Le commissariat de Linguère a mis au jour un vaste réseau de débauche dont les ramifications s’étendent sur plusieurs localités. Dix-huit personnes ont été placées en garde à vue, révèle Libération, aux profils aussi variés qu’inattendus : éleveur, enseignants, commerçants, étudiant en droit, électromécanicien, acteur événementiel, agent de sécurité de proximité ou encore berger. Les chefs d’inculpation sont lourds : association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, diffusion d’images pornographiques, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida et acte contre nature.
Tout part d’une plainte déposée par une victime harcelée sexuellement par un certain Mame Abdou Lecore, dit «Baye Tama». Malgré les remontrances de son employeur, ce dernier persiste, poussant la victime à saisir les autorités. Une seconde dénonciation, formulée par une personne répondant aux initiales M.G, viendra confirmer les faits. Interpellé, Mame Abdou Lecore reconnaît les charges retenues contre lui et révèle l’existence d’un groupe WhatsApp servant de plateforme d’échanges de partenaires sexuels.
La cheville ouvrière du réseau est Amadou Guèye alias «Tigui», présenté par Libération comme le principal rabatteur et recruteur. Plusieurs mis en cause affirment avoir été approchés et introduits dans le groupe par ses soins. Lors de son audition, «Tigui» reconnaît avoir organisé des partouzes géantes entre membres du réseau à travers différentes localités. Conduit à l’hôpital pour des examens médicaux, il est déclaré séropositif au VIH/Sida. Allé Daffé et Mbaba Gningue, également arrêtés, sont eux aussi testés positifs au virus. La transmission volontaire du VIH figure ainsi en bonne place parmi les chefs d’inculpation, conférant à cette affaire une dimension de santé publique particulièrement préoccupante.
L’exploitation technique des téléphones saisis a par ailleurs permis de mettre au jour d’importants échanges de messages, photos et vidéos à caractère pornographique, confirmant selon Libération l’existence d’un réseau bien structuré. L’arrestation d’Ibrahima Badji, électromécanicien de 31 ans, reste l’épisode le plus spectaculaire de cette affaire. Attirés par une odeur de cannabis dans le quartier Thielly Nord, les policiers aperçoivent à travers la grille de la véranda deux hommes nus en plein ébats. Après avoir enfoncé la porte, l’un des deux prend la fuite par la fenêtre. Ibrahima Badji, sous l’emprise de la drogue, est incapable au moment de son interpellation de décliner sa propre identité.
D’autres membres du réseau, dont les tentacules couvrent plusieurs localités, sont activement recherchés. L’enquête est loin d’être close.
Tout part d’une plainte déposée par une victime harcelée sexuellement par un certain Mame Abdou Lecore, dit «Baye Tama». Malgré les remontrances de son employeur, ce dernier persiste, poussant la victime à saisir les autorités. Une seconde dénonciation, formulée par une personne répondant aux initiales M.G, viendra confirmer les faits. Interpellé, Mame Abdou Lecore reconnaît les charges retenues contre lui et révèle l’existence d’un groupe WhatsApp servant de plateforme d’échanges de partenaires sexuels.
La cheville ouvrière du réseau est Amadou Guèye alias «Tigui», présenté par Libération comme le principal rabatteur et recruteur. Plusieurs mis en cause affirment avoir été approchés et introduits dans le groupe par ses soins. Lors de son audition, «Tigui» reconnaît avoir organisé des partouzes géantes entre membres du réseau à travers différentes localités. Conduit à l’hôpital pour des examens médicaux, il est déclaré séropositif au VIH/Sida. Allé Daffé et Mbaba Gningue, également arrêtés, sont eux aussi testés positifs au virus. La transmission volontaire du VIH figure ainsi en bonne place parmi les chefs d’inculpation, conférant à cette affaire une dimension de santé publique particulièrement préoccupante.
L’exploitation technique des téléphones saisis a par ailleurs permis de mettre au jour d’importants échanges de messages, photos et vidéos à caractère pornographique, confirmant selon Libération l’existence d’un réseau bien structuré. L’arrestation d’Ibrahima Badji, électromécanicien de 31 ans, reste l’épisode le plus spectaculaire de cette affaire. Attirés par une odeur de cannabis dans le quartier Thielly Nord, les policiers aperçoivent à travers la grille de la véranda deux hommes nus en plein ébats. Après avoir enfoncé la porte, l’un des deux prend la fuite par la fenêtre. Ibrahima Badji, sous l’emprise de la drogue, est incapable au moment de son interpellation de décliner sa propre identité.
D’autres membres du réseau, dont les tentacules couvrent plusieurs localités, sont activement recherchés. L’enquête est loin d’être close.