Mercredi 1 Octobre 2014
17:15

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La réhabilitation des monuments historiques de la Médina de Fès

Le Roi Mohammed VI a présidé aujourd’hui une cérémonie de signature de deux conventions relatives à la restauration et la réhabilitation des monuments historiques de la Médina de Fès dont le coût des travaux s’élève à 285,5 MDH.


La réhabilitation des monuments historiques de la Médina de Fès
La précarité de la situation socio-économique des ménages concernés, la sur-densification et surexploitation des bâtisses et leur statut d'occupation (la plupart des occupants sont des locataires), figurent parmi les principales causes de la prolifération de l'habitat menaçant ruine dans la ville de Fès.

L'approche qui a été adoptée à ce sujet repose sur le relogement des ménages occupant les bâtisses menaçant ruine et irrécupérables, la subvention à hauteur de 50 pc pour l'aide à la réhabilitation, en plus de la prise en charge par l'Etat des frais des études et d'encadrement. Elle porte également sur la prise en charge par l'Etat de 100 pc du coût de réhabilitation, selon une procédure légale pour les cas récalcitrants ou en cas d'absence d'interlocuteurs et sur l'intervention d'urgence, pour les cas critiques.

Dans le même sens, l'Agence pour le développement et la réhabilitation de la ville de Fès (ADER) a déployé, depuis sa création il y a vingt ans, de grands efforts pour la préservation de l'identité du tissu ancien de la médina de la capitale spirituelle du Royaume.

L'ADER, qui a vu le jour suite à la classification de la médina de Fès comme patrimoine mondial par l'UNESCO, a réussi à mener une action de sauvegarde génératrice d'un progrès qui prend racine dans la grande fierté que procure le patrimoine revalorisé. Dans le même contexte, le ministère de l'Habitat, de l'urbanisme et de la politique de la ville estime à 144.000 le nombre de constructions menaçant ruine au niveau national, un chiffre qui a poussé l'Etat à consacrer une enveloppe de 1,35 milliards de DH entre 2003 et 2011 pour apporter les solutions nécessaires à ce phénomène à travers des mesures qui ont bénéficié à 87.000 ménages. Parmi les principales mesures entreprises par le ministère de tutelle pour pallier à cette problématique qui touche, selon des statiques officielles, 31 médinas et 740.000 ménages, figure la présentation d'une aide financière aux familles affectées et leur relogement notamment en leur donnant la priorité pour bénéficier des programmes d'habitat social.

Vu le danger qui guette plusieurs ménages en raison de l'habitat menaçant ruine, le Roi Mohammed VI, avait donné Ses Hautes instructions, en juillet 2012, pour la constitution d'une commission pour le recensement exhaustif des habitations menaçant ruine à Casablanca et dans d'autres médinas du Royaume.

Le Souverain avait donné Ses instructions également pour l'identification des dispositions urgentes et nécessaires pour reloger les occupants de ces habitations appelées à être réhabilitées ou détruites. Présidée par le Chef de gouvernement et composée de l'ensemble des acteurs concernés, cette commission a décidé de lancer une opération de recensement précis et exhaustif de l'ensemble des habitations menaçant ruine et de lancer un programme d'urgence pour reloger les occupants de ces habitations et de mobiliser les fonds nécessaires à cette opération.

En tout, les différentes actions entreprises ou programmées pour la réhabilitation des monuments historiques et le traitement du bâti menaçant ruine, aussi bien à Fès et que dans d'autres villes.


Dans une déclaration à la presse, M. Serghini, directeur général de l'Agence de Dédensification et Réhabilitation de Fès (ADER-Fès), a expliqué qu'il sera procédé, aux termes de la 1ère convention, au traitement d'environ 1729 bâtisses (1er degré), avec une contribution de l'Etat au profit des habitants concernés, alors que 1937 bâtisses (2è et 3è degrés) bénéficieront d'un suivi du degrés de leur dangerosité. Une enveloppe de près de 330 millions de dirhams a été mobilisée dans le cadre de cette convention et qui couvre une période de 5 ans à compter de 2013, a-t-il dit. Il a ajouté que la deuxième convention porte sur la restauration de 27 monuments historiques, qui seront intégrés dans les domaines touristique, artisanal, économique et culturel, pour un investissement de l'ordre de 285,5 millions de dirhams. Pour ce qui est de l'action de l'ADER-Fès, M. Serghini a fait savoir que l'agence est la partie en charge de la mise en oeuvre des mesures et du suivi des chantiers jusqu'à leur achèvement et livraison aux institutions concernées.

Nassima Bouaziz

Lundi 4 Mars 2013 - 20:21














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