Les magistrats, à travers leur statut, sont dépossédés de nombreux droits qui sont pourtant reconnus à tout travailleur, a regretté, ce jeudi, le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara.
«Nous savons que pour préserver l‘indépendance, dans ses aspects les plus apparents, les magistrats sont dépossédés, de par leur statut porté par une loi organique, de droits fondamentaux reconnus à tous les travailleurs», a dit Badio Camara ce jeudi, lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux. Et ces droits ont pour noms : «le droit d’adhérer au parti politique de son choix, le droit de se constituer en syndicat, d’exercer le droit de grève ou d’entraver, de quelque manière que ce soit, le fonctionnement régulier des juridictions», a-t-il listé.