Car lors de jugements par les instances inférieures, les juges avaient estimé que M. Tounkara n’a pas fait sa demande d’asile dans un délai raisonnable, après la perte de son statut d’étudiant légalement entré aux Etats-Unis, en 2007. Un an s’était en effet écoulé entre sa non inscription au West Chester University pour ses études (il n’avait plus les moyens de payer) et sa demande d’asile.
Malgré ses nombreux recours, le jugement s’en est tenu à un refus de son dossier à la phase d’admission, du fait de ce délai d’attente jugé « trop long ». Les juges ont estimé que s’il est compréhensible que M. Tounkara n’ait pas introduit sa demande dès son arrivée dans le pays du fait de son statut d’étudiant (c’était en 1998), ils ne peuvent pas comprendre qu’il ne l’ait pas fait dans les délais, après la perte de son statut qui intervient 9 ans après. C’est ce « délai raisonnable » que Tounkara conteste, estimant que rien ne le définit.
Malgré ses nombreux recours, le jugement s’en est tenu à un refus de son dossier à la phase d’admission, du fait de ce délai d’attente jugé « trop long ». Les juges ont estimé que s’il est compréhensible que M. Tounkara n’ait pas introduit sa demande dès son arrivée dans le pays du fait de son statut d’étudiant (c’était en 1998), ils ne peuvent pas comprendre qu’il ne l’ait pas fait dans les délais, après la perte de son statut qui intervient 9 ans après. C’est ce « délai raisonnable » que Tounkara conteste, estimant que rien ne le définit.