VELINGARA : Des serpents dictent leur loi au lycée de Diaobé.Eléves et Administration délocalisés. Le lycée de Diaobé créé en 2005 n’est toujours pas digne de son nom

Le lycée de Diaobé créé en 2005 n’est toujours pas digne de son nom


les maux dont souffre cet établissement sont incommensurables. Aucune salle de classe construite encore moins d’eau potable, de toilettes et d’électricité etc. Les enseignements apprentissages se déroulent dans des conditions précaires. Le Proviseur Bakhoum après avoir saisi à maintes reprises les autorités académiques et administratives s’est confié à la presse locale pour dénoncer les tares auxquelles ce temple du savoir est confronté. Pire, dés la reprise des cours, ce sont des serpents qui dictent leur loi. Sortis de nulle part, certains reptiles se faufilent entre les pieds des professeurs ou des élèves. Depuis le début de l’année scolaire,5 serpents ont fait leur apparition dans les huttes, essentiellement construites à base de paille et de bambous. Pour une sécurisation du personnel enseignant et des éléves, le Pro. a jugé nécessaire de saisir la hiérarchie pour délocaliser le lycée. Désormais, les professeurs dispensent les cours dans les écoles primaires ou dans les collèges pour ne pas perdre assez de temps car les candidats au Baccalauréat veulent terminer le programme à tout prix pour être à l’abri. Seulement, face à ces reptiles au lycée de Diaobé, l’Etat est interpellé pour le construire et l’équiper. En premier lieu, le Président du conseil départemental, Ibrahima Diawadou Barry qui a constaté de visu l’état de délabrement du lycée et avait même promis de construire des salles de classes. Et depuis lors, les potaches sont restés sur leur faim. A cause de la chaleur accablante qui sévit, méme les animaux cherchent à se cacher des rayons solaires. Raison pour laquelle, des reptiles ont élu domicile dans l’enceinte de l’établissement. Malgré l’odeur du grésil, ils sont toujours là. Son venin est mortel et face à cette crainte, des mesures idoines ont été prises pour sécuriser les enfants, les professeurs et l’administration en attendant de voir plus clair. Les abris provisoires qui les accueillaient sont au nombre de 9, et le Proviseur et L’association des parents d’élèves ont déboursé plus de 700.000 FCFA pour la réalisation de cet ouvrage. Et pourtant, nous dira le président du gouvernement scolaire, en l’occurrence, Daouda Gano, notre commune génère plus de recettes dans le pays mais faute d’engagements de la population, nous voilà depuis 5 ans sous des abris provisoires, avec tous les dangers que cela comporte. Nous voulons, dit-il que le gouvernement sénégalais pense à nous sinon notre commune se meure petit à petit car sans éducation de qualité, nous retrouverons demain dans les rues. Elhadji Lonka Sabaly


Jeudi 14 Avril 2016 20:29

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