,la commune de Bonconto a rassemblé tous les chefs de villages de sa collectivité pour exprimer leurs inquiétudes et interrogations aux autorités étatiques concernant les mauvaises récoltes dues à l’arrêt brusque des pluies. La mine triste, les nombreux paysans venus de tous bords ont fait le déplacement et ont saisi les notables, jeunes, le Sous Préfet pour étaler les tares dont souffre le monde rural, essentiellement composé d’agriculteurs. Selon le porte parole du jour, Chérif Sabaly, la récolte de céréales a débuté mais pour d’autres, constituant la majorité, il n’y aura rien à mettre dans les greniers. Face à cette situation, la famine et la pauvreté guettent déjà certaines familles qui ont du mal à assurer les 3 plats quotidiens. Ceux qui ont du bétail le bazardent dans les marchés hebdomadaires pour subvenir à leurs besoins. Et comme la question de la lutte contre la faim et le remboursement des dettes figurait en bonne place à l’ordre du jour, il fallait lancer un SOS aux autorités compétentes pour qu’elles puissent arrondir les angles. La production va considérablement baisser cette année a-t-il clamé. Le maïs, le riz ; le coton et l’arachide, faute de pluies n’ont pas été au rendez vous. S’agissant de leurs dettes contractées à la Sodefitex, chez des partenaires ou des bailleurs, il leur sera difficile voire impossible d’honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs créanciers. Les populations de la commune de Bonconto ont remis un mémorandum au Sous Préfet pour qu’il puisse intervenir auprès du gouvernement afin que la situation soit étudiée et que des solutions appropriées y soient trouvées le plus tôt possible. Et comme le spectre de la famine plane sur certaines contrées, Ch.S demande une aide alimentaire aux nécessiteux et que les dettes soient épongées par l’Etat.
Elhadji Lonka Sabaly