revendicatifs. Interrogé par nos confrére de Tewdu fm,le censeur des
études ,Samba Diallo a balayé d’un revers de main les propos du
président du gouvernement scolaire. Selon lui, les travaux sont déjà
entamés. Un ouvrier est à pied d’œuvre. Il rappelle que les toilettes
n’émanent pas de leurs compétences. C’est le conseil départemental qui
est chargé de l’exécution de la tache. Le corps professoral et
l’administration ont mis la main à la poche pour que les enseignements
apprentissages se déroulent normalement. Il leur arrive même de
réparer des huttes et pourtant ils pouvaient s’en passer. L’appel
lancé à l’endroit des élèves, est qu’ils rejoignent les salles de
classes le plus tot possible pour ne pas hypothéquer leur avenir. Dans
tous les cas, le virus de la gréve est entré dans les établissements
du département compte tenu des mouvements d’humeur des syndicats
d’enseignants. Nous osons affirmer que le quantum horaire est loin
d’être comblé dans plusieurs établissements scolaires. Si certains ont
composé le 1er semestre sans avoir leurs bulletins, d’autres attendent
toujours  que la tension se calme pour évaluer leurs potaches. L’année
scolaire tire à sa fin.
Elhadji Lonka Sabaly


Samedi 14 Avril 2018 09:43

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