Mamy Mbaye, chanteuse, ex-membre du groupe Alif : «Les raisons de mon retrait et de mon retour sur la scène…»

L’OBS – Mamy Mbaye… Son nom ne vous dira certainement pas grand-chose. Creusez dans vos mémoires, c’était il y a quelques années. Elle était encore une belle jeune-femme et crevait l’écran, avant de subitement, décider d’une pause dans sa carrière. Aujourd’hui, de l’eau a coulé sous les ponts, l’ex du groupe Alif est devenue une épouse et mère accomplie. Alors qu’elle envisage de renouer avec son ancien amour, la musique, nous l’avons dénichée et lui avons fait parler des raisons de son retrait et retour dans le show-biz. Sans strass ni paillettes…


Vous aviez décidé, il y a quelques années, de mettre en stand-by votre carrière. Quelles étaient vos raisons ?

J’avais mis ma carrière de chanteuse en stand-by. Je venais de me marier et avais choisi d’observer une pause, pour m’occuper de ma nouvelle vie. C’était pour moi, un gros changement et il fallait que je m’y consacre à fond. Cette pause m’a permis de me reconstruire et de fonder une formidable famille. Je ne regrette rien.

Maintenant que vous êtes prête à renouer avec votre passion, pensez-vous que la musique allie de pair avec votre foyer ?

Je suis consciente que ce ne sera pas une tâche facile. Toutefois, je pense que ce n’est pas impossible. Il y a des femmes qui le font et le réussissent parfaitement. Pour moi, il est primordial de savoir faire la part des choses, trouver le juste milieu entre la vie professionnelle et familiale, savoir où mettre mes pieds et me fixer des limites. En plus de cela, il faut également un partenaire compréhensif qui vous offrira son soutien inconditionnel. Ainsi, on a toutes les chances de s’en sortir.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir ?

La musique est comme une seconde nature chez moi, j’ai beau la chasser, elle revient toujours au galop. La musique habite toujours mon cœur et je ne pourrais jamais me passer d’en faire. Lorsque je tiens un micro ou que je chante, je suis épanouie. J’étais nostalgique de tous ces moments sur scène, à partager et à communier avec le public, c’est pourquoi j’ai ressenti le besoin de revenir.

Ne pensez-vous pas que ce soit un pari risqué ?

Qui ne tente rien n’a rien ! Qui plus est, je doute que mon retour sur scène soit un pari risqué. J’ai le soutien et les encouragements des mélomanes, des fans de Alif. Ils n’ont cessé de me booster et de me pousser à refaire surface. Je pense pouvoir tirer mon épingle du jeu, à force de travailler et de persévérer.

A quoi s’attendre pour le retour de Mamy Mbaye sur la scène musicale sénégalaise ?

Le public peut s’attendre à revoir une Mamy dans la variété, dans plusieurs styles. Je suis touche-à-tout et ne me fixe pas de limites. Tout ce qui est susceptible de faire plaisir à mes fans, restera ma priorité…

Peut-on dire que «Yow la beug», du nom de votre single à sortir, va affoler les stats ?

Je l’espère ! J’ai travaillé dans ce sens pour marquer mon retour. J’ose espérer que le public va adhérer.

A quand le prochain album ?

On y travaille, ce sera pour bientôt Inchallah. Je ne peux pas, pour le moment, m’avancer sur une date précise, mais je vous mettrez au courant.

Entre-temps, la musique a évolué, d’autres artistes ont émergé. Pensez-vous pouvoir retrouver votre place dans le show-biz ?

A mon avis, tout le monde peut trouver sa place dans la musique, c’est une mer immense. Et le plus important, c’est que mes fans me vouent un amour inconditionnel. Par conséquent, Mamy Mbaye a toujours sa place dans le show-biz sénégalais. Je pense aussi avoir le talent, les bases pour faire carrière dans la musique.

Vous vous êtes révélée au public grâce à votre collaboration avec le groupe Alif. Que sont devenues vont anciennes collègues ?

Elles sont toutes les deux en Europe et se portent à merveille.

Etes-vous toujours en contact ?

Bien entendu, des années de compagnonnage, ça ne s’efface pas comme ça. Nous sommes toujours en contact et notre lien est indéfectible. 

Une reconstitution d’Alif est-elle à l’ordre du jour ?

Pour le moment, ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Mais on ne sait jamais, notre passion commune pour la musique peut nous amener à reconstruire le groupe. Qui sait ? Qui vivra, verra !

 

Avez-vous des projets dans le court ou long terme, à part la sortie de l’album ?

Dans un premier temps, ma priorité est de renouer avec le public. Des tournées nationales comme internationales profilent à l’horizon.  

Le monde de la musique peut s’avérer cruel. Quelle est la pire chose que vous avez vécue et que vous n’aimerez pas revivre ?

Ma passion pour la musique m’a procuré des joies immenses mais, j’ai aussi vécu des moments de doute, d’incertitude. Ce qui m’a le plus fait mal, c’est certaines personnes qui ont eu à me décevoir par leurs attitudes envers moi. Je ne veux plus remuer le couteau dans la plaie. Il y a aussi la méchanceté gratuite et l’hypocrisie de certaines personnes qui, ne te connaissant ni d’Adam, ni d’Eve, se permettent de te juger. D’autres poussent le vice plus loin et inventent des choses pour te salir ou te nuire. Franchement, je n’aimerai pas revivre ce genre de situation.

 

Avez-vous la bénédiction de votre père, Jimmy Mbaye ?

J’ai toujours eu la bénédiction de mon père, aujourd’hui plus que jamais. Autrement, je n’aurais pas enregistré dans son studio. Je ne le remercierai jamais assez pour son soutien infaillible et ses précieux conseils.

Quel est votre message à l’endroit des Sénégalais, des mélomanes et de vos fans ?

Je leur dirai de soutenir les artistes locaux. Ils font partie de la richesse d’un pays et représentent leur nation partout dans le monde. Je conseillerai aux gens d’être plus indulgents avec nous. A l’endroit de mes fans, je dit merci, pour n’avoir jamais baissé les bras et avoir toujours été là pour m’encourager. Leur amour sincère m’a poussé à croire en moi…

PAR MARIA DOMINICA T. DIEDHIOU



Mardi 7 Février 2017 08:32

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