Je suis né en Ziguinchor mais j'ai grandi à Bignona. Je n'ai pas pu supporter les multiples renvois dont j'ai toujours été victime en classe de terminale", témoigne un des compagnons des victimes qui préfère garder l'anonymat. Il explique que lui et certains de ses camarades tués ou blessés comme Kaoussou, 20 ans, Aliou Diallo, 29 ans, Daouda Diallo, 27 ans, Mamadou, 28 ans et Sané 25 ans, ont embrassé le métier de trafic de troncs de tek depuis 2013 et même avant.
Revenant sur les faits, il explique que ces camarades étaient tous en vélos hier dimanche matin uniquement pour chercher du bois morts à revendre à 2000 francs la charge. "Pour les troncs de tek, nous partons vers le crépuscule et non le matin car l'attaque de dimanche a eu lieu à 10 heures du matin et non à 17 heures comme je l'ai entendu. Ils étaient à Bourofaye Baynouck à 500 m de la route principale qui mène vers Oussouye".
"Hier matin, je n'étais pas de la partie car j'étais fatigué parce que revenant de la forêt la veille avec 9 troncs. Les Eaux et forêts ont confisqué les 5 et il me reste 4", a-t-il témoigné