OUMAR SARR, COORDONNATEUR DU PDS «Ils ne pourront pas tenir tous leurs engagements

Comme un chat guettant une souris, les libéraux attendent patiemment que Macky Sall trébuche pour lui porter l’estocade. C’est du moins ce qui transparait de l’interview que le nouveau coordonnateur du parti démocratique sénégalais (PDS), Oumar Sarr a accordé au quotidien l’Observateur. Ce dernier dit garder espoir car «cette nouvelle majorité ne pourra pas respecter ses promesses».


«Le monde est vieux, mais l’avenir sort du passé», disait Djibril Tamsir Niane. Un avenir que le tout nouveau coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) peint en rose pour sa structure. Oumar Sarr demeure en effet convaincu des capacités de sa formation politique à rebondir et reconquérir le pouvoir. «Nous avons perdu la Présidentielle, nous savons en partie les raisons pour lesquelles, nous l’avons perdue. Nous voulons rebâtir à partir de là». La première étape de cette reconstruction passe pour les libéraux, par une présence massive à l’Assemblée nationale. Pour la seconde étape qui sera sanctionnée par une reconquête du pouvoir exécutif, ils misent sur les trébuchements et erreurs de Macky Sall. Ils demeurent convaincus que les nouveaux alliés au pouvoir aujourd’hui, «ne pourront pas tenir tous leurs engagements».

Toutefois, ils devront faire face à une fronde initiée par des ténors du parti. Mais pour Oumar Sarr, «ceux qui pensent que c’est pour leur simple poste qu’ils devraient se battre, n’ont plus leur place au PDS, tel que nous l’envisageons aujourd’hui». Occasion pour le coordonnateur du PDS de remettre les pendules à la bonne heure pour les cas de Pape Diop, Ousmane Masseck Ndiaye et Mamadou Seck, qui selon tous, sont à la base de cette attitude de défiance à l’endroit de Wade. Selon Oumar Sarr, «ces personnes ont été nommées, mais sur proposition du président Wade, pour diriger ces institutions (NDLR : le Senat, Le Conseil économique et social et l’Assemblée nationale). Il n’y a pas de mérite particulier pour que ces personnes soient à ces positions-là».

A l’entendre parler, Oumar Sarr ne fait pas partie de ses hommes dont l’ambition est de tourner rapidement la page Abdoulaye Wade, dans la phase de reconstruction et de refondation du PDS. Il souhaite que l’ex-chef de l’Etat devienne le président d’honneur de leur parti, pour les aider et leur bénéficier de son expérience qui leur fait défaut. Dès lors, le coordonnateur du PDS affirme qu’ils sont «prêts à relever les défis et à continuer avec lui».

Interpellé sur le supposé pillage des ressources à la présidence de la République, Oumar Sarr dédouane son patron. Pour lui, «quand un objet est offert au Président, c’est personnel. Ce n’est pas un objet qui appartient à l’Etat».


Bamba Toure

Mardi 17 Avril 2012 06:09

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