“Il s’agit d’une opération de secours extrêmement complexe. Plus de 50.000 personnes sont portées disparues et plus de 500 sont décédées; fouiller les décombres représente donc une tâche colossale”, a déclaré Tom Fletcher dans un entretien accordé à l’AFP à Genève.
“Bien entendu. Il y a aussi la menace de répliques ; les équipes de secours interviennent donc dans des conditions d’une complexité incroyable”, a ajouté le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires humanitaires.
Le bilan s’est encore alourdi, a annoncé le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez, évoquant vendredi à la télévision le chiffre de 920 morts.
Le précédent bilan des autorités était de 589 morts. M. Rodriguez, frère de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, a ajouté que l’État de La Guaira (nord), le plus touché par les tremblements de terre d’une magnitude de 7,2 et 7,5, était “totalement militarisé”.
À titre de comparaison, des tremblements de terre de magnitude similaire ont fait plus de 200.000 morts à Haïti en janvier 2010, 73.000 morts dans le Cachemire en octobre 2005, ou encore près de 53.500 morts à la frontière Turquie/Syrie en février 2023.
Environ “50.000 personnes sont portées disparues. Notre mission est d’en retrouver le plus grand nombre possible et de maintenir le bilan des décès aussi bas que possible, mais il va manifestement s’alourdir considérablement”, a concédé M. Fletcher.
Des équipes de sauvetage venues d’au moins 17 pays sont en cours de déploiement pour participer aux recherches de survivants, a annoncé vendredi l’ONU. “Nous avons actuellement 35 équipes (...) déployées sur le terrain. Cela représente plus de 1.600 secouristes urbains qualifiés et plus de 100 chiens de sauvetage”, a précisé M. Fletcher.
“Nous utilisons également des drones pour pénétrer dans les bâtiments inaccessibles aux humains, afin de localiser des survivants ; c’est donc une opération de grande envergure qui est en cours”, a-t-il ajouté.