Alors que les mariages précoces, la déscolarisation des filles commencent à afficher de faibles taux dans le village de Patoulane, village situé dans la commune de Paoskosto(Tambacounda), d’autres difficultés continuent à durcir le quotidien des patoulaniens.
Ces difficultés ont pour nom : absence de matériels d’allégement des travaux domestiques pour les femmes, manque d’infrastructures pour l’électrification rurale, inexistence de forage et de case de santé. Conséquence : les femmes sont obligées de se rebattre sur la commune de Paokosto ou de Malém Niani distante de 10 km pour des soins médicaux.
« Notre besoin pressant, c’est d’avoir de l’eau potable », lance Khady Ndao, Présidente des groupements de femmes de Patoulane.
« Il n’y a que 3 puits dans ce village qui compte au moins 2500 individus. Et ce sont les femmes qui se procurent de l’eau au niveau de ces puits profonds de 55 mètres », regrette-t-elle, angoissée.
Amédine FAYE