Face à la presse ce jeudi pour faire le point sur la renégociation des contrats stratégiques, le Premier ministre Ousmane Sonko a dressé un réquisitoire sévère contre la gestion passée des ressources nationales. Après la fin de non-recevoir opposée à l’exploitant des Industries chimique du Sénégal (Ics) spécialisé dans l'exploitation des phosphates, Indorama, le Chef du gouvernement a dévoilé des chiffres chocs sur le secteur de la cimenterie également.
En effet, selon Ousmane Sonko, l’État du Sénégal aurait perdu des sommes astronomiques en raison de conventions jugées trop libérales et du non-paiement de redevances. Selon le rapport de la commission de renégociation présenté à la presse, ce jeudi, le manque à gagner dans ce secteur est évalué à 418 milliards de francs CFA, réparti comme suit : « 160 milliards FCFA pour la première cimenterie ; 148 milliards FCFA pour la seconde ; 63 milliards FCFA pour la troisième ; 47 milliards FCFA pour la quatrième ».
« Pour pratiquement les mêmes raisons : non-paiement des taxes de redevance et avantages fiscaux alloués dans des conditions similaires », a-t-il fustigé. Pour y remédier, le gouvernement a acté « le réalignement immédiat de ces entreprises sur le régime fiscal de droit commun ». Avec la suppression de ces exonérations, l'État escompte des recettes additionnelles de 360 milliards FCFA par an.