Mercredi 27 Août 2014
20:02

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AFROBASKET 2013 - Cheikh Sarr, coach des Lions, sur sa tournée aux Etats-Unis : «C’est une période très délicate»

En vue de la préparation de l’Afrobasket masculin que la Côte d’Ivoire accueille en août prochain, le coach des Lions est présentement en tournée aux Etats-Unis. Joint hier, Cheikh Sarr revient sur sa tournée américaine, sans manquer de noter quelques difficultés au niveau des contacts liées au calendrier des joueurs ciblés.


AFROBASKET 2013 - Cheikh Sarr, coach des Lions, sur sa tournée aux Etats-Unis : «C’est une période très délicate»
Comment se passe la tournée que vous effectuez depuis la se­maine dernière aux Etats-Unis dans le cadre de la préparation de l’Afrobasket masculin ? 
Je dois dire que durant le séjour que j’effectue actuellement aux Etats-Unis, j’ai quand même eu beaucoup de séances de travail avec Matar Ndiaye (ancien international), con­seiller du président de la Fédération. Il a été mon support et un soutien de taille parce qu’il connaît beaucoup de joueurs évoluant ici aux Etats-Unis, en plus de son statut d’agent. Tous les contacts qu’on a eus, on les a faits ensemble. Il y a aussi Babacar Sy (agent de joueurs) qui a été d’un grand apport. La cible portait beaucoup sur des collégiens. Mais aussi sur des professionnels qui sont revenus aux Etats-Unis pour se préparer en direction de la Summer League. 
Est-ce que vous avez pu contacter tous les joueurs ciblés ? 
Ce n’est pas encore fini. On continue le travail parce qu’il y a des joueurs qui n’ont pas encore leur calendrier ; même si dans l’ensemble, ils ont tous donné leur accord. Mais comme vous le savez, c’est souvent difficile pour les joueurs d’avoir une maîtrise du calendrier de leur club. Entre la disponibilité et la possibilité de déplacement, il y a tout un travail à faire. Et c’est ce que nous essayons de faire en direction de ces clubs pour avoir une meilleure approche. C’est tout un processus qui prendra un peu de temps, mais que nous allons continuer à mener dans l’optique d’avoir les joueurs ciblés. 
Dans le lot, il y a certainement le cas Gorgui Sy Dieng, champion universitaire et drafté pour la Nba. Comment ça se présente pour lui ? 
Il n’y a pas de cas Gorgui. D’au­tres joueurs sont dans la même situation. Il a commencé un processus, il faudra suivre l’évolution, ensuite on verra ce que cela va donner. Ce qui est constant, c’est que Gorgui a l’envie et a donné son accord pour venir. Maintenant, il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer et dont il n’a pas encore la totale maîtrise. Entre disposer d’un agent, le draft ensuite la Summer League… c’est tout un processus, avant de voir ce qu’il y aura lieu de faire pour qu’il soit avec nous. Je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer. Par contre, on discute tous les jours au téléphone.  
C’est quoi la suite de votre mission ? 
Le travail va se poursuivre avec le président Tandian (Baba) et Ado Sano (directeur technique national). Il y a un programme que nous avons déjà ficelé. Je ne peux rien dire pour l’instant parce qu’on n’a pas encore échangé sur la mission. Ils étaient en France pour les mêmes raisons. On doit normalement se voir très prochainement pour tirer les enseignements de ces deux missions, avant de valider la suite en direction toujours de la préparation. Il y a une possibilité pour que je fasse une autre mission à l’étranger. Mais comme je l’ai dit, il faut d’abord une discussion avec le Dtn. Vous savez, c’est une période très délicate pour les joueurs actuellement. C’est la fin des championnats. Il y en a qui doivent changer de club. C’est un peu complexe. 
Parlons des adversaires des Lions à l’Afrobasket. Le Séné­gal sera logé dans la poule A, avec le pays hôte, la Côte d’Ivoire, l’Egypte et l’Algérie. Quelle lecture en faites-vous ? 
C’est une poule difficile. Quand on joue avec le pays organisateur, ce n’est jamais facile. Il ne faut pas oublier également que c’est la Côte d’Ivoire qui a éliminé deux fois de suite le Sénégal à Madagascar et en Libye. C’est une bête noire. Il faudra prendre ça en compte durant la phase de préparation. Il y a l’E­gypte qui reste une grosse pointure. Elle a gagné cinq fois la coupe d’Afrique. C’est un pays qui a un background du basket. L’Algérie monte en puissance. Elle a déjà calé sa préparation. Ce sont des équipes qu’on respecte beaucoup. 
Peut-on s’attendre à une campagne très relevée ? 
On l’espère ! Il y a des équipes qui ont changé leur effectif, d’autres ont gardé l’essentiel de leur groupe. L’Angola reste une grosse pointure. Elle a démontré pendant longtemps qu’elle était un pays de basket. Mais la Tunisie, championne d’Afrique en titre, que le Sénégal a battue lors de la dernière édition, a fini de stabiliser son groupe et son jeu. Elle sera difficile à battre. Le staff est resté le même. Ils ont des joueurs professionnels. C’est une équipe rôdée qui a joué le championnat du monde, les Jeux Olympiques. Il y a aussi le Nigeria qui a fait une grosse percée depuis quelque temps, sans oublier le Cap-Vert, le Cameroun et le Sénégal. 
Qu’est-ce qu’il faudra au Sénégal pour atteindre ses objectifs ? 
Je ne veux pas faire d’analyse anticipée. Mais le Sénégal a le potentiel. Il faudra mettre en place une machine qui va nous permettre d’atteindre nos objectifs. Si on arrive à rester dans le processus de la gagne, on pourra y arriver. Je crois que la Fédération est en train de mettre les jalons. Si on continue en ce sens, ce sera la force du Sénégal et cela pourrait nous valoir quelque chose. On reste dans notre costume d’outsider. 
Source Lequotidien.sn



Claude Coly

Mercredi 24 Avril 2013 - 12:10













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