KOLDA : le sud nourrit le sud.


« Le sud peut nourrir le sud, c’est ce qui ressort de l’évaluation de la campagne agricole écoulée faite par le programme feed the future de l’USAID /Naatal Mbaye Plus de dix mille tonnes de riz ont été produites et plus de quinze mille hectares emblavés dans les six régions d’intervention » constate Jean Michel Voisard chef du projet.
 
Jean Michel Voisard  chef du  projet feed the future Sénégal Naatal Mbaye programme mis en œuvre par l’Usaid, de souligner «  En fait le programme fedd the future travaille dans la riziculture fluviale depuis 2010 et nous avons commencé avec des surfaces très modestes mais avec des résultats très encourageants. Aujourd’hui, nous faisons le bilan de la campagne 2015/2016 et on se rend compte que la production a atteint plus de dix mille tonnes sur une surface dépassant les 15 mille hectares avec plus 25 mille producteurs impliqués dans le secteur »   soutient-il.
Tout ceci converge vers un repositionnement complet de l’agriculture fluviale. Maintenant, le riz fluvial est pris au sérieux au Sénégal et il est considéré à part entière comme une chaine de production et non comme une petite activité réduite à nourrir les ménages, d’après lui toujours.
Le programme avance, constate-t-il, «  Grâce aux renforcements de capacités et à l’appui en financement des réseaux que nous avons mis en place. Depuis un an, La région de Kolda bénéficie d’un centre de traitement de semences à part entière pour améliorer la production avec une semence de qualité ».
Pour le riz fluvial ce sont 25 réseaux qui se prennent en charge avec l’appui de Naatal/Mbaye et des partenaires comme le ppdc, poursuit-il.
A cet effet, pour la bonne marche des activités, souligne-t-il, «les populations de la Casamance doivent s’approprier ce programme pour se nourrir elle-même » avant d’ajouter «  Même si il reste beaucoup à faire malgré l’avancée notée dans la production maximale du riz fluvial ».
Amadou Mahmoud Diallo   


Vendredi 15 Avril 2016 21:44

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