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Pertes vaginales : quand faut-il s'inquiéter ?

Il est normal que les femmes aient des sécrétions vaginales. Néanmoins, certaines pertes peuvent être le signe d'une infection. Il faut savoir les reconnaître et les traiter.


Pertes vaginales : quand faut-il s'inquiéter ?

Pertes blanches, jaunâtres, verdâtres, malodorantes ou non, épaisses… Doctissimo vous aide à y voir plus clair.

Des pertes "sales"…

Les sécrétions vaginales sont normales lorsqu'elles sont inodores, de couleur claire ou laiteuse, qu'elles ne provoquent ni irritation ni brûlure et ne raidissent pas le linge. Elles constituent le moyen utilisé par notre organisme pour nettoyer le vagin, notamment des cellules mortes présentes sur sa paroi, afin qu'il reste propre. La quantité et la couleur des sécrétions varient selon les moments du cycle menstruel et pendant la grossesse.

Mais, si elles deviennent très abondantes, purulentes, malodorantes ou douloureuses, elles sont généralement le signe d'une infection, sexuellement transmissible ou non.

On estime que la plupart des femmes souffrent au moins une fois dans leur vie d'une infection vaginale. Dans neuf cas sur dix, l'infection est due à un champignon, une levure ou une bactérie, et une fois sur dix au trichomonas, un parasite.

Un déséquilibre de la flore…

La vaginite à champignons, communément appelée mycose vaginale, est le plus fréquemment due à un champignon appelé Candida albicans. Présent à l'état naturel dans le vagin, il peut, dans certaines conditions, se développer de façon anormalement importante. La candidose se manifeste en particulier par des pertes vaginales inodores et épaisses, qui ont la consistance et la couleur d'un fromage blanc ou de lait caillé. Elles sont accompagnées de démangeaisons vaginales et, parfois, de brûlures au cours des rapports sexuels. La grossesse, le diabète, la prise d'antibiotiques ou de stéroïdes, le port de vêtements trop serrés, la chaleur, le sport, la piscine favorisent les candidoses.  Contrairement aux idées reçues, une mycose n'est pas un signe de mauvaise hygiène locale :  l'utilisation trop fréquente (quotidienne) de douche vaginale ou l'emploi de déodorants vaginaux ou savons acides favorisent leur apparition !

. et de la faune vaginale

La vaginose bactérienne est la plus fréquente des infections vaginales, également sans rapport avec une mauvaise hygiène. Elle a en règle générale pour origine la trop grande prolifération d'un ou plusieurs germes , comme le Gardnerella vaginalis, responsable de la plupart de ces vaginoses. Lorsque ce dernier est en quantité trop importante, il modifie l'équilibre entre les différentes bactéries naturellement présentes dans le vagin. Il agit surtout au détriment des lactobacilles, agents qui, en maintenant une bonne acidité vaginale, évitent la prolifération d'organismes indésirables. Mais, si elles deviennent très abondantes, purulentes, malodorantes ou douloureuses, elles sont généralement le signe d'une infection, sexuellement transmissible ou non.
 

Les symptômes de l'infection sont des pertes vaginales très importantes, de couleur variable, dont l'odeur caractéristique de poisson s'accentue lors des relations sexuelles ou après s'être lavé au savon. Ces pertes s'accompagnent de démangeaisons, de sensations de brûlure, d'une légère rougeur et d'un gonflement du vagin et de la vulve.

Un autre germe appelé Escherichia coli est, quant à lui, responsable de vulvites accompagnées de leucorrhées chez la petite fille. Les oxyures (vers) peuvent également provoquer des pertes vaginales.

N'oublions pas les MST !

La vaginite à trichomonas est une infection qui n'est pas due, contrairement aux autres, à un déséquilibre de la flore ou de la faune vaginale, mais à une transmission sexuelle du parasite par un partenaire contaminé, en général à son insu (les hommes présentent très peu de signes en cas d'infection).

Elle provoque des pertes vaginales jaunâtres ou verdâtres, mousseuses et qui sentent mauvais. Elle entraîne également des démangeaisons et des sensations de brûlures et d'irritation de la vulve et du pourtour du col utérin. Elle peut aussi être à l'origine de douleurs lorsqu'on urine. Le parasite Trichomanas vaginalis peut d'ailleurs passer dans les voies urinaires et déclencher une infection de celles-ci.

Deux autres maladies sexuellement transmissibles - l'infection à chlamydia et la gonorrhée, due au gonocoque - s'accompagnent de pertes vaginales, mais de façon moins systématique.

Plus rarement…

Chez la petite fille, les pertes vaginales sales, malodorantes, striées de sang  doivent faire suspecter la présence d'un corps étranger.

Chez la femme, un tampon oublié peut aussi provoquer des pertes sales puis fétides.

Une consultation simple mais le plus souvent indispensable

Les traitements proposés diffèrent selon les infections dont les origines sont fonction de nombreux facteurs : âge, activité sexuelle, métabolisme des estrogènes… C'est pourquoi votre médecin vous interrogera sur votre état (description des pertes, autres signes associés, durée…) et votre mode de vie (habitudes, type de savon utilisé, douches vaginales, sexualité, etc.).

Il pratiquera ensuite les recherches nécessaires, relativement simples. L'examen clinique de la zone vulvaire et vaginale à l'aide d'un spéculum, l'aspect et l'odeur des pertes orienteront rapidement son diagnostic. Il pourra le confirmer en effectuant un frottis vaginal et en mesurant à l'aide de bandelettes, le degré d'acidité des sécrétions, qui sont moins acides que la normale lors d'une infection bactérienne ou à trichomonas.

Enfin, il fera (ou demandera) peut-être un prélèvement de sécrétions vaginales pour que soit réalisé un examen cyto-parasito-bactériologique à la recherche de l'élément infectieux incriminé.

Les pertes vaginales inhabituelles sont le reflet d'une infection, le plus souvent liée à de mauvaises conditions locales, sans rapport avec l'hygiène mais plutôt avec l'acidité du vagin ou l'irritation de la région. Un examen clinique et un diagnostic précis sont indispensables pour les traiter efficacement, mais aussi pour éviter les récidives, les complications (extension de l'infection aux trompes, douleurs chroniques voire infertilité) ou encore la contamination du partenaire. Votre médecin est là pour vous traiter mais aussi vous conseiller, vous rassurer. N'hésitez pas à consulter !

France Garcia-Ficheux


 


Doctissimo.fr

Vendredi 17 Mai 2013 - 17:54





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