Finances publiques: Non amadou ba vous n’avez pas mis fin aux supputations

Monsieur le ministre, c’est avec beaucoup de respect que nous vous demandons de ne pas faire de cette affaire des finances publiques une affaire personnelle. Elle nous concerne tous, vos difficultés de trésorerie impactent sur nous tous. Les travaux sont à l’arrêt car la stratégie qui consistait à payer les avances de démarrage pour les travaux nouveaux au détriment de ceux qui avaient honoré leurs marchés et qui avaient leurs décomptes en souffrance au trésor, a échoué. Elle a échoué car nous savons que l’avance de démarrage, permet de commencer des travaux,mais la suite c’est le dépôt des premiers décomptes qui rejoignent les situations en souffrance des autres entrepreneurs et notamment nos compatriotes . Il est loisible de constater que tous les chantiers sont á l’arrêt ou avancent à pas de caméléon.


Amadou ba , si vous levez la tête vous n’appercevrez que ,un ou deux ouvriers sur les dalles, qui contemplent la ville de Dakar ou de Diamniadio et au sein des quartiers on a des difficultés d’accès à cause de chemins barrés par des travaux à l’arrêt. Ce que vous dîtes sur le budget est révélateur, car vous reconnaissez qu’il pose problème. Devant la situation intenable et intolérable des entreprises du secteur privé, notamment national,bloquées par leurs banques, qui les mettent sous pression et qui ont des charges fixes à honorer, que représentent 700 milliards par rapport à tous les engagements de l’État?  Son Excellence Monsieur le Président de la République a la volonté de régler beaucoup de choses à la fois,les engagements sont multiples. Or, un maillon très important qui est une bonne planification semble avoir été occulté. En effet,une bonne définition de nos priorités, le tout adossé sur une orthodoxie financière est indispensable. Un Président de la République, est le décideur politique par excellence qui a une vision , qui, par essence prend beaucoup d’engagements dont l’objectif premier est de faire du Sénégal un pays fort, économiquement prospère, et que cette prospérité est la condition sine quo none de tout progrès, de toute émergence. Il doit impulser le mouvement dans tous les secteurs . Dés lors, vos services chargés de la mise en œuvre de cette vision ne peuvent pas se permettre, et nul ne peut le comprendre, de toujours dire « oui Monsieur le Président c ‘est possible on s’y met » au lieu de lui dire ce qui est possible, par quels moyens, et à quelle séquence temporelle on peut satisfaire les demandes ,dans la définition des priorités qui sont au profit de l’intérêt général. Tout ceci relève de votre responsabilité. 

Vous avez parlé du cours du baril, n’oubliez pas qu’il avait chuté à des moments et les sommes que vous citez en circulation c’est normal, ce sont les flux financiers insuffisants pour régler les engagements et autres obligations.

Cet article est une réaction suite à la lecture d’ un article de notre confrère Seneweb qui nous annonce que vous avez mis fin aux spéculations. Nous ne sommes pas satisfaits, et nous allons y revenir en entrant dans le fond du débat à partir d’une analyse plus fine avec documents à l’appui. Nous entrons dans une période électorale forcément très sensible . Les besoins en trésorerie sont incommensurables avec leurs corolaires de tensions auxquels s’ajoutent la satisfaction des demandes sociales et/ ou des revendications sectorielles jusqu’ici non prises en compte et qui ne peuvent plus attendre , le budget de campagne,sans oublier la dette extérieure et les salaires qui sont vos priorités. Avançons dans le débat et comprenons que les situations sérieuses se gèrent avec sérénité , détermination et lucidité.N’oublions pas que l’économie est comme un train sur des rails, si vous y mettez des corps étrangers, vous créez forcément un déraillement.

Avec yeuggle



Dimanche 10 Juin 2018 07:22

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