La Commission des finances entame lundi l'examen du projet de loi finances 2014


La Commission de l'économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique, à l'Assemblée nationale, entame lundi l'examen du projet de loi de finances 2014, selon un communiqué parvenu à l'APS.

Selon le calendrier établi, les réunions de ladite commission avec les ministères et les autres pouvoirs publics s'ouvrent lundi à 9 heures par un exposé du ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ. Elles se poursuivront jusqu'au 19 novembre.

La séance d'ouverture sera consacrée à l'examen des recettes, de la dette publique, des budgets de la présidence de la République, de l'Assemblée nationale, de la Commission électorale nationale autonome, de la Cour suprême, du Conseil constitutionnel, de la Cour des comptes et de la Primature.

Le gouvernement a adopté, le 21 septembre, en conseil des ministres, le projet de loi de finances de l'année 2014, avec des dépenses évaluées à 2.287 milliards de francs CFA et des ressources budgétaires s’établissant à 1.891 milliards.

Le projet de budget de 2014 a été élaboré sur la base d’un taux de croissance projeté à 4,6%, contre 4% en 2013, conforté par "un regain de l’activité économique", indiquait le communiqué du conseil des ministres du 21 septembre.

L’inflation devrait rester modérée. Le PIB (produit intérieur brut) nominal est projeté à 8.008 milliards en 2014, contre 7.484 milliards en 2013, soit une progression de 7%.

Les ressources budgétaires s’établissent à 1.891 milliards, en tenant compte des impératifs du développement et des options majeures du chef de l’Etat, en particulier dans le domaine social. Les projections tiennent compte de l'application de la réforme fiscale.

"Les recettes budgétaires sont projetées à 1.633 milliards, les appuis et dons sont prévus pour un montant de 233 milliards (42 milliards de dons budgétaires et 191 milliards de dons projets)", signalait le texte.

"Le déficit budgétaire est projeté à 396 milliards (4,9% du PIB), contre 406 milliards (5,4% du PIB) en 2013", soulignait la même source.

Sur la base de ce niveau de déficit, les ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Bâ, et le ministre délégué au Budget, Mouhamadou Makhtar Cissé, ont indiqué que "les dépenses totales prévues dans le prochain budget ont été évaluées à 2.287 milliards".

Les dépenses courantes ont été arrêtées à 726 milliards contre 708 en 2013, soit une augmentation de 18 milliards. Cependant, les dépenses d’investissements financées sur ressources internes sont évaluées à 577 milliards, soit une hausse de 65 milliards (12,7%) par rapport à l’année 2013.


APS

Samedi 2 Novembre 2013 06:42

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