MAYACINE KAMARA sur les querelles de tendance: « Macky doit renvoyer ceux qui s’autoproclament patrons de l’APR »

Le premier coordinateur de l’APR et maire de la ville de Koungheul, Mayacine Kamara, est sorti enfin de son silence pour se prononcer sur les querelles de tendance qui avaient tué le PDS et le PS. Pour le chef de file des apéristes de Koungheul, ceux qui sèment les troubles sont souvent ceux qui s’autoproclament « seigneur » du parti présidentiel dans une commune, un département ou encore une région. Il demande au chef de l’Etat de prendre les devants pour mettre fin aux agissements de ces « usurpateurs »


Ces querelles de tendance minent l’APR partout. Est-ce que votre département a été épargné de cette « épidémie » ?
 
 Franchement non, mais nous sommes en train de prendre les dispositions pour éviter cela.
 
 En faisant quoi réellement ?
C’est simple ! Tout le monde ne peut pas être député et il faut que les camarades le sachent aussi. La plupart des gens qui veulent être députés sont dans des positions qui devraient leur permettre de se désister. Moi par exemple, je dois pouvoir me désister parce que je suis directeur national. Je ne me vois pas être dans une bataille pour être sur une liste comme candidat. Dans notre département, gens comme Socé Diop et Assane Diop doivent pouvoir me suivre parce que ce sont de grandes personnalités qui ont des hautes fonctions dans ce pays. La plus grande source des querelles vient du fait que certains gens s’érigent en patron dans un département ou dans une région. Ce sont des gens qui s’autoproclament et qui créent plus de problèmes dans notre parti. Si j’étais à la place de Macky Sall,  celui qui s’autoproclame comme patron dans une localité, je le renvoie.
  
Est-ce que vous êtes pour le renouvellement des instances de l’APR ?
Non, c’est trop tard. C’est faisable dans certaines localités mais on ne peut généraliser. Par contre, il est possible de surmonter cette difficulté. Car en 2012, nous avions des mandataires et ses coordinateurs ; et le président du parti avait dit qu’il ne change rien et on doit respecter cette décision, celle d’attendre après 2019. Cela n’a pas de sens pour ceux qui viennent à Koungheul pour s’autoproclamer coordinateur de l’APR. Et à mon avis, pour surmonter cette crise, il faut respecter la décision du Président de la République.
 
Pourquoi organisez-vous tous les deux ans les journées culturelles du « Bambouck » ?
Depuis notre arrivée à la tête de la mairie, nous avons fait de la culture un levier fondamental de développement. Et cette année, nous en sommes à la troisième édition. C’est la raison pour laquelle, tous les deux ans, nous organisons ces journées culturelles durant lesquelles nous faisons éclore les cultures authentiques, comme celles des Cognagnis, des Poulars, des Maures, des Bambaras, des mandingues. Toutes ces cultures se réclament originaires de Koungheul. Et depuis plusieurs centenaires, nous vivons ensemble sans difficulté. C’est qui fait la beauté de notre ville
 Quelles sont les innovations de cette troisième édition ?
En prélude à cette activité, nous allons organiser une table ronde avec des bailleurs. Parce que nous avons élaboré un plan de développement de Koungheul, 2011 - 2015, que nous avons déroulé presque à 75%. Avec l’ARD, nous avons renouvelé ce plan de développement qui a  commencé à être mis en œuvre en 2017. Avec l’aide des partenaires dans le démarrage de ce programme, nous pourrons faire face au chômage des jeunes. Ce n’est pas une compétence de la mairie, mais si aujourd’hui nous avons des compétences transférées sur certains programmes agricoles, nous pourrons faire face à certaines questions. Parce que nous sommes dans une zone agricole. Nous avons aussi comme projet la réhabilitation du marché central et la construction d’un marché secondaire. Nous avons l’aval du ministre du Commerce. Cela vaut dire que nous avons la vision d’une ville sous régionale qui devrait capter les fruits de l’Est pour les déverser vers l’Ouest. Et participer en même temps que Tambacounda à l’ouverture du Sénégal vers la CEDEAO parce que nous sommes sur la nationale une.  Pour ce faire, il faut des unités de stockage.
 
Est-ce que aujourd’hui, l’Etat vous accompagne ?
Quand nous avons rencontré le Président de la République à l’occasion du Conseil des ministres décentralisé à Kaffrine, le 7 avril 2015. Je lui avais dit que ce devait pouvoir développer Koungheul, ce n’est pas à lui de le donner, mais c’est nous qui devions réfléchir et proposer au gouvernement un plan de développement. Mais, si l’Etat ne nous écoute pas et nous accompagne pas, ça va être difficile. Cependant, aujourd’hui, on ne se plaint pas de l’accompagnement de l’Etat car il y a plusieurs pistes rurales en construction. Un développement doit être endogène et lever des obstacles 
 
Qu’est-ce qu’il faut pour le développement de la commune ?
En prélude à cette activité, nous allons organiser une table ronde avec des bailleurs. Parce que nous avons élaboré un plan de développement de Koungheul, 2011 - 2015, que nous avons déroulé presque à 75%. Avec l’ARD, nous avons renouvelé ce plan de développement qui a commencé à être mis en œuvre en 2017. Avec l’aide des partenaires dans le démarrage de ce programme, nous pourrons faire face au chômage des jeunes. Ce n’est pas une compétence de la mairie, mais si aujourd’hui nous avons des compétences transférées sur certains programmes agricoles, nous pourrons faire face à certaines questions. Parce que nous sommes dans une zone agricole. Nous avons aussi comme projet la réhabilitation du marché central et la construction d’un marché secondaire. Nous avons l’aval du ministre du Commerce. Cela vaut dire que nous avons la vision d’une ville sous régionale qui devrait capter les fruits de l’Est pour les déverser vers l’Ouest. Et participer en même temps que Tambacounda à l’ouverture du Sénégal vers la CEDEAO parce que nous sommes sur la nationale une.  Pour ce faire, il faut des unités de stockage.
 
Entretien réalisé par Ibrahima Khalil DIEME


Mercredi 1 Mars 2017 07:51

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