Nouvelle CAN remportée : L’État va-t-il encore offrir des terrains aux Lions de la Téranga ?

Après un nouveau sacre continental de l’Équipe nationale du Sénégal de football, une question revient avec insistance dans l’opinion publique sénégalaise : l’État va-t-il, une fois encore, attribuer des terrains aux joueurs comme récompense nationale ? Cette interrogation est d’autant plus légitime que le précédent, sous l’ancien président Macky Sall, continue de susciter débats, controverses et même des contentieux judiciaires.


À la suite de la première victoire historique à la CAN, des parcelles avaient été attribuées à plusieurs joueurs, notamment à Diamniadio et dans d’autres zones à fort enjeu foncier.

Si le geste avait été salué sur le plan symbolique, il a par la suite révélé plusieurs limites : certains terrains ont été revendus, d’autres ont fait l’objet de litiges, des plaintes sont encore en cours, et des réserves foncières stratégiques se sont retrouvées au cœur de polémiques.

Un contexte désormais totalement différent

Aujourd’hui, le Sénégal est dirigé par le Président Bassirou Diomaye Faye, avec Ousmane Sonko à la Primature.

Le nouveau pouvoir affiche une ligne claire : rigueur dans la gestion du foncier public, fin des attributions non encadrées, priorité aux projets d’utilité publique (stades, hôpitaux, écoles, logements sociaux).

Dans ce contexte, la question n’est pas polémique mais institutionnelle :

Quel type de reconnaissance nationale est désormais compatible avec la nouvelle gouvernance ?

Terrains, primes ou autre modèle ?

Plusieurs options sont aujourd’hui évoquées dans l’espace public : des primes financières encadrées, des distinctions honorifiques, des programmes d’investissement collectif (fonds sportifs, académies), ou un accompagnement structuré post-carrière.

Ce débat intervient alors même que l’État engage des procédures de récupération de terrains stratégiques, notamment à Ouakam (EOGEN), pour des projets structurants.

Une décision très attendue

La victoire des "Lions" est une fierté nationale incontestable. Mais la manière de la célébrer est désormais scrutée.

Ce que décideront Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye fera jurisprudence, non seulement pour le sport, mais pour toute la gouvernance des récompenses publiques.

La balle est désormais dans le camp de l’État.


Mardi 20 Janvier 2026 11:58

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