Réévaluer le PSE pour une meilleure prise en charge du plan d’action de SNEDAI et veiller à la mise en œuvre des accords de Paris


Le vendredi 22 avril 2016 à New York, plusieurs chefs d'État et de gouvernement ont participé à la cérémonie de signature de l'Accord de Paris pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique. Cette participation record est un signe révélateur  de l’engagement des États aux côtés de celui de la communauté internationale dans la lutte contre le changement climatique. En effet, la participation du Sénégal à la signature de cet accord témoigne à nouveau, l’engagement du Président de la République à soutenir les efforts consentis pour réduire les fortes émissions de gaz à effet de serre à travers le monde. 
  
Aussi, le succès de cette réussite de l'Accord de Paris à New York est une bonne occasion pour la planification de ses stratégies de mise en œuvre du Plan d’action de Sendai (Japon) de Mars 2015 sur la réduction des risques et  catastrophes naturelles. 
Seulement, il est important de retenir que le Sénégal a anticipé sur l'intégration des stratégies et des objectifs de développement(OD) dans un ensemble cohérent à travers son « Plan Sénégal Emergent » (PSE). 
  
La mise en œuvre du PSE au cours des 15 prochaines années nécessite un effort redoublée des parlementaires Sénégalais avec l’intégration de lignes budgétaires conformes à la résilience de notre économie face au changement climatique et mieux comprendre les risques de catastrophe, renforcer la gouvernance environnementale, investir dans la réduction des risques et améliorer la préparation des collectivités locales pour une réponse efficace en cas de catastrophe écologique. La coopération de tous les acteurs et partenaires techniques et financiers serait une plus-value à l’atteinte des objectifs auxquels les Etats se sont assignés.    
  
C’est dans ce sens que le travail des parlementaires doit consister au renforcement des cadres législatifs en vue de soutenir les efforts de la communauté internationale et de l’Etat. 
Au regard de nos réalités économiques, un effort de rationalisation dans l’exploitation de nos ressources naturelles est nécessaire pour leur gestion durable et  de meilleurs stratégies de protection notre climat. 
  
Pour cette raison, GLOBE doit relever plusieurs défis au plan national et international à travers ses activités législatives, politiques et de contrôle de l’action du gouvernement.  
Notons que, le Programme d'action d'Addis-Abeba a jeté une base solide pour la réforme des pratiques financières mondiales et de l'investissement générant des flux dans notre pays. Il est clair que la mise en œuvre des accords de 2015, soit le développement durable ou le changement climatique dépendront de la disponibilité d'un financement adéquat. Étant donné que ce programme couvre toutes les sources de financement et de coopération dans un large éventail de secteur, la Sénégal est prêt à travailler avec ses partenaires internationaux dans la lutte contre la corruption et vers une plus grande égalité des chances dans notre pays. 
  
Les législateurs membres de GLOBE Sénégal sommes à la fois membres du réseau mondial de législateurs GLOBE International, qui a défendu la mobilisation politique en faveur d'une approche cohérente et convergente aux accords de 2015, avec le soutien institutionnel du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).Nous travaillons avec nos législateurs collègues dans d'autres pays pour veiller à ce que ces agendas parallèles soient intégrés de manière efficace au niveau national. En tant que législateurs, nous sommes invités à construire des ponts entre ces agendas internationaux pour que le Sénégal les traduise en politiques cohérentes. C’est pourquoi, nous avons besoin de l'appui et la complicité du gouvernement, des collectivités locales, de la société civile, des experts, le secteur privé et d'autres parties prenantes pour réussir notre mission. 
  
Député Cheikhou Oumar Sy 
SG du REPES 
Point Focal GLOBE INTERNATIONAL


Mercredi 1 Juin 2016 07:32

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