Polémiques autour de l’érection d’une station d’essence sur le fleuve Casamance à Kolda : Les explications limpides de Moussa Balde (PCD)…


Le président du Conseil départemental de Kolda, Moussa Baldé, a apporté des éclaircissements sur le projet d’implantation d’une station-service sur les berges du fleuve Casamance. Il s’exprimait en marge de la session ordinaire du Conseil départemental, qui portait notamment sur la modification du budget 2026, la dénomination de certains établissements scolaires et des questions diverses, parmi lesquelles ce dossier a suscité de vifs échanges.

Face à la presse, Moussa Baldé a rappelé que le Conseil départemental reste opposé à l’installation d’une telle infrastructure, en raison des risques environnementaux qu’elle pourrait engendrer. « À un certain moment du processus, le préfet nous avait saisis pour recueillir notre avis, susceptible d’éclairer la décision. Le Conseil, à l’unanimité, avait alors estimé que le fleuve est un bien commun que nous devons préserver pour les générations futures. Dès lors, il n’est pas souhaitable d’y implanter une station-service », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il a indiqué que le promoteur du projet aurait engagé une révision de son plan et sollicité à nouveau l’avis du Conseil départemental. Une démarche jugée non conforme aux procédures. « Ce dialogue direct n’est pas légal. Le promoteur doit d’abord saisir les autorités compétentes, notamment la mairie et la préfecture, qui à leur tour nous transmettront un dossier dûment constitué pour délibération », a-t-il précisé.

En attendant une saisine officielle, le Conseil départemental maintient sa position initiale. Toutefois, Moussa Baldé a tenu à rappeler les limites des prérogatives de l’institution : « Le Conseil départemental n’a pas compétence pour délivrer des autorisations de construction. Par ailleurs, nous avons été tenus à l’écart du processus depuis le début, alors même que les enjeux environnementaux sont importants. »

Il insiste néanmoins sur la nécessité d’impliquer davantage la collectivité départementale dans ce type de projet. « Le fleuve traverse plusieurs communes, dont la nôtre. À ce titre, nous devons être associés aux décisions en tant qu’acteur territorial concerné », a-t-il conclu.



Mercredi 8 Avril 2026 19:36

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