Général Pathé SECK : Prenez en main ce ministère de l’Intérieur


Je peux bomber le torse et applaudir des deux mains parce que je n’avais pas voté en 2012 car n’ayant aucune confiance aux hommes politiques qui briguaient le suffrage des sénégalais. Un an après, l’histoire me donne raison parce qu’il n’y a aucun changement. C’est à se demander s’il fallait même changer de président et de régime.  C’est parce que simplement, les changements voulus par les sénégalais n’ont été réalisés. La preuve par la nomination de certaines personnes à des postes de responsabilité comme Ibrahima Sakho que la CENA avait épinglé et  s’était opposée à l’interdiction des manifestations programmées par le candidat Ibrahima Fall à la Place de l’Indépendance les 17 et 18 février 2012. Doudou Ndir et cie avait même mis en demeure le préfet de Dakar afin qu’il lève l’interdiction de manifestation, objet de la lettre N°411/PD/ en date du 13 février, qui a été servie à Mbaye Diop, mandataire du candidat Ibrahima Fall. En réaction à cette correspondance, indique le journal L’As, « le préfet de Dakar, par lettre N°503/PD/ du 18 février 2012, a informé la Cena de son refus de déférer à la mise en demeure qui lui a été notifiée ". Le président de la Cena et ses collègues dénoncent ainsi « le non-respect de la hiérarchie des normes entre une loi qui, de surcroît, accorde aux acteurs politiques l’autorisation de manifester sur l’ensemble du territoire national, par dérogation aux dispositions des articles 95 et 100 du Code pénal, et des arrêtés d’interdiction qui devraient faire exception, même en situation normale ». Dans le rapport sur l’élection présidentielle du 26 février 2012, ils ont même fustigé « l’attitude désinvolte de l’autorité préfectorale à l’égard de la Cena ». Suffisant pour que Doudou Ndir rappelle aux « autorités administratives les dispositions de l’article L61 du Code électoral relatif aux réunions sur l’ensemble du territoire en période électorale et celle de l’article L6 du Code électoral qui confère à la Cena un pouvoir d’injonction, de rectification, de dessaisissement, de substitution d’action dans le cadre des opérations électorales et référendaires, nonobstant son pouvoir de saisine des juridictions compétentes, ainsi que les sanctions prévues en cas de refus d’obtempérer à la décision de la Cena». C’est cette personne, bras armé de Ousmane Ngom que Macky Sall a nommé gouverneur de la région de saint louis. Si c’était cette personne et certains de ses amis comme le secrétaire général du ministère de l’intérieur, jamais, il n’y aurait eu  une 2ème alternance au Sénégal, parce qu’ils étaient sourds et muets aux aspirations profondes du peuple au changement. Ils faisaient tout pour plaire au maître et exécutaient ses désirs et caprices. Ce sont ces hommes que Pathé Seck a choisi de laisser au ministère de l’intérieur alors que la rupture aurait voulu qu’il proposa au chef de l’Etat à des personnes plus neutres, soucieuses de la bonne marche des institutions,  respectant à la lettre la loi fondamentale du pays et non des incapables qui exécutaient à la lettre les décisions de Ousmane Ngom.   Mon général, vous devez sortir de ce cercle vicieux  dans lequel, vous êtes entré et se séparer de fonctionnaires qui ne vous conseillent pas comme il le faut. Ils ont été les bras armés de Ousmane Ngom et de Wade pour violer les droits humains, ils vous font faire des erreurs. Si vous vous êtiez séparés du secrétaire général de votre ministère, jamais la région de saint louis ne sera restée tout ce temps sans chef de l’exécutif régional, une 1ère certainement dans les annales de l’histoire du sénégal. C’est ce Monsieur qui place ses hommes au mépris des règles d’éthique et de probité morale en laissant en rade des personnes chevronnées et rompues à la tâche pour avoir fait leurs preuves partout où ils sont passés et qui sont au crépuscule de leur vie. Certains sont préfets depuis 1986. Revoyez votre copie avant qu’il ne soit tard. C’est d’ailleurs dans ce même sillage qu’on vous a induit en erreur en vous proposant la nomination de Oumar Top au poste de directeur général des élections. Depuis, c’est la débandade dans cette direction stratégique.

Alors Mon général, pour votre bien et celui du pays, retouchez votre département et séparez-vous de certaines personnes car, la grogne ne fait que commencer.  Actuellement, ce qui se passe au ministère de l’intérieur est du jamais vu. Ce sont des administrateurs civils nommés à des postes qu’ils ne veulent pas et qui font tout pour ne pas y aller. C’est le cas du secrétaire général du ministère de l’hydraulique.


Un Citoyen sénégalais

Mercredi 22 Mai 2013 08:42

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