Parrainage : Y en marre demande la suspension du processus


"Lors de sa dernière conférence de presse tenue le 11 avril 2018, le mouvement "Y en a marre" avait marqué son adhésion au principe de rationaliser les partis politiques, d'organiser les candidatures à l'élection présidentielle mais surtout d'introduire le critère de représentativité de la démocratie parce qu'aussi, dans ce combat, chacun a ses préoccupations", campe Fadel Barro.

Avant de poursuivre : "Notre préoccupation, nous, en tant que mouvement social et en tant qu'acteurs de la société civile, c'était qu'on introduise le critère de représentativité dans la validation des candidatures".

Par la même occasion, le mouvement avait manifesté "sa désapprobation quant à la démarche cavalière et unilatérale du pouvoir dans ce système de parrainage".

"Nous l'avons dit et répété, il doit y avoir un débat qui doit transcender le bras de fer entre le pouvoir et l'opposition", formule le coordonnateur de "Y en a marre". Qui tempère: le mouvement "a demandé simplement la suspension du processus, le temps de créer un consensus national". D'autant qu'une initiative de médiation a été engagée par la société civile entre les parties prenantes. "D'ailleurs, au moment où je vous parle, Alioune Tine et d'autres membres de la société civile sont à Tivaouane. Ils feront le bilan des activités qu'ils ont eu à mener dans le cadre de cette médiation que "Y en a marre" a appuyé pour qu'on arrive à ce consensus", dit-il.

Pour "Y en a marre", "il ne suffit pas de combattre simplement mais de défendre l'essentiel, de se mobiliser pour notre cohésion nationale, pour notre stabilité nationale. Le contexte dans lequel le Sénégal se trouve aujourd'hui, la découverte de gaz et de pétrole aiguisent des appétits féroces".

"Aujourd'hui, c'est dommage de constater que malgré toutes ces énergies exprimées, les positions n'ont pas évolué. Le président Macky Sall s'entête à mener le processus à moins d'une année de l'élection présidentielle. Alors qu'il a eu tout le temps car la modernisation du rôle des partis politiques était le premier point du référendum tenu il y a deux ans", déplore Fadel Barro. Qui martèle : "Si les textes qui régissent les partis politiques étaient appliqués notamment celui portant la nécessité de déposer ces comptes sous peine d'être dissout, l'espace serait rationalisé puisque beaucoup de partis allaient disparaître".

"Cette posture actuelle nous rappelle l'épreuve malheureuse du 20 mars lorsque Wade a voulu faire valider son "waax waxeet" sur la durée de son mandat par le Conseil constitutionnel", lance le Y en a marriste. Qui donne le ton : "A partir du moment où le pouvoir persiste dans cette démarche unilatérale, le mouvement "Y en a marre" se joint à toutes les forces vives de la nation et appelle le peuple sénégalais à se mobiliser comme jamais auparavant pour écrire sa propre histoire comme il a l'habitude de le faire et barrer la route à tous ceux qui hier comme aujourd'hui, ne voient la Constitution comme un outil politique. Ce combat commence ce jeudi 19 avril".

Les membres du mouvement ont fait face à la presse ce mardi.




Mercredi 18 Avril 2018 08:21

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