La tuerie de Boffa serait orchestrée par des gens extérieurs qui voudraient profiter de l’insécurité pour faire de bonnes affaires sur le cajou ou sur les récoltes en Casamance. Cette conviction est du responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Kolda, El Hadj Mamadou Diao, dit Mame Boye Diao. Sur les ondes de la radio Sud Fm, du dimanche 14 janvier, au cours l’émission wolof Dianobi, il a réfuté certaines analyses faites sur ladite affaire. Les langues continuent à se délier et les analyses vont bon train sur le massacre survenu dans la forêt de Bayotte, dans la région de Ziguinchor. Le responsable politique de l’Alliance pour la République (Apr) à Kolda, n’éloigne pas la main de certains lobbys, mal intentionnés, pour se faire des affaires dans cette zone Sud du pays.
Au cours de l’émission Dianobi de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 14 janvier, El Hadj Mamadou Diao, dit Mame Boye Diao, dit ne pas être «certain que dans cette affaire il n’y a pas la main extérieure de quelqu’un qui est intéressé par des dividendes économiques et qui voudrait profiter de l’insécurité pour faire beaucoup de bénéfice sur le cajou ou sur les récoltes». Pour cause, le natif de Kolda fait constater que les tensions naissent toujours entre les mois de janvier et de février. Une période, selon lui, qui coïncide avec les récoltes.
A son avis, «quand il y a tension, les populations fuient et y laissent leur récolte et ce sont certains gens qui viennent s’en accaparer». Qui plus est, souligne-t-il, les ports de Banjul et de Bissau font beaucoup d’affaires en cette période des noix de Cajou. Ce produit qui atteint, selon lui, à cause de la tension, 1100 Fr le Kg. Mieux, il est convaincu que, dans la classe politique, il y a des gens à qui de telles situations profitent, d’autant plus qu’ils les mettent dans l’actif du président Macky Sall. Donc, il campe sur l’idée «qu’il ya des gens que les tensions arrangent».
Le Directeur des services fiscaux régionaux des Impôts et domaines réfute, par ailleurs, l’analyse faite selon laquelle les personnes tuées sont des «coupeurs de bois». Il trouve «simpliste» d’analyser l’affaire de la sorte parce qu’il estime anormal qu’un fils du terroir, qui n’a pas de boulot, se fasse tuer pour avoir voulu ramasser du bois et que certains justifient la tuerie par l’exploitation forestière. Pour lui, la plupart des populations de la Casamance utilisent ce bois pour la cuisine. Donc, il pense normal qu’ils aillent en chercher. Parce que, à son avis, «avant que les ressources forestières ne profitent à d’autres, il faut qu’elles profitent d’abord à ceux qui y habitent».
D’ailleurs, M. Diao indique que les populations autochtones n’ont pas les moyens de se payer des machines pour couper le bois. Il a toutefois salué le travail d’enquête que font la gendarmerie et l’armée qui, pour lui, ne sont pas venus pour se venger, mais plutôt pour faire avancer l’enquête afin de mettre la main sur les auteurs du forfait. Et même mieux, ils seraient venus «pour rassurer les populations», dit-il. Cela, tout en saluant «les projets importants» que réalise le chef de l’Etat, Macky Sall dans cette partie Sud, notamment le Pudc, le Puma, la rénovation de la Rn6, le renforcement de la navigation, la modernisation de la culture, sans oublier les négociations discrètes avec les combattants du Mfdc.
Au cours de l’émission Dianobi de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 14 janvier, El Hadj Mamadou Diao, dit Mame Boye Diao, dit ne pas être «certain que dans cette affaire il n’y a pas la main extérieure de quelqu’un qui est intéressé par des dividendes économiques et qui voudrait profiter de l’insécurité pour faire beaucoup de bénéfice sur le cajou ou sur les récoltes». Pour cause, le natif de Kolda fait constater que les tensions naissent toujours entre les mois de janvier et de février. Une période, selon lui, qui coïncide avec les récoltes.
A son avis, «quand il y a tension, les populations fuient et y laissent leur récolte et ce sont certains gens qui viennent s’en accaparer». Qui plus est, souligne-t-il, les ports de Banjul et de Bissau font beaucoup d’affaires en cette période des noix de Cajou. Ce produit qui atteint, selon lui, à cause de la tension, 1100 Fr le Kg. Mieux, il est convaincu que, dans la classe politique, il y a des gens à qui de telles situations profitent, d’autant plus qu’ils les mettent dans l’actif du président Macky Sall. Donc, il campe sur l’idée «qu’il ya des gens que les tensions arrangent».
Le Directeur des services fiscaux régionaux des Impôts et domaines réfute, par ailleurs, l’analyse faite selon laquelle les personnes tuées sont des «coupeurs de bois». Il trouve «simpliste» d’analyser l’affaire de la sorte parce qu’il estime anormal qu’un fils du terroir, qui n’a pas de boulot, se fasse tuer pour avoir voulu ramasser du bois et que certains justifient la tuerie par l’exploitation forestière. Pour lui, la plupart des populations de la Casamance utilisent ce bois pour la cuisine. Donc, il pense normal qu’ils aillent en chercher. Parce que, à son avis, «avant que les ressources forestières ne profitent à d’autres, il faut qu’elles profitent d’abord à ceux qui y habitent».
D’ailleurs, M. Diao indique que les populations autochtones n’ont pas les moyens de se payer des machines pour couper le bois. Il a toutefois salué le travail d’enquête que font la gendarmerie et l’armée qui, pour lui, ne sont pas venus pour se venger, mais plutôt pour faire avancer l’enquête afin de mettre la main sur les auteurs du forfait. Et même mieux, ils seraient venus «pour rassurer les populations», dit-il. Cela, tout en saluant «les projets importants» que réalise le chef de l’Etat, Macky Sall dans cette partie Sud, notamment le Pudc, le Puma, la rénovation de la Rn6, le renforcement de la navigation, la modernisation de la culture, sans oublier les négociations discrètes avec les combattants du Mfdc.